SÉNÈQUE, Troyennes
An bas ruinas urbis in cinerem datas Hic excitHbit? HcK manus Trojam érigent? Kullas habet spes Troja, si taies hibet. Non sic jiicemus Troes, ut cuiquam metus Pûssimus esse !
Avant Racine, Robert Garnier développait avec assez de bonheur f Troade, II, ^) mérnes vers de S^^nèque. dans les paroles suivantes d'Andiomaque défendant Asiyanax contre Ulysse.
K'ave/ pour que jamais vos enfants II ffîroye, Qu'il r6paro jam lis li< ruines de Troye, Ou il bâtisse un royaume en ces bords désertez, El rassemble en un « orps les iroyens escariez: " N'ayez peur, n ^y^z peur quà vostie mal il croissa, El qu'au rivage grec j unais ii «pparoi-se, Conducteur d'une armée à fin de se venger. Que Mycenes il aille ou Argo^ assiéger.
2. Th. r.AUTiER {Histoire de l'art dramatique, l. III, p. 153) rel(>ve justement ru'iiformité fatigante de cette suite de rimes en er et en é.
3. Réminiscence des beaux vers que Sénequk met dans la bouche d'Aganieninou (Troyennes, 265-26G, 278-284) :
Fateor, aliquando impotens Regno ac supe. bus, Miius memet tuli ...
Sed régi irenist ni quit
Et ira, et -rdecs lio-tis, et Victoria
Commi sa nocti. Quidquid indignum aut feruui,
Cuiqu m videri poluit, h(jc lecit do or,
Tenebr<eque, per qms ipse se irritât furor,
Glodiusque fclix, cujus iniecti setuei
Vçcors h'ù'lo esW
ACtK l, SCÈNE It i)o mes iniiîiiliés le cours est achevé;
L'Epire sauvera ce que Troie a sauvé ^, 220
OUESTE.
S Mgneur, vous savez trop avec quel artifice
Un faux Astyanax fut offert au supplice.
Où le seul fils d'Hector devait être conduit 2;
Ce n'est pas 3 les Troyons, c'est Hector qu'on poursuit.
Oui, les Grecs sur le iils persécutent* le père; 'Mb
lia par trop de sang acheté leur colère^.