Vo>. ci-après, p. t82, n
Voy, ci-dessus, p, 17, et ci-après, p. I05r n- û. 3 et i se.- ^^ h
NOTICE HlbTORIUlE
rciinoLir d iieiinioae pour Pjrirhus. L'Oreste de Talma était un amant sombre, rêveiir, méiancolique, genre d'amant fort à la mode au tempji de Byron et aux premiers jours de Lamartine. Cette mélancolie du temps que Talma appliquait à Oreste n'était pas beaucoup plus conforme au Ciira tère de 1 Oreste antique que l'amour que lui prétait Racine. Cepesidint comme Oreste a naturellement de quoi être mélancolique, la sombre et fâtâle tristesse que Talma lui prêtait nous ren* da t rOrrste tel que nous le concevions : le jeu de l'acttiur nous faisait iliusion; ce n'était plus l'amant d Hermione que nous entendions, c'était le fils de Clytemnestre et un des martyrs de la falaiité antique*. » Là femme de Talma qui, avmt da porter son nom, s'était tait applaudir sous le nom de M"* Vanhove, a véritable sirène, dit un contemporain, qui, par sa voix, opérait un enchantement dont était impossible de se défendre », fut, selon le même, « la plus: ouchante Andromaque et la plus parfaite Iphigénie qu'ait jamais possédée le Thcâtre-Fraiîçais ^ ».
A la même époque, Lafon représentait Pyrrhus avec une noblesse un peu emphatique, mais avec beaucoup de chaleur et de sensibilité ; M'^» Rauco irt faisait admirer dais Hermione une fierté haulaine, une énergie parfois poussée jusqu'à la férocité; M"» Duch snois, au contraire, fa sait surtout ressortir le côté touchant du rôle et méritait d'être appelée l'actrice de Racine; M''' Georges y déployait l'ardeur de son talent pa-sionné.
Mais c'es! sùrt mt dans M'^« Rachel que le rôle d'Hermione trouva «on interprète par ex^cellence. On sait l'éclat que la grande artiste jeta pendant près de vingt ans (1838-1855) sur la scène française et sur nos grands chefs-d'cèuvre t agiques. Elle rendit à ceux-ti toute la ferv> ur d admiration et d'enthousiasme qu'ils avaient excitée au jour de leur apparition; elle ramena aux représentations de Corneille et de Racine la foiile dei spectateurs que les querelles du romantisme et la vogue des œuvres nouvelles en avaient éloignée. Andromaque éiàït sa pièce fjvorite et le rôle d'Hermione sa plus belle création. C'est par lui qu'elle se lévélait, à ses débuts, le 9 juillet 1838; c'est avec qu'elle faisait ses adieux au pubiic le 29 juil.et 1855, lorsque, mortèliemeiit atteinte par la maladiè, elle quitta la scène pour n'y plus remonter. C'est aussi le rôle qu'elle avait joué le plus souvent et avec le plus de succès ; à Paris, elle eû donna 95 représentations ^, Tliéo-