CHAPITRE II
C'fïfmpt.
Voici fort à propos monsieur le commissairtf.
( Molière.)
Ses vétemens étaient en désordre ; une vive agitation était répandue sur tous ses traits. En entrant il regarda autour de lui d'un air inquiet, puis, prenant la main de la Cathalina ^ qu'il serra avec force :
« — Sauve-moi, la mère , sauve-moi! » lui dit-il d'un air suppliant.
« — Qu'avez-vous? — Qu'as-tu?fe s'écrièrent Marie et la Cathalina.
« — Ils sont là... à ma poursuite... Je leur » ai échappé.
» — Qui donc?» demanda la Génoise.
ce — Sauve-moi, oh! sauve-moi.
» — ' Qui te poursuit?
» — Des soldats... un exempt.
» — Un exempt! » dit la Cathalina en pâlissant. « Que viens-tu faire ici, malheureux?
» — Ils me traitent d'espion ! Tu sais, la » mère, si je mérite...
» — Sors d'ici ! » s'écria la vieille , « sors d'ici » à l'instant ! Ne viens pas compromettre une » pauvre femme sans appui.
» — La Cathalina, je t'en conjure...
»— Sors ! te dis-je, » cria la vieille. « Paix!. . w silence !..» reprit-elle à voix basse, «j'en tends « du bruit dans l'escalier... On monte... As-tu )> fermé la porte de la rue ?
» — Non; j'aurais craint d'attirer leur atten- » tion.
» — Je suis perdue ! » dit la vieille eu met-