SCÈNE III PYRRHUS, PHÉNIX
PHOENIX
Ainsi vous Penvoyez aux pieds de sa maîtresse I
PYRRHUS
On dit qu'il a longtemps brûlé pour la princesse. 230
Mais si ce feu, seigneur, vient à se rallumer, S'il lui rendait son cœur, s'il s'en faisait aimer?
PYRRHUS
Ah ! qu'ils s'aiment, Phœnixl J'y consens : qu'elle parte ; Que, charmés Pun de l'autre 3, ils retournent à Sparte ! Tous nos ports sont ouverts et pour elle et pour lui. 255 Qu'elle m'épargnerait de contrainte et d'ennui * !
PHŒNIX
Seigneur...
PYRRHUS
Une autre fois je t'ouvrirai mon âme:
Andromaque paraît.
\. Hermione était fille de Ménélas; Oresfe était fils d'Agamemnon, frère de Ménélas. Us étaient donc cousins germains.
B. Le peintre de ^/arct/s 5c£cfMs, P. Cuéript, s'est inspiré de cette scène dans ••tableau à Andromaqtie et Pyrrhus (1810), que Ton peut voir au musée du nvrei Ecole française, n« 280). i*our la rendre plus dramatique, il remplace (.oBOix par Andromaque ei Hermione. Oreste, debout, vient d exposer l objet de mission: Pyrrhus, assis sur le trône, étend sa main et son sceptre sur Andro- %que agenouillée et tenant Astyanax dans les bras, au fond, Flermione s'éloigne, ânsportée de colère et de jalousie. On trouve dans cette toile les qualités et les Afauts liabituels à C.uérin; d'une part renienle dramatique et la correction, de I autre l'affecation dans la mise en scène et .ans les attitudes. Lexpressi'-n de la physionomie chez tous les personnages montre bien que le peintre s'est efforcé de t aduire avec exactitude les seniimenis que leur prête Racine.
3. Comme séduits l'un par l'autre, Voy. plus haut, p. 72, n, t,