Comp. SÉNÈQUE, Troyennes
Ho est pectoris facinus tui, . Nocturne miles, fortis in pueri neœm.
Racine met ici dans la bouche de Pyrrhus ce qu'EuRiPioB (Troyennes, H57lait dire par Hécube, lorsqu'on lui apporte le cadavre d'Astyanax, préci* pilé du haut des murs :
•xi tôvS' , 'A^aiof, icaï^a 5»{cravT8ç tçôvov xçdvôv ÀittçYârraaOt ; jxîj Tçiolav Tt<ni iteffouffotv bçOiôo-stiv ; oO^ev y\t' 86' *ExTopoç p-iv «ÛTuy^oOTvoç tlç 5ôpu
•itôXewç 8* àXoûiTYiç xa.\ <I>puv£3v èœ8e/.0|ji/v<.i» CT^eçoç TOfTOv^' l(itlaa.T* ; oùx alvO cpôoov,
c 0 Achéens, qui mettez votre gloire dans les anues plutôt que dans la sagesse, pourquoi, par crainte d'un enfant, avez-vous commis ce meurtre inouï : Pour qu'il ne relevât pas un jour Troie tombée ? Ce n'était pas à craindre, puisque, malgré la valeur d'Hector et tant d'autres bras, nous sommes tombés sous vos armes. C'est, notre ville prise et les Phrygiens détruits, que vous avez eu peur de ce petit enfant I Je méprise les craintes de celui qui tremble sans écouter la raison. »
3. On remarquera l'absence du < euphonique, lequel est de règle aujourd'hui. Ce tf primitivement, faisait partie intégrante du Verbe; c'était un reste de l'ancienne désinence latine : il prelendt (pr tendit). U se trouve encore, à ce titre, à la troisième personne du singulier de 1 indicatif présent dans toutes les conjugaisons, excepté dans la première, qui avait d'abord : il aimet famat , et après les radicaux terminés par un d, con»me d.ins répondre, parce qu Ici il devenait inutile et difficile à prononcer. Voy. Chassano, Gr. f'r., cours sup„ par. <04, in et 115, ui.
A. L'apposition est une des figures de grammaire dont Racine s'est le plus souvent et le plus heureusement i^m vi pour en tirer des constructions hardies et libres; nous en avons déjH relevé (p. 8Q, n. 4) un exemple remarquable; on peut voir à ce sujet Marty-Laveaux, Jntrod. grammat. au Lexique de Racine, p. cxxj<i et suiv. Ici le terme apposé, au lieu de se rapporter au si^jet de la phrase, se rapporte au complément, il dira de même plus loin (I, 4) :
Captite, toujours triste, importune â moi m^^iiiH,
P<>uva2- ?oini «ouLdilôi qu'Androuiaijud ?oug ?