V Impromptu de Versaillei, scène i
3. A la suite d'une querelle, il lui déf'»odit de paraître d'un mois sur la scène; Monlfteury ayant osé enlreindre ceite défense, Cyrano lui cria du parlene de se retirer, et Montfleury, pris de peur, obéit.
A. Gabriel Guéret, le Parnasse réformé, p. 73-75.
f>. L histoire de cette mort est assez incertaine; on en peut voir les détai^# conlradicU^»»'*^- dans Lemazorier, op. cit., t. I, p. 438-429.
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la circoiis lance de ma mort, et que désormais il n\y aura plus de poète q;ui ne veuille avoir Fhonneur de crever un coiiiéilien en sa vie*. » On a contesté l'exactitude de cette version, mais non le fait lui-même de la mort de Tacteur en jouant Oreste.
M'^* des Œillets n'était ni jeune (elle avait quarante-six ans) ni belle, mais elle supp'éait, à force d'art et de talent, à ce qui lui manquait de ce côté. Louis XIV disait, paraît-il, que « pour que le rôle d'Her- Diione fût parfaitement rempli, il eût fallu que M'i» des Œillets jouât IfJS deux premiers actes, et M"^ Ghampmeslé les deux derniers-; » ce qui suppose plus de finesse chez M"» des Œillets, plus de passion chez H"*^ Chnmpmeslé.
Hauteroche « jouait avec beaucoup de succès les grands confidents iragiques^ ». Il avait alors cinquante ans, c'est-à-dire dix aQS de moins que Floridor, le Pyrrhus de la troupe.
On sait très peu de choses sur de Villiers, acteur et auteur qui jouait «les comiques nobles et les troisièmes rôles tragiques*. » Molière se moque, dans l'Impromptu de Versailles % de la manière emphatique dont il faisait le récit de la mort de Polybe, dans VŒdipe de Corneille.
Même pénurie de renseignements sur M*'** Brécourt et Pois>on; le gazetier Loret, aussi prodigue d'éloges que Robinet, disait d'elles :
Poisson et Brécourt confidentes
Font des mieux, ei sent très brillantes.
En 1670 débutait à l'Hôtel de Bourgogne, dans le rôle d'Hermione M"» Ghampmeslé, dont nous venons de parler. Son nom est inséparable de celui de Racine; elle fut son amie, au sens le plus tendre du mot, et c'est par s<^s leçons qu'elle devint une actrice admirable. M"** de Sévigné s'abusait étrangement lorsqu'elle écrivait : « Racine fait des comédies pour la Ghampmeslé; ce n'est pas pour les siècles à venir; si jamais il n'est plus jeune, et qu'il cesse d'être amoureux, cela ne sera plus la même chose*. » Ge qu'on peut croire, c'est que Racine, trouvant chez elle une interprète excellente, prit soin de composer, en rapport avec les qualités de l'actrice, plusieurs rôles qu'elle joua d'original. Louis Racine, injuste pour l'interprète, comme M'"» de Sévigné l'était pour le poète, donne cepensiant sur réduca;ion artistique de Tune par l'autre, des détails intéressants et où il doit y avoir une part de vérité : « La nature ne lui'avoit donné que la beauté, la vo x et la mémoire; du reste, elle avoit si peu d'esprit, qu'il filloit lui faire entendre les vers qu'elle avoil à dire, et lui en donner le ton. Tout le
i. Gabriel GuÉRET, 0/). d(.. ifcîd.
.Lemazupier, oj). cil., t. il, p. 31»»