Voy. Ch. GiDEL, étude citée, p
y,. De plusieurs côtés à la fois, ce qui prouve l'impatience qu'on avait de con naître son avis : « Trois de mes amis, écrivait Saint-Evremond, m'en ont envoyé trois par la poste, sans considérer l'économie nécessaire dans une république. »
4. On verra ci-après, p. 37, les circonstances de cette mort.
5. Lettre à M. de Lionne, dans les Œuvras de Salnt-Evremond, édit. d'Aïuster- OaiU, 1706, i. Il, p. 286.
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Sairii-Kvreiiioiid est obligé de lovenir sur Audi omaque. Celte lois encore il se dérobe; il ne dit qu'à demi sa pensée et ne motive pas sa conclusion : a Ceux qui m'ont envoyé Andromaque m'ont demandé mon sentiment Comme je vous l'ai dit, elle m'a semblé très belle; mais je crois qu'on peut aller plus loin dans les passions, et qu'il y a encore quelque chose de plus profond dans les sentiments que ce qui s'y trouve; ce qui doit être tendre n'y est que doux, et ce qui doit exciter la pitié n'y donne que la tendresse. Cependant, à tout prendre, Racine doit avoir plus de réputation qu'.iucun autre après Corneille'. » Voilà donc le grand mot lâché et le vrai >entiment de Saint-Evremond! Tout le reste n'csi que prétexte pour amener cette conclusion. l*eut-on aller plus loin qu'Hermione et Oresle dans la j.»lousie et la fureur? Y a-t-il analyse plus profonde, de sentiments plus complexes «jue le rôle d'Andromaque^? La tendresse de celle-ci n'est-elle que douceur, et la pitié inspirée par Oreste a-i-elle rien de commun avec a tendresse? Il est difiicile de se tromper plus complètement diins une appréciation lancée un peu au hasard. Plus lard, en 1677, Saint- Kvremond ne consent pas encore à mettre Racine hors de pair; dans une dissertation « sur les tragédies », dont le seul but est de prouver l'excellence de Corneille, il écrit: « Quelques lou nges que je donne à cet excellent auteur (Corneille), je ne dirai pas que ses pièces soient les seules qui méritent de l'applaudissement sur notre théâtre. Nous avons été touchés de Muriandy de Sophonisbe, d'A/ctonée, de Vences- UiSf de Slilicon^ d' Andromaque y de Britannicus, et de plusieurs à qui je ne prétends rien ôter de leur beauté pour ne les nommer pas. » Kacine doit être bien flatté de se trouver ainsi en la compagnie anonyme de Tristan, Mairet, du Ryer, Rotrou et Thomas Corneille, auteurs