Réciproquement, l'un l'autre
3. De a ici le sens de par, — Cette construction de de ou du, est très fréquente au xvip siècle, entre un verbé passif ou un par' ici pe pa«îsif ou une construction à sens passif et un substantif ou un pronom personnel fai>ant fonctions de complément passif. Ainsi Malherbr (II, 12) :
Je suis vaii eu (7u^ temps, je cède à ses oulrarf^t, Et RiaNB (Britann., IV, 3)
yuûil toujours encbflîn^ df ma gloire passée**
Non, vous n'espérez plus de nous revoir encor, 335 Sacrés mursi, que n'a pu conserver mon Hector 2| A de moindres faveurs des malheureux prétendent 3, Seigneur; c'est un exil que mes pleurs vous dematident. Souffrez que, loin des Grecs, et même loin de vous, J'aille cacher mon fils, et pleurer mon époux*. 340 Votre amour contre nous allume trop de haine, tletournez, retournez à la fille d'Hélène.
1. Ces murs avaient été, en effet, bâtis par la main d'Apollon et de Neptune exilés du ciel. Horace dit de même (Orf., ni, 19, 4) : « Pugnata bella sacre sub llio». — Racine met, en général, l'adjectif .sacr^ devant le substantif auquel il se rapporte. Ainsi, dans Iphigénie (V, o) :
Furieuse e'ie vole, el, sur PauIo) prochain, Frend le sacré couteau, le plonge dans son sein.
2. Comp. Virgile. Hector lui-même, apparaissant en songe à Enée,lui dit (En,, U. 291-21)2) :
Si Pergama dexira Défend) possent, etiam hac defensa fuissent.
Euripide avait déjà fait exprimer le même sentiment par Hécube ; voy. cidessus, p. 84, n« fi. Un poète grec, imitateur d'Homère et des poètes cycliques, guintus (le Smyrne (iv** siècle ap. J.-G.i, Ta rendu aussi avec beaucoup de déli* catesse, dans son poème de la Suite d'Homère (Tà 'Ojxi^pov, ch. I, v. -lOOHOtt). L'Amazone Fenthésilee, venue au secours de Troie, promet de tuer Achille: Androniaque s'étonne el s'indigne en elle-même de cette jactance d'une jeuuô lîile, qui croit pouvoir du premier coup ce que son Hector n'a pu faire :
«i3 TOI ffOÉvo; l<rT\v oiTapêéï HtiXeCuvi fià^vacO*, àXkà. ao\ wxa «ôvov xol\ Xot^bv èçi^os». AiuyaXérj, x\ jxéjJiTjvaç àvà ççe'vaç; ^ vu toi «y/» ïoT/ixav 0«và toiot( Xoç ya\ (îaCjxovoç AT<ya*
iûl' l$â.[i.ri r^axt^ôi itep lojv.. .
• Ah I pauvre femme, pourquoi, dans ta présomption annoncer de telles choses? car tu n'as pas en toi la force de lutter contre l'intrépi ie fils de Pelée, mais il t'aura bien" vite lancé le meunre et le fléau mortel. Malheureuse, quelle folie B*est emparée de ton cœur! Certes, je vois déjà debout près de toi 1 inévitable Trépas et la Parque : car Hector était bien autrement fort que toi, la lance à la main, et il ne fut pas moins abattu, tout puissant qu'il était... » (Trad . de SiàiNTB-BEUVE, dans son Etudasur Quintus de Smyrne, p. 329).