SCÈNE VIII
ANDROMAQUE, CÉPHISK.
CÉPHISE
Je vous ra\aîs prédit, qu'en dépit de la Grèce, De votre sort encor vous seriez la maîtresse.
Hélas! de quel effet tes discours sont suivis!
U ne me restait plus qu'à condamner mon fils. 980
i, Var, Mais ce n*est plus, madame, un oiïre à dédaigner.
Comme beaucoup de substantifs verbaux, offre (de offrir, qui vient lui-môme du bas latin offerere pour offerre), était masculin à l'origine et le demeura jusqu'au xvii« siècle, où ii devint du féminin. Cependant, Racine le fera encore masculin [Bajaz., lli, 7) :
L'ofTro de icon hymen, reût-ll taoi effrayé T
i. CoiNBiLLE avait dit (Peri/i., III, 1):
C'est â vous d'y penser : tout le choix qu'on vous donne, C'est d'arcopler pour lui la mort ou ïn couronne. Son son esi en vos mains: aimer ou dcdaiguer. Le Vtt faire périr ou le faire régner.
3. Cest le seconrl songez-y de la pièce (voy. v. 367). Il vient, chaque fois, très iiaturelienienl sur les lèvres de Pyrrhus; toutes ses menaces, en ellet, sont conditionnelles. Celui-ci est beaucoup moins effrayant que le premier.
h, « Délivré de ce témoin importun (Phœnix) , quelle joie pour Pyrrhus de laisser échappei de son cœur tous li^s sentiments qui l'agitaient! Et quand les regards d'Andromaque, sûre enfin d'avoir sauvé son fils, se lèvent sur Pyrrhus, quelle ardeur dans cet amant, tout a l'heure si irrité, à défendre cet enfant qui lui devient cher, à se représenter rmlérêt commun qui le rapproche d'Andromaque I Quelle joie aussi, si ie puis ainsi dire, pour le spectateur, qui fouiïraii tout à l'heure de voir Andromaque s'agenouiller vainement devant Hcrmione, et q li jouit du triomphe qu'elle remporte maintenant 1 » §4InT' Varc-Gir4Rdin, ExanXi mf,,p. 189,)