‹ André Marvell poète, puritain, patriote 1621-1678Chapitre 58 sur 88 · A. ŒUVRES DONT L'ATTRIBUTION A MARVELL EST BIEN ÉTABLIE · texte numérisé non relu

A. ŒUVRES DONT L'ATTRIBUTION A MARVELL EST BIEN ÉTABLIE

Nous prenons successivement chacune des controverses auxquelles a été mêlé Marvell et nous donnons dans l’ordre chronologique (mais en groupant les éditions de chaque ouvrage) tous les pamphlets publiés à notre connaissance par tous les combattants. Ceux qui ne sont pas de Marveli se distinguent au premier coup d'œil par un astérisque devant le numéro d’ordre. $

(a) Controverse avec Parker.

*(34) À discourse of Ecclesiastical politie : etc. Printed for John Martyn at the Bell without Temple Bar 1670.

Wood &onne la date de 1669. Owen (voir infra, n° 35) dans sa réponse renvoie à un exemplaire dont la pagination n’est pas celle de l’exemplaire du Musée britannique, in-8°, pp. XLVI+ 326, dont nous nous somnres servi. — Œuvre de Parker (voir chap. ‘VIII, supra).

*(35) Truth and innocence vindicated in a survey of a discourse concerning Ecclesiastical Polity; and the Authority of the civil Magistrate over the consciences of subjects in matters of Religion. London. Print-

ed 1660.

In-8°, pp. 410. — Sans doute faut-il interpréter la date ainsi : 1669/70. — Œuvre de John Owen (voir le n° suivant et le chap. VII, supra).

*(36) À letter to a friend concerning, some of Dr. Owen’s Principles and practices. With a Postscript to the author of the late Ecclesiastical Polity, and an independent catechism. London. 1670.

L’exemplaire du Musée britannique porte cette indication manuscrite : « By George Vernon » (1637-1720. — Voir sa vie &ans le D.N.B.). — Ce pamphlet [pp. 78] est l’œuvre d’un ami de Parker, qui relève des contradictions dans la carrière d'Owen.

*(37) À defence and continuation of the Ecclesiastical Politie : By way of letter to a friend in London. Together with a letter from the author of the Friendly debate. — London Printed by A. Clark for J. Martyn at the Bell in St. Paul’s Church-yard, and without Temple-Bar. MDCLXXI.

Pp. x111+ 750. In-8°. — Œuvre de Parker (voir chap. VII, supra).

*(38) À discourse concerning Evangelical love, Church-peace and unity with the occasions and reasons of present differences about things sacred and religious. — Written in the vindication of the principles and practice of some ministers and others London Printed 1672.

Pp. 258. In-8°. — Sans nom d’éditeur ni d’imprimeur, non plus que d'auteur. — Une note manuscrite sur la page &e titre de l’exemplaire du Musée britannique dit « Written by Dr. Owen presentiy after Parker’s reply to Owen’s survey of Ecclesiastical Policy written by S. Parker which Dr. Owen rejoyned not to as scurrilous ».

*(39) Bishop Bramhall's Vindication of himself and the Episcopal Clergy From the Presbyterian Charge of Popery, as it is managed by Mr. Baxter in his treatise of the Grotian religion. — Together with a preface shewing what grounds there are of fears and jealousies of Popery. — London printed by A. C. for James Collins, at the Kings Arms in Ludgate-street 1672.

La préface, qui seule est de Parker, s'étend sur 94 pages non numérotées.

*(40) The Authority of the Magistrate, about religion, discussed in a Rebuke to the Prefacer of a late Book of Bishop Bramhalls. Being a confutation etc. and also For vindication of the grateful Receivers of His Majesties late gracious declaration, against ms and others aspersions — By J. H[umphrey] — London, Printed for the Author 1672.

Pp. 135. In-8°. — Sur Humphrey (1621-1719) voir Wood, Athenæe, IV, 743, et le D. N.B.

(42) The Rehearsal Transpros'd : Or, Animadversions Upon a late Book, Intituled, À Preface Shewing What Grounds there are of Fears and Jealousies of Popery. London, Printed by A. B. for the Assigns of John Calvin and Theodore Beza, at the sign of the Kings Indulgence, on the South-side of the Lake-Leman. 1672.

P. 326. — In-8°. — La publication eut lieu en automne; voir la seconde partie (Grosart, III, 244) : « a new disease, which spred much through the nation about last autumn.… he was sick of the Rehearsal Transpros’d ».

Monsieur Margoliouth possède un exemplaire qui ne donne aucune indication, même fantaisiste, sur l’imprimeur et le libraire, et porte seulement la mention « London Printed in the year, 1672 ». Pour le reste cet exemplaire est identique à celui que nous avons décrit; il n’y a donc pas lieu de voir ici deux éditions distinctes. — L'exemplaire de la Bodléienne C. 118. Linc. contient cette page de titre abrégée collée sur la page de titre ordinaire. Mais d'autre part un des exemplaires appartenant à M. Margoliouth à la page de titre complète collée sur une souche qui est probablement le reste de la page de titre primitive. Aussi M. Margoliouth croit-1l que Marvell n’a imaginé la rubrique fantaisiste qu'après coup.

(43) The Rehearsal Transpros’ d [même titre que le n° 42 sauf l’insertion après « Popery » des mots : « The second Edition, corrected »]

Pp. 181. — In-12. — Voir le n° 44.

(44) The Rehearsal Transpros'd [même titre que le n° 42 jusqu'à

« Popery »]. The second Impression, with Additions and Amendments. London, Printed by J. D. for the Assigns [comme dans le n° 42

jusqu'à < Lake-Leman »]; and Sould by N. Ponder in Chancery Lane, 1672.

Pp. 326. — In-8°. — Les errata de la première impression sont incorporés dans le texte; un blanc au bas de la page 322 est comblé, ce qui entraîne des changements typographiques dans les quatre dernières pages. Pour le reste il est difficile de voir en quoi consistent les corrections et surtout les additions. Monsieur Margoliouth nous communique le résultat d’une collation rapide des &@eux impressions d’après les exemplaires de la Bodléienne (celui de la seconde impression, Ashm. 1591, a appartenu à Aubrey) : les quelques changements consistent surtout en ïtaliques ou en remaniements des paragraphes; — il y a des changements et omissions aux pages 204 et 244; — au bas de la page 220 not est substitué à never.

Au verso de la page &e titre le libraire-éditeur Nfathaniell Plonder] met le lecteur en garde contre & a Counterfeit Impression in 12° under the Title and pretence of the 24 Edition corrected » (n° 43). — Voir au chapitre VII l'histoire de ces diverses éditions et des &émêlés de Ponder avec la censure.

Monsieur Margoliouth possède un exemplaire de la « seconde impression » qui porte sur la page de titre la signature de « Robt. Nettieton ». D’après l'écriture il s'agirait plutôt du neveu par alliance de Marvell (mari de Lydia Blayces, fille de la sœur aînée du poète) que de son petit-neveu dont nous avons parlé au chapitre VIII.

*(45) Rosemary & Bayes : or, animadversions upon a treatise Called, The Rehearsall Trans-prosed. In a letter to a Friend in the countrey. Seneca in sap. non cad. Ut quisque contemptissimus est, et maxime ludibrio, ita solutissimae linguae est. London, Printed for Jonathan Eduin, at the Three roses in Ludgate-street, 1672.

Pp. 22. In-4°. — La première en date des réponses à la Répétition transprosée selon Marvell (Grosart, III, 276) que nous avons suivi pour l’ordre des n° 45-50.

L'exemplaire de la Bodléienne, nous dit M. Margoliouth, porte cette mention manuscrite : & Mr. Henery Stubbe Physician, formerly of Christ Church, writt this, *- for neither but indeed against both Rosemary and Bayes too ».

Sur Henri Stubbs, Stubbes ou Stubbe (1632-76) consulter le D. N. B.

Cf. la lettre de Marvell à Guillaume Popple du 17 juillet 1676, in fine « D' Stubbs physician atheist found dead I meane drowned betwixt Bath and Bristol. 23 guinnies and 3 broad pieces in his pockett suppost drunk. es magne Deus July 17.76 ». Ce passage est peut-être le plus déplaisant de toute la correspondance de Marvell, celui qui montre en lui le puritain sous le jour le moins: favorable : l’intervention de Stubbs dans la controverse entre Marvell et Parker expliquerait cette pieuse acrimonie, mais ne la justifierait guère, car Romarin et Laurier est le inoins violent de tous les pamphlets qui répondirent à la Répétition Transprosée. — Il est caractéristique de Marvell que cette explosion de haine suive sans transition l'expression fort noble de son respect admiratif pour un certain Jinks, sorte de Hampden au petit pied : «& M’ Jinks will not petition y° king might soe come out but keeps his prison as his fort and molests all judicatures wth requireing habeas corpus and offring baile, yet in vaine and perhaps may be prisoner till michaelmas terme, noe matter he is a single brave fellow ». Ce Jinks ressemble plus au Marvell de la légende que le vrai Marvell lui-même, <

*(46) À common-place-book out of the Rehearsal Transpros’d, digested under these several heads : vis. his Logick, Chronology, Wit, Geography, Anatomy, History, Loyalty, with useful notes 1673.

Sans date. Pp. 56. In-8°. — Nous n'avons pas trouvé ce pamphlet au Musée britannique, mais nous avons pu le lire à la Bodléienne. — Il est signalé dans le Term Catalogue du 7 février 1672/3.

*(47) The transproser rehearsed or the fifth act of Mr. Bayes’s play. Being a postscript to the Animadversions on the preface to Bishop Bramhalls vindication, etc. Shewing what grounds there are of fears and jealousies of Popery. — Oxford, Printed for the Assignes of Hugo Grotius, and Jacob Van Harmine, on the North-side of the Lake Lemane. 1073. ,

Pp. 149. In-8°. — Œuvre de Richard Leigh, sur qui consulter le D.N.B. — Signalé dans le Term Catalogue du 6 mai 1673.

*(48) S’too him Bayes : or some observations upon the Humour of

An es

writing Rehearsals Transpros'd. — ‘& Hanc veniam petimusque damusque vicissim. — Oxon : Printed in the Year 1673. Pp. 132. — In-8°. — Ce pamphlet répond à la deuxième impression de la Répéti-

‘ on transprosée (n° 44 supra). L'auteur écrit après la publication des n° 46 et 47

(voir p. 04 : « There are two books (whilst I am now writing) come out against you... »). — Dans sa lettre à Harley du 3 mai 1673, Marvell dit qu’en rentrant à Lon&res il trouve ce pamphlet nouvellement paru et l’attribue à « un certain Hodges ». Il ajoute : « But it is like the rest onely somthing more triviall ».

John Munro, Shakespeare allusion book, Il, 187, attribue ce pamphlet à Dryden. On peut hardiment affirmer qu’il a été trompé par le mot Bayes et que Dryden n’est pour rien dans cette plate diatribe (où son nom est cité, p. 121).

*(49) À reproof to the Rehearsal Transprosed, in a Discourse to its Authour. — By the Authour of the Ecclesiastical Politie [Armes de la Grande-Bretagne avec les devises « Honi soit qui mal y pense » et « Dieu et mon droit »] Printed for James Collins at the Kings Arms in Ludgate street. — London. 1673.

Pp. vI + 528. — In-8°. — Dans sa lettre à Harley du 3 mai 1673 Marvell dit : € D' Parker will be out the next weeke, I have seen of it already 330 pages and it will be much more. I perceive by what I have read that it is the rudest book etc. ». Sans doute Marvell devait-il cette communication à l’imprimeur ou plutôt à l’un de ses ouvriers, non à l’auteur.

*(50) Gregory, Father-Greybeard, with his visard off: or News from the Cabal in some Reflexions upon a late Pamphlet Entituled, the Rehearsal transpros d (after the fashion that now obtains) in a Letter to our old Friend, R. L. from Edm. Hickeringill — London, Printed by Robin Hood at the Sign of the He-cow I. O. if it be not a Bull, on the South-west and by West end of Lake Lemane, and sold by Nath.

Brooke at the Angel in Cornhil. 1673.

Pp. 332. — In-8°. — Sur Edmond Hickeringill, voir le D.N.B. — Le destinataire

supposé est Roger L’'Estrange. — Dans sa lettre à Harley du 3 mai Marvell dit « Gregory Gray-beard is not yet out ».. — Signalé dans le Term Catalogue du 16 juin 1673.

*(5obis) À Love Letter to the Author of the Rehersall Transposed [sic] Superscribed Thes To hs ever drolling Frind The Merry Gentleman that Pened The Non Pariello for a Treatise Called the Transprosed Rehersall at his Dwelling in Hull — Humbly present Post paid wth very good content To be left for his reception At the ‘house

of Correction.

Ce poème inédit se trouve dans un manuscrit du XVII* siècle (transcrit par une femme) :qui appartient à Monsieur Margoliouth. Celui-ci a très aimablement copié pour nous À Love Letter. qui compte 370 octosyllabes à la manière de Hudibras. Vu sa grossièreté et son manque de valeur littéraire nous nous abstenons de reproduire ici cette satire in-extenso, mais, comme elle est pleine de renseignements (d’ailleurs fort suspects) sur Marvell, en voici une analyse détaillée :

Salutations. L'auteur de la lettre reconnaît pleinement que Marvell (qu’il ne nomme pas tüne seule fois) a rossé Bayes (v. 1-v). Digression sur le goût immodéré des Anglais pour les modes françaises à propos des mots français employés par Marvell (v. 10-20. — Cf. chap. VII, supra). La popularité de la Répétition Transprosée parmi les dissidents (v. 21-40). Autres opinions : le clergé, les commerçants, la jeunesse dorée [Hectors1, les médecins, —

Phisitians Love you, you oblige um

Strongly wth being of their Religion, ce qui est probablement une facon d’insinuer que Marvell n’a aucune religion (voir Religio medici de Browne, ad initium et la remarque de Marvell sur Stubbs, n° 45 supra) — les poètes (v. 41-55). Les «lauréats », d’abord irrités contre Marvell qui leur a dérobé leurs accessoires, sont bientôt désarmés par son esprit et veulent lui témoigner leut admiration (v. 56-71). Ils députent l’auteur de la lettre (v. 72-09). Ici sans aucune transition celui-ci relate une conversation dans un café avec un homme « Exceeding

ffat and very dirty » qui a fait un éloge dithyrambique de Ja Répétition Transprosée (v. 80-97), puis une autre conversation pendant un bal masqué avec « an odd conceited Blade »

Wee fell to talking of your book

And how Prodigiously it took

Hee whispered softly he did guess it

Twas writt by some malignant Jesuite (v. 98-115). Puis l’auteur de la lettre, parlant en son nom personnel, déplore que les gens d'esprit en général, et Marvell en particulier, soient si infatués d'eux-mêmes que la tête leur en tourne; il accuse Marvell d’avoir estropié et le latin et l'anglais et de s'être abaissé « To lamentable Puns and squibles » (v. 116-144). Puis brusquement il reproche à Marvell, qui se hérisse comme un dindon, de n’être qu’un chapon et de n’oser se risquer parmi les poules; ce reproche sert à amener une « plaisante histoire » (v. 145-156) : Dans un conventicule un dissident de marque [a gifted brother] fait un discours pour remontrer à ses coreligionnaires qu’ils laissent mourir de faim leur principal défenseur

One thats welle known our Publick frind

Him who so well Maintains our Cause

Gainst Cannons Magistrats and Lawes

Our cruell foe this great Confounder

Hath laid on’s back as flat as flounder.… Marvell est maintenant

Left naked without one ragg on him.

Parmi ses titres à la générosité des dissidents figure, on ne sait trop pourquoi, l’opération pratiquée sur lui par le barbier, c’est-à-dire le chirurgien (v. 157-210). Ce discours produirait le résultat espéré si une des dissidentes n’y répliquait aussitôt dans des termes furieusement hostiles; elle convainc facilement ses sœurs qu’elles seraient folles de donner leur argent à un homme qui ne peut plus rien pour elles (v. 211-254). Après quelques condoléances ironiques l’auteur de la lettre montre à Marvell l’imprudence qu’il a commise en s’attirant la haine d’une femme (v. 255-308) et lui conseille de se suicider plutôt que de survivre à son honneur et à sa virilité (v. 309-356). La conclusion exprime d’ailleurs l'opinion que Marvell n'aura pas le courage de suivre ce conseil.

La date probable de cette satire est 1673, entre les deux parties de la Répétition Transprosée, car nous n’y découvrons aucune ailusion à la seconde. — Nous avons dit (chap. VII, note 66) le peu de crédit qu’il convenait d’accorder aux plaisanteries ordurières des adversaires de Marvell; on peut ajouter que The Last Instructions. (v. 473-4) comparent la répugnance de Clarendon à convoquer le parlement pour repousser l'invasion hollandaise à celle d’un vieux débauché « Consenting, for his Rupture, to be Gelt ». Si pareille mésaventure était arrivée dès lors à Marvell il aurdit sans doute hésité à aborder ce sujet. D’ailleurs À Love Leïter, (v. 243-4) dit que Marvell a été luxurieux et voit une preuve de sa castration dans « his reformed goodness ». L’incident se placerait donc entre 1667 et 1673. Mais, nous le répétons, l'accusation peut avoir été lancée tout à fait au hasard.

*(50{*) À sober inquiry into the nature of moral virtue, 1673.

Nous ne connaissons ce pamphlet que par Mademoiselle Robbins; c’est une réponse composée, semble-t-il, par Robert Ferguson (voir sa vie dans le D. N.B., et le n° 78 infra) à la Reproof de Parker (n° 49 supra): il y est question de Marvell, comme dans un autre pamphlet de Ferguson, paru en 1675, The interest of Reason in Religion.

(51) The Rehearsall Transpros’d : The Second Part. Occasioned by Two Letters : The first Printed, by a nameless Author, Intituled, À Reproof, etc. The Second Letter left for me at a Friends House, Dated Nov. 3. 1673. Subscribed. J. G. and concluding with these words; If thou darest to Print or Publish any Lie or Libel against Doctor Parker, By the Eternal God I will cut thy Throat. Answered by Andrew Marvel. London, Printed for Nathaniel Ponder at the Peacock in Chancery Lane near Fleet-Street, 1673.

Pp. 414. — In-8°.

(51%#) The Rehearsall Transpros’d : The second part. [Même titre que le précédent n°, mais la répartition des mots par lignes est différente, et la date de l'impression est 1674].

Pp. 372. — In-12. — C'est une véritable seconde édition de ce pamphlet. Le Musée

ritannique ni la Bodléienne n’en possèdent d’'exemplaire. Nous décrivons celui de onsieur Margoliouth d’après les indications que celui-ci nous a fournies. — Il € semble pas que cette édition ait jamais été signalée jusqu'ici.

\*(52) An Apology and Advice For some of the Clergy, Who Suffer under False, and Scandalous Reports. Written on the Occasion of the Second Part Of the Rehearsal Transpros’d : In a Letter To a Friend : And by Him Publish d. — London, Printed, for À. E. 1674.

Pp. 12. — In-4°. — Le début feint l'impartialité et reconnaît la victoire de) Marvell dans l'opinion publique : « I shall not tell you at this time who I think hath the better in the argument; this is obvious that Mr. M. hath much the advantage in the Reproaching part. ». Mais la suite insinue que les accusations de Marvell sont calomnieuses, et qu’il a spéculé sur le plaisir qu'éprouvent les laïcs à entendre accuser les ecclésiastiques de mauvaises mœurs et à les voir tourner en ridicule.

*(53) Reverendi admodum in Christo Patris, Samueli Parkeri, Episcopi non ttapridem Oxoniensis, De rebus sw temporis Commentariovum Laibri quatuor. E codice M. S. ipsius Authoris manu castigato, nunc primum in lucem editi. Londini, Typis Jacobi Bettenham. MDCCXX VI.

Parker était mort en 1687/8. — Voir chap. VII, supra.

*(54) Parker's History of his own Time, translated by T. Newkn,

Traduction du précécent.

(b) Controverse avec Turner.

*(55) The Naked Truth. Or, the true state of the Primitive Church. By an Humble Moderator [Zach. 8. 19. Love the Truth and Peace. Gal. 4.16. Am I therefore become your enemy, because I tell you the truth ?] — Printed in the Year, 1675.

Pp. [vi] + 66. -—In-4°. — D'après Marvell (voir infra, n° 64. — Grosart, IV, 19-20) quatre cents exemplaires seulement avaient été imprimés pour la treizième session du Parlement-cavalier (13 avril-o juin 1675). Mais au moment où le livre allait sortir des presses Îa session avait pris fin; et l’auteur qui ne voulait s'adresser qu’au parlement, avait donné l’ordre de le tenir en réserve jusqu'à la session suivante; un imprimeur par esprit de lucre avait réimprimé le livre d’après un exemplaire qui lui était tombé entre les mains, sans l’aveu de l’auteur, — D'après le n° 57 infra il existe trois éditions différentes de ce pamphlet, toutes parues en 1675.

*(56) The Naked Truth. 1680.

In-folio. — Suivi d’une seconde partie, œuvre de Hickeringill selon Wood, Athene, IV, 314, qui dit aussi que The Naked Truth fut traduit en français par les « Hugonets, some liking it, others not ».

La Bodléienne possède en outre une édition in-4° de 1689.

*(57) The Naked Truth. Published anonymously by Herbert Croft, Lord Bishop of Hereford in 1675 -- Reprinted with an introduction by Herbert Hensley Henson Lord Bishop of Hereford in 1919. — London. Chatto and Windus. 1910.

PDO ENI22 In Bibliographie très complète de la controverse. — L'’introduction, qui ne manque pas d'intérêt, s'efforce de prouver que les conseils de

Croft sont redevenus d'actualité.

*(58) Animadversions Upon a Laie Pamphlet Entituled The Naked Truth; Or, the true state of the primitive church. — London. Printed by T. R. and are to be sold by Benj. Tooke at the Ship in St. Pauls Church-yard 1676.

LE 462 == Pp. [vix] +66 [en réalité 64 seulement]. — In-4°, — L’imprimatur, accordé par l'évêque de Londres, est du 23 février 1676. — Ce pamphlet figure dans le Term Catalogue du 5 mai 1676. Prix, broché, un schelling. — L'attribution à Turner (voir

supra chap. VII, et Wood, IV, 546) n’a jamais été contestée.

*(50) Animadversions [même titre que le précédent, à part l'insertion après € church » des mots : « The second edition »].

*(60) Lex Talionis : Or, the Author of Naked Truth stript naked. — [Emblème de l’imprimeur : H. B. et un canon couronné] London, Printed for Henry Brome at the Gun at the West End of St.Pauis. MDCLXXVI.

Pp. [rrl-+42. In-4°. — L'imprimatur accordé par G. Jane, aumônier de l’évêque de Londres, n’est pas daté. — Ce pamphlet figure dans le Term Catalogue du 12 juin 1676. Prix, broché, six deniers — Pour l'attribution de cet ouvrage voir infra, n° 62.

*(61) Une seconde édition du même pamphlet est signalée dans le n° 57 supra. Mais nous ne l'avons pas trouvée au Musée britannique. Elle figure dans le Term Catalogue du 22 novembre 1676.

*(62) À Modest Survey Of the most considerable things in a discourse Lately Published, Entitled Naked Truth. — Written in a Letter to a Friend. Imprimatur, G. Jane. May 26. 1676. — London, Printed for Moses Pitt at the Sign of the Angel in St.Pauls Churchyard. 1676.

Pp. 29. — In-4°. — Ce pamphlet est daté à la fin «& London, May the 23, 1676 »; il figure dans le Term Catalogue du 12 juin. Prix, broché, six deniers — La lettre de Marvell à Harley &u 1° juillet 1676 cite cet ouvrage parmi d’autres parus récemment; la même lettre parle de Mr. Smirke (n° 64 infra) comme s’il avait paru depuis quelque temps déjà. En tout cas À Modest Survey ne fait pas plus allusion à Mr. Smirke que Mr. Smirke à A Modest Survey. Les deux pamphlets sbont pratiquement contemporains.

Wood dans sa vie de Croft attribue à celui-ci The Naked Truth (attribution confirmée par la lettre de Croft à Marvell — voir chap. VII, supra), À Modest Survey à Burnet, Lex Talionis à Gunning (alors évêque d’Ely) ou à Philippe Fell, d’Eton, ou à Guillaume Lloyd, alors doyen de la cathédrale de Bangor. Dans une note il accuse Burnet, qu’il déteste, d’avoir obtenu les confidences &e Gunning alors que celui-ci préparait son pamphlet, puis de l'avoir devancé grâce à la facilité de sa plume. Mais si Mr. Smirke, qui fait mention de Lex Talionis, avait paru avant A Modest Survey, l'accusation &e Wood est pure calomnie. — L'attribution de Lex Talionis à Gunning a pour seul fondement, semble-t-il, le calembour de Marvell sur le nom de cet ecclésiastique et le canon qui orne la page de titre, et l'attribution du même pamphlet à Fell, un autre calembour de Marvell (fell — peau) à la fin de VEssai sur les conciles (Grosart, IV, 159). — Dans sa lettre précitée Croft dit & I cannot yet get a sight of what the Bishop of Ely hath certainly printed but keeps very close to put forth I suppose the next approaching session of parliament when there cannot be time to make a reply for I have just cause to fear the session will be short ». La lettre ést du 15 juillet 1676, et la quatorzième session ne s’ouvrit en réalité que le 15 février 1676/7; il ne semble pas que Gunning ait publié la réponse

&Gont parle Croft. — Quant à Lloyd il nia toujours être l’auteur de Lex Talionis (Wood, IV, 718).

*(63) Une seconde édition du n° 62 est signalée dans le n° 57. Mais nous ne l’avons pas trouvée au Musée britannique. Elle figure dans le Term Catalogue du 22 novembre 1676.

(64) Mr. Smirke : Or, The Divine in Mode : Being Certain Annotations, upon the Animadversions on the Naked Truth. Together with a Short Historical Essay, concerning General Councils, Creeds, and Impositions, in Matters of Religion. — Nuda, sed Magna est Veritas et

braevalebit. — By Andreas Rivetus, Junior, Anagr. Res Nuda Veritas. Ft Printed Anno Domini MDCXXVI.

Pr. [1114 76. — In-4°. — Les 43 premières pages sont remplies par Mr. Smirke,

les pages 44-76 par l’Essai.

ur André Rivet consulter La France protestante, par Eugène et Emile Haag, tome. VIII (1858). Ce théologien, natif de Saint-Maixent, mourut presque octogénaire à Biéda en 1651. En août 1621 il était venu en Angleterre épouser la sœur de Pierre du Moulin et avait été fait agrégé d’un des collèges d'Oxford. Parmi ses nombreux ouvrages, dont beaucoup sont polémiques, nous relevons Le triomphe de la vérité (1610) contre le jésuite Bailius. Mais sans doute la principale raison pour Marvell de prendre le pseudonyme d’Andreas Rivetus junior fut-elle l’anagramme que lui fournissaient ces trois mots. — Les frères Haag se demandent (p. 440) si leur Rivet fut € je père d'André, qui a publié Mr. Smirke, etc. ». Nous pouvons affirmer que non puisque Marvell naquit quelques mois avant la venue en Angleterre du ministre français.

On pourra consulter aussi Auguste Lièvre, Histoire des protestants du Poitou, tome III (1850), pp. 219-32, ouvrage dont notre collègue Pierre Dez, professeur au lycée de Poitiers, prépare une nouvelle édition corrigée,

(64i#) D’après le n° 57 il y a deux éditions de Mr. Smirke parues en 1676 et ne présentant d’autres différences que des vétilles typographiques.

(65) À short historical Essay touching [accolade] general councils — creeds and — impositions — in Matters of Religion. Very seasonable for Allaying the heats of the Church. — Written by that Ingenious and Worthy gentleman Mr. Andrew Marvell, Who died a Member of Parliament. — London. Printed in the year MDCLXXX.

Pp. 38. — In-4°. — Figure dans The Term Catalogue, Hilary 1679-80. Prix, broché, 6 deniers. — Mademoiselle Robbins signale que dans cette édition la dernière phrase est modifiée ainsi : @« Let my Book also (yea, myself if it were needful) be burned by the hand of [l'édition princeps dit : «the animadverter », c’est-à-dire Turner] these Enemies to the Peace and Tranquility of the Religion of Englan& ».

(66) À short historical Essay [même titre que le précédent jusqu’à

« Religion »]. Very Seasonable at this Time. — Written by Andrew Marvel, Esq; London, Printed for R. Baldwin 1687. Pp. 38. — In-4°. — Réimpression page pour page du précédent, à part : 1) la page

de titre; 2) la dernière page qui est composée différemment.

(67) À short Historical Essay touching general Councils, Synods, Creeds, and Impositions in Religion. By Andrew Marvel Esq; London, Printed for E. Mallet near Flect-bridge. 1703.

Pp. 64. — In-4°. — La dernière phrase reproduit le texte de 1676.

(68) An Account of the Growth of Deism in England. With other Tracts of the same Author [William Stephens] To which are added, Sir Robert Howard's History of Religion. Mr. Marvels History of Councils. À discourse of the Rise and Antiquity of Cathedral Worship. Mrs. Abigail, or a Female Skirmish betwixt the Wife of a Country Squire, and the Wife of a Doctor of Divinity. And Mr. Stephens's Sermon before the House of Commons, Jan. 30. 1699 [c’est-à-dire 1700. — Anniversaire de l'exécution de Charles I*]. London. Reprinted in the year MDCCIX.

Pp. virz+488. — In-8°. — Le pamphlet de Marvell occupe Îles pages 339-401. Son titre est conforme à celui du n° 67, qu’il suit pour tout, y compris la fin.

La première édition de An Account of the Growth of Deism avait paru en 1696. La tendance en est whig et low church. Cet ouvrage distingue entre le clergé et le christianisrre, et s'efforce de montrer aux déistes que leurs objections, valables contre celui-là, n’atteignent pas celui-ci. — Quant à The History of Religion (ed. princ. 1694), elle contient un éloge de Tillotson.

(c) Controverse avec L’Estrange.

(60) An Account Of the Growth of Popery, and Arbitrary Government In England. More Particulary, from the Long Prorogation, of November, 1675, Ending the 15th. of February, 1676, hill the Last Mreting of Parliament, the 16th. of July, 1677 [Réglet]| Amsterdam, Printed in the Year 1677.

Pp. 156 [la page 127 porte par erreur le numéro 108]. — In-4°. — L'exempliire du Musée britannique (C 55 d 20) porte les indications manuscrites suivantes (x) après « England », « the 1st plarlt »; (2) après & 1677 », « plerl Andrew Mervill »; (3) au bas de la page de titre, « Seized Feb. 21. 77 : W. Whitwood in the hands of Samlue]l Packer [ou Parkerl, in Cornhill, who afterwards died in the Kings Bench ». |

Les exemplaires de cette édition qui appartiennent au Musée britannique et à M. Margoliouth, ainsi que trois des quatre exemplaires appartenant à la Bodléienne, sont incomplets en ce sens qu’ils ont perdu un appendice intitulé

A List of Several Ships Belonging to English Merchants Taken by French Privateers, since December, One thousand six hundred seventy and three. Also À Brief Account touching What Applications have been made for Redress, at the Council-Board, and with the Committee of Trade. Amsterdam, Printed in the year, 1677.

Cet appendice se trouve à la suite du quatrième exemplaire de la Bodiléienne, G. Pamphl. 1120 (4). Comme ïil est paginé séparément il à été considéré comme un pamphlet distinct et a reçu la cote G. Pamphl. 1120 (5). Collation : Ar (page de titre; verso, page blanche); A2 — L2 (pp. 3-44, texte); les signatures vont de deux pages en deux pages, maïs le pamphlet est in-4°. — La toute récente découverte de cet exemplaire par M. Margoliouth confirme l'hypothèse à laquelle nous étions arrivé antérieurement, à savoir que tous les exemplaire ont dü à l’origine posséder cet appendice. On lit en effet dans le corps de l’ouvrage (pp. 68-90) cette phrase : « For evidence of what is said formerly, the paper at the end of this treatise annexed may serve. » (voir Grosart, IV, 318), phrase qui désigne clairement la Liste des vaisseaux...; celle-ci ne nous était connue jusqu'ici que par le n° 7o infra.

(70) An Account of the Growth of Popery [même titre que le précédent jusqu’à « 1677»] By Andrew Marvel, Esq.; Printed at Amsterdam And Recommended to the Reading of all English Protestants.

Pp. 68. — In folio. — Les pp. 3-54 contiennent le corps de l’ouvrage; les pp. 55-68, la Liste des vaisseaux.

Cette édition a paru après la mort de Marvell, sans quoi elle ne porterait pas son nom (voir le n° 77, infra). Les deux exemplaires que possède le Musée britannique sont pareils l’un à l’autre, mais leur page de titre ciffère par plusieurs détails typographiques et par l’orthographe du nom de l’auteur (un seul / au lieu de deux) de la page de titre de l’exemplaire qu'a reproduit Grosart (IV, 247) et qu'il ne spécifie pas. Il est possible qu’il y ait eu deux impressions in-folio se suivant de peu.

(71) Relation de l'Accroissement de la Papauté et du Gouvernement Absolu en Angleterre, Particulièrement Depuis la longue Prorogation de Novembre 1675 laquelle a fini le 15 Février 1676, jusques à present. Traduit en François de la Copie Angloise. A Hambourgh, chez Pierre Pladt, Libraire, 1680.

Pp. 245. In-12. A Nous n'avons pu “écouvrir cet ouvrage au Musée britannique. L’exemplaire de la bibliothèque de l’université de Cambridge porte cette note manuscrite : & Ex libris Joannis Clerici », c’est-à-dire sans doute Jean Le Clerc, ami et

traducteur de Locke. L’exemplaire de la bibliothèque municipale de Hull est identique à celui &e Cambridge.

Les pages 1-230 sont une traduction très lourde et même incorrecte (page 156, Cthe money bill » est rendu par « la bill de l’argent ») mais, semble-t-il, fidèle du n° 69 supra. Les pp. 231-45 constituent un appendice intitulé : « Procès de M. Harrington à l’occasion de ces troubles ». Dans l'original anglais il est question (Grosart, IV, 333-6) des malheurs de cet Harrington (qu’il ne faut pas confondre avec l’auteur d’Oceana) en mars 1676/7; mais la traduction française pousse le récit beaucoup plus loin; il y est question de la Saint-Michel dernière [1679 ?]1 et d’un procès jugé le 3 décembre [1679 ?]. Qu'il existe un original anglais de cet appendice, ce n’est

(guère douteux (une phrase comme celle-ci : « Mr. Harrington avait engraissé son conseil », suffirait presque à le prouver), mais même si le procès fut iugé en @écemre 1677 au lieu de 1679, rien ne prouve que Marvell soit l’auteur de cet priginal anglais. — Les lettres à la municipalité de Hull datées du 17 mars 1676/7, @u 3 mai

77 et du 7 février 1677/8 font mention de Harrington, Harington ou Harinton. La dernière dit : « Mr. Harinton was this day fin’& in the Kings bench 1000 li. 7 years good behaviour and to recant in Court but brought his writ of Error to the Lords ». Si c'est au jugement de la cour suprème que fait allusion la Relation, il se placerait donc au plus tôt à la fin de 1678. |

:I1 est curieux que le D.N.B., vie de Charles II par A. W. Ward, cite la Relation de lAccroissement de la Papauté sans paraître se douter que c’est une simple traduction du pamphlet de Marvell.

(72) Mr. Andrew Marvell’s Character of Popery January 17. 1688/0. This may be Printed. Rob. Midgley. London, Printed for Richard Baldwin, next the Black Bull, in the Old-Bailey. MDCLXXXIX.

Pp. 8. — In-4°. — Pages 1 et 2 : feuille de titre; pages 3-4 : introduction: pages 4-8, extrait de Marvell commençant : « As we are happy thus in the constitution of our State. » et finissant : « … makes her the more fit for the husband » (Grosart, IV, 250-8). — L'introduction anonyme loue la constitution &e l’église d’Angleterre en des termes qui font songer à Hooker, et appelle Marvell &« a person of no less Piety and Learning then Sharpness of Wit and Soundness of Judgment ».

(73) An Account of the Growth of popery… By Andrew Marvel, Esq; First printed in the year 1677 [comprend la liste des vaisseaux pris par les Français].

Occupe les pp. 69 [en réalité 721 - 136 de : b .

State tracts : Being a Collection of several Treatises Relating to the Government. Privately Printed in the Reign of Charles II, London : Printed in the year, 1680.

(74) Le même recueil fut réimprimé en 1693 sans autre changement dans le titre que la date.

*(75) À letter from Amsterdam, to a Friend in England. — London; Printed for G. H. 1678.

Pp. 6. — Daté du 18 avril 1678 [vieux style]. — Réimprimé dans Somers’s tracts, édition Walter Scott. — Voir pour le caractère de ce pamphlet le chapitre V, supra, n. 247.

*(76) An Account of the Growth of Knavery, under The Pretended Fears of Arbitrary Government and Popery. With a Parallel betwixt the Reformers of 1677, and those of 1641, in their Methods, and Designs. — In a letter to a Friend. — London, Printed by H. H. for Henry Brome, at the Gun in St.Paul’s Church-yard, 1678.

Pp. 72. — In-4°. — Œuvre de L’Estrange. — Figure dans The Term Catalogues, à la date du 14 mai 1678. Prix, broché, un schelling. — Les pages 65-72 sont un long extrait de Marvell (Grosart, IV, 250-7 : « Popery is such a thing as cannot... upon the Pope’s pleasure. ») tendant à prouver que celui-ci a ménagé Péglise catholique en feignant de la combattre; il est Gifficile aujourd’hui de saisis la valeur démonstrative de la citation. |

On peut noter que L’Estrange expose beaucoup plus nettement que ses adversaires (mais pour la repousser) la théorie de la responsabilité des ministres devant le parlement. Il dit (p. 21) : « At first dash all the King's officers are but tenants at will of the faction ».

*(77) The Parallel or, an An [sic] Account of the Growth of Knavery, under the Pretext of Arbitrary Government and Popery. With Some Observations upon a Pamphlet entitled, An Account of the Growth of Popery, etc. — London, Printed for Henry Brome at the Gun in S.Pauls Churchyard, 1670.

Pp. [ivl+12. — In-folio. — Figure dans The Term Catalogues à la date de novembre 1670. Prix, broché, 6 deniers. -— Les pages [i-1v] contiennent un avis au

lecteur expliquant les raisons pour lesquelles L’Estrange réimprime sa réponse à Marvell; c'est pour répondre à la seconde édition de The Growth of Popery (n° 70 supra) : « the other side having reviv'd the occasion of it since the death of Andrew Marvell, by a Posthumous Impression with his name at length to it »; L’Estrange explique à sa manière la popularité du pamphlet de Marvell. — Les pages 1-12 contiennent le texte du n° 76 supra, mais seulement jusqu’à la page 64, omettant la longue citation finale.

*(78) The second Part of the Growth of Popery and arbitrary Government : beginning where the Former left, viz : From the year 1677, unto the year 1682. — By Philo-Veritas. — Cologne, Printed for Philliotus, in the year 1682.

Cet ouvrage est paginé de 156 à 332 pour donner l'impression qu'il continue le n° 69 supra. — In-4°. — L'auteur probable est Robert Ferguson (cf. n° soter, supra). Une « troisième partie » parut à Londres en 1683.

(d) Controverse avec Danson.

*(70) The reconcilableness of God’s Prescience of the sins of men with the Wisdom and Sincerity of his Counsels, Exhortations, and whatsoever Means He uses to prevent them. — In a letter to the Honourable Robert Boyle Esq; — To which is added a Post-script in Defence of the said Letter. — By John Howe, M. A. Sometime Fellow of Magdalen college, Oxon. — London: Printed for Brabazon Aylmer, at the Three Pigeons, over against the Royal Exhange in Cornhill. 1677.

Pp. [rvl+166. — In-8°. — TL’imprimatur est du 19 avril 1677. Le Post-script a une page de titre et un imprimatur particuliers, celui-ci daté du 3 août 1677, et une pagination spéciale; il couvre 52 pages.

I1 semble qu’il y ait eu une première édition jui ne comportait pas de Post-script, mais le Musée britannique ne la possède pas. Le Post-script déclare expressément (pp. 10-11) qu’il est écrit pour répondre à deux critiques de The Reconcilableness.….,

l’une imprinée (voir le n° 8o), l’autre encore manuscrite (voir le n° 81). — Le ton du Post-script, combatif, âpre et peu chrétien, diffère fort de celui de The Reconcilableness…, calme et mesuré. — C’est sans doute la première édition que signale The

Term Catalogue du 28 mai 1677.

*(8o) The Court of the Gentiles, by Theophilus Gale. Part IV. London. 1677.

Contient (pp. 522-3) une riposte à Howe.

*(81) De Causa Dei : or, a vindication Of the Common Doctrine of Protestant Divines Concerning Predetermination : (i. e. The Interest of God, as the first Cause, in all the Actions, as such, of all Rational Creatures :) From the invidious Consequences æith which it is burdened by Mr. John Howe, In a late Letter and Postscript, of God’s prescience. — By T. D. — London, Printed for Tho. Cockerill, at the Three Legs in the Poultry, over against the Stocks-Market, 1678.

Pp. xvi—123. — In-8°. — Pas @imprimatur; ne figure pas dans The Term Catalogues. — La préface est datée du 31 octobre 1677. — Œuvre de Thomas Danson ; voir chap. VII, supra.

*(82) À Letter to a Friend, touching God’s prescience about sinful actions; in answer to a letter entitled the Reconcilableness of God’s Prescience etc. and to a Postscript of that letter. London 1678.

In-8°. — Nous n'avons pu trouver ce pamphlet au Musée britannique, mais Marvell en parle dans ses Remarks (voir infra n° 83, et Grosart, VI, 240-1). Wood, IV, xt, l’attribue à Jean Troughton, dissident modéré (le catalogue du Musée britannique semble confondre deux Troughton, le père et le fils, — voir le D.N. B.).

: (83) Remarks Upon a Late Disingenuous Discourse, Writ by one T.. D. Under the pretence De Causa Dei, And of Answering Mr. John Howe’s Letter and Postscript Of God’s Prescience, & c. Affirming, as the Protestant Doctrine, That God doth by Efficacious Influence universally move and Determine Men to all their Actions, even to those that are most Wicked. [Réglet] By a Protestant. [Réglet| London, Printed and are to be sold by Christopher Hussey, at the Flower-de-luce in Little-Brittain. 1678.

Pp. 156. — In-8°. — Figure dans The Term Catalogue du 14 mai 1678. Prix, relié, un schelling six deniers. — L’imprimatur est daté du 17 avril 1678.

(84) Theological tracts. Selected and original. Edited by John Brown D. D. — Vol. III, Edinburah and London, 1854.

Les Remarks occupent les pages 75-138. Une courte préface célèbre en Marvell « the friend of Milton, an incorruptible patriot, in most venal times. » et mentionne & the poems attributed to him, some of which are of high merit ».

(e) Lettres.

Pour les manuscrits voir le chapitre :V et Margoliouth, II, 333, 343, 348.

(85) MaARGoOLIOUTH : The Poems and Letters. [voir supra, n° 14]. Le volume II (pp. vir+373) contient les lettres.

B. Œuvres DONT L'ATTRIBUTION A MARVELL EST DOUTEUSE OÙ CONTROUVÉE.

(a) Imprimées.

(86) Parliamenti Angliae Declaratio : in qua res nuperum gestae, et decretum de statu Angliae regio in liberam rempublicam vertendo, asseruntur. Londini : apud Franciscum Tytomum. Mensis Mart. 22°. Anno

Attribué à Marvell par Thompson, III, 525, sans indication de source et contre toute vraisemblance. — Thompson interpole le nom de Marvell dans le titre.

(87) The History Of the Twelve Caesars, Emperors of Rome. — Written in Latine by Caïus Suetonius Tranquillus. Newly translated into English, and Illustrated with all their Heads in Copper Plates. London, Printed for John Starkey, at the Mitre in Fleetstreet, near Temple-Bar. 1072:

Ppxxvi-2500 —"Un exemplaire de cet ouvrage qui se trouve à la Bodléienne (Art. 8° J 43) porte une annotation manuscrite du XVII® siècle l’attribuant à Marvell. — L'origine de cette attribution se trouve peut-être dans le fait que la seconde partie de la Répétition transprosée cite Suétone à maintes reprises. Nous avons comparé les pp. 234-5, 243-7, 260, 265 de la traduction de 1672 (Vie de Caligula) avec les pages 188-170 @u pamphlet de Marvell (Grosart, Ill, 344-52); les deux versions ne sont ni identiques ni très différentes; d’autre part Marvell n’emploie pas la traduction de Suétone par Holland, alors qu’il emploie plus loin la traduction de Tite-Live par le même Holland. Dans son ensemble la traduction de 1672 n’a pas un relief particulier: si elle est &e Marvell, elle n’ajoute rien à sa gloire. Dans la vie de Tibère, chap. xxI, & tam lentis sub maxillis » est rendu par © under so slow a pair of grinders ». Dans To his Coy Mistress Marvell avait cxndensé l’expression romaine dans l'adjectif composé « slow-chapt », en accroissant ainsi la force. Cf. chap. IIT, note 171.

Une autre traduction de Suétone parut en 1608; elle reproduit seulement les gravures de l'édition &e 1672, non le texte. Aussi le catalogue du Musée britannique

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