Coinp. encore Skneque f Troyctincs
Quidqiiid cversîe polosl Superesse Tro.jaR maneal. Exaclum galls Prenarum et. ultra est.
2. M. Paul Mksnard ( édil. de Hacinc, t. Il, p. ni, n" 2) rî^sume aiiu^J lei ditfrrrnies Iradilions sur lo soii. d Ab^lyyiuix après la prise de Troie : i Ulysse jrla Astyanax en bas des murailles, (s'ervius in jEneide, lib. lll, v. 4S9.) D'aulres disent que ce fut Ménelas qui fit cette exécution, (f em in jEneide, lib. Il, v. A?VT.) D'autres l'attribuent à Pyrrhus tout seul. (Pausanias, lib. X.) Quoi qu'il en Boit, les poètes et les faiseurs de romans ont bien su le ressusciter, ou plutôt le faire échapper de la main des Grecs. » (Dictionnaire de Bayle au moi Astijanax. Les poètes auraient pu répondre qu'ils avaient trouvé le fondement de leurs fables dans les Antiquités lomnines de Denys d Halicarnasse, où il est dit qu'Ascagne ramena à Troie Scamandrius 'qui est le même qu'Astyanax) et les autres Hectorides que Wéoptolèrae avait laissés sortir de crè e. (Livre I, chap, xi.vn. ^ 11 y a aussi dans Strahon, (livre Xllli, à propos de la ville de Scepsis, un passage qui suppose que Scamandrius, fils d'Hector, ne fut pas immolé par les Crées et devint l'ami et le compagnon d'Ascagne. Cependant liacine, dans sa seconde préîace, n'allègue pas ces anciennes autorités, mais se contente de rappeler que l'exemple de la liberté qu'il a prise avait déjà été donné par Ronsard et par nos vieilles chroniques. »
3. Ce est ici considéré comme le sujet du verbe, qui, dès lors, se met au singulier. Aujourd'hui nous suivons une règle d après laquelle, lorsque le verbe est suivi d'un substantif ou pronom à la troisième personne du pluriel, il s accorde avec ce substantif ou pronom, et non plus avec ce. Au xvu" siècle, les deux constructions coexistaient, et les meilleurs écrivains de ce temps semblent avoir une prédilection pour la première; Bossuet en accumule les exemples dans cette phrase: « Ce n'est pas seulement des hommes à combattre, c'est des montagnes inac('essil)les, c'es' des ravins et des précipices d'un cOté, cesl partout ûfes fof'ls élevés... » (Or, [un. de Condè.) Voy. Littué, Dictionnaire f ranimais, article Ce, 2, et Ghassano, Gr. fr., cours sup.» par. 272.
4. D'Olivet ffiem sur Racine, par. voyait un barbarisme dans celte exprès «ion. Elle est, au contraire, aussi française qu originale; elle est surtout on ne peut plus juste et conforme à ret\ môlogie, per^eoui (par rinleraiédiaire tie persecutorem) signifiant poursuivre; dàn s persécuter le phe sur le /ils, il y a une" sorte d'ellipse dont le sens est poursuivre sur le fils les aimes du père,
5. SuBLiONY (Préface de la Folle Querelle) faisait à :e vers cette critique dont Hacine a eu raison de ne tenir aucun compte: « Cet acheté., ne me plaît [as ejt ne vaut nen du tout : attiré seroit ce qu'il faut dire. J'a . oue pourtant qu'acheté a quelque chose de plus nouveau et même de plus brillant qu'attiré; mais cela fait voir que tout ce qui reluit n'est pas or. » Saint-Marc-Girardi^î répond ingé^ nieuspmeni : « Ach(*tc est le mot juste; la haine des Grecs pour Hector est Ic prix du 6dtt^ qu'ils oDt versé sous ses coup?. »
^6 ÂNDËOMAQtTE
Ce n'est que dans le sien qu'elle peut expirer^ Et jusque dans TÉpire il les peut attirer: Prévenez-les,
PYRRHUS
Non, non. J'y consens avec joie!
Qu'ils cherchent dansTÉpire une seconde Troie; 230 Qu'ils confondent leur hnine, et ne distinguent plus Le sang qui les fit vaincre, et celui des vaincus. Aussi bierj ce n'est pas la premi^îre injustice Dont 1 la Grèce d'Achille a payé le service. Hector en profila 2, seigneur; et quelque jour 235 Son fils en pourrait bien profiter à son tour.
ORESTE
Ainsi !a Grèce en vous trouve un enfant rebelle?
PYRRHUS
Et je n'ai donc vaincu que pour dépendre d'elle?
ORESTE
Hermîone, seigneur, arrêtera vos coups :
Ses yeux s'opposeront ^ entre son père et vous. 240
PYRRHUS
Hermione, seigneur, peut m'être toujours chère. Je puis l'aimer, sans être esclave de son père; Et je saurais peut-être accorder quelque jour * l es soins de ma grandeur et ceux de mon amour.
1. Nous mettrions au o«rd*hu! par laquelle^ tournure incommode et pénible, iurlout en vers. Le relal:f était beaucoup plus souple au xvip siècle, et se sutlisaii à lui-même, sans les prépositions dont on Talourdit çius tard. Racine dira de m.éme, cnire beaucoup d'autres exemples de constructions semblables (/ir*tann.. Il, 6) ;
El ce momenl s! cher, M.idame> est consumé A louer l'ennemi cfont je suis opprimé?
H Corneille (Cinna, I, 2) :
Sa tôle est le 8eul prix dont irpeut m'acquérlf. Anusion à l'insulte faite par Agamemnon à Achille, dont il fit enlever la «live Briséis; Achille irrité se relira sous sa lente et s'abstint de combattre ; Jktttoren profila » pour battre les Grecs et insulter leur cam0. C est le sujei •ne de V Iliade.
1. « S'opposer, dit La Rarpe, exif^e impérieusement un régime. » C'est, en eiïet, construction habituelle, mais il se comprend aisément à lui seul, et signitie, ^nformémen'. à son étymologie, s'interposer, sep'acfr comme obstacle. Quoique cc! emploi ne soit pas ordinaire, Voltaire dit comme Racine: « Les périls menareni, les obstacles s'opposent. » (Comment, sur Corneille, ItéracL, I, a--* 4. Var, Et je saurai peut-être accorder en ce jour (1668-76).