Saî\t-M\rc Girardin, Examen critique, p
3. Vi\Q riposte, même terrible, comme Hacinc savait les faire, aurait certainement enchanté Subli^n . i*ar le peu qu'on sait de lui, on de ine une niDuciie du coche littéraire, un assoiflé d'imiiorlance et le « rcclume », un de ces a quatre ou cinq petits iiUleuis infortunés, qui alleiident toujoiirs rp< casion de q-ielque ouvrage qui réussisse, pour l'atta(iuer, dans respciance qu'on se iionnera la peine de leur repondre. »
4. o Quoique les a piaudisse t,ents que j'ai reçus m*aient beaucoup flatté, disait-il à son fils, la moindre critique, quelque mauvaise qu'elle ait (Hé, ip*^ toujours causé plus de chagrin que les louanges ne m'ont fait de plaisir.?
SUR ANDKOMAOL'E
par la Iroupc de Molière, dont on conn lît les griefs contre Racine. 0 1 peut regretter que notre grand comique ait cru devoir, si légitime que fùl son irritation des procédés de son ancien ami, ouvrir a la très médiocre pièce de Subligny les portes de son théâtre. Sansdoute, il était dans le cas de légiiiiiie défensa et rendait coup pour coup à celui qui le blessait dans son afleetion et lui nuisait dans ses intérêt? de chel de troiipe en lui enlevant sa meilleure actrice, mais il eùi été ^ plus digne (.!o sa part de ne pas embrasser contre Racine la querelle d'un Subligny. On alla jusqu'à lui attribuer la F^m.^î.se Qwere/Ze/ a Ceux qui ont le courage de la lire, dit très justement M. F. Mesnard, peuvent juger si c'est ainsi que l'auteur de la Critique de l'Ecole des Fi trinus et de l'Impromptu de Veisailles imaginait et écrivait ces petites pièces où la discussion de questions littéraires et la satire personnelle prenaient la forme de charmantes comédies*. » Subligny s'empressa de protesier ; la Folle Querelle était bien à lui et de lui. Il avoua seulement, avec une modestie rengorgée, « qu'il avoit tàchè de commoiire ce crime de l'air dont M. de Molière s'y seroit pris », ajoutant, avec une fatuité dont nous ne connaissons pas d'exemple plus mer\ei:leux : < Sa manièriî d écrire me plaît si fort, que je voudrois toujours l'imiter, si j'avois \\ travailler pour la scène, et que même si l'envie m'en prend quelque jour, je le prierai hardiment de ses leçons. »
Tel est le plaisir que prend un public de théâtre à toutes les attaques, si peu justes et spirituelles soient-elles, dirigées contre un homme en vue, que la Folle Querelle attira la foule et eut vingt-sept représentations, chiffre considérable pour le temps.
Sept ans après, lorsque Racine avait déjà donné une suite de chefsd'œuvre, un an après Iphigénie (1674), Barbier d'Aucour^, prolîtant de ce que le poète réunissait pour la première fois ses tragédies, reprenait dans une allégorie satirique en vers badins, Apollon vendeur de MUhridate^ les attaques les p us violentes et les [>lu3 injustes dirigées contre les écrits et la personne de Racine^. On y voit que la jalousie n'avait rien abandonné de ses critiques contre Andromaqiie, puisque 1 auteur de ['Apollo7i ne craint pas de résumer le fond de la Fausse Q^itrelle dans ces vers que nous citons à titre de curiosité:
La racine* soiivi-ant une nouvelle voie
Alla sif^naler ses \ ei lus Sur les débris pompeux de la fameuse Tioie,
Et fit un giand sot de Pyrrhus.