SCÈNE
OKESTi:, HEUMlOiNK, CLÉONE.
0 lue s r K .
Madame, c'en est Tait, et vous êtes servie*: F\yrrhus rend à l'autel son infidèle vi(;.
il est morl->!
OKKSTi:.
Il expire: et nos Grecs irrités iVX) Ont lavé dans son sang ses infidélités.
1. Au sens ô'issue, bonne ou mauvaise. Ainsi Molière (Etourdi, II, 13) :
Jamais, certes, jamiis plus beau commencement N eut en si pi^u do temps \ triste événement.
2. « Si la siluaîion n'était pas si Ira.iqne, le sentiment si passionné, cet hémisLicle scrail plaisant Oreste, qui n'en peut mais, immolé pour Pyrrhus, est une idée de femme ^^n démence. » (Géruzez.) ,
3. Jules Janin z'yl/"» Rachel et la Tragédie^ p 219-222) relève un certain nombre de ressemblances entre le rôle de Phè ;re et celui d'uermione : a On pourrait, dit-il, citer (dans Phnlre) nombre de \ers qui, pour l'exiTcssion poétique, ressemblent à des passages de VAndi omaque. y> La plupart des rapprochements (jii'il éiablit sont empruntés à la scène qu'on vient de lire et à celles où Phèdre iHjt part «le ses seniiments à yF.none. « omme il serait trcjp Ion;,' de les ciier ici, nous nous contentons de les signaler. On en trouvera tout à l'heure un frappant.
4. Dans les é 'itioiis do I6i)8 et de 1873, il y avait dans cette scène deux personnages de plus, Androm.tque et Cléone. ^ous la rétablissons en appendice s jub sa forme primiiive.
Madame, c*en est tait. Partons en diligence, etc. Voir à l'ap; en ico. 1668 et 1G73).
5. Il mourra! H est moi ti Quel abîme entre ces deux mots! Et de cet abîme, que de pensées et de sentiments noiivei»ux sortent pour entrer dans l'âme -iéchiréed'Hermione ! Il mourra! Quand elle parlait ninsi, tout lui ai)parlenait encore, sa colore, sa jalou^ie, sa vengeance, >a douleur qui ^atdait même encore un vague et suprême espoir. H est mort ! Rien n'est plus à elle que son déses loir. Ses sentiments de pitié et de colère, de tendresse et de dépit vont échouer sur rinsurmonlable écueil du passé. » (Saint-Marc-Cirardin, Exam. ciit. d'Androm., p. 203-204.)