‹ Andromaque (volume 5)Chapitre 87 sur 160 · DON CARLOS · texte numérisé non relu

DON CARLOS

Il part. C'est quelqu'un de ma snite, HBRNÀM, seul.

Oui, de ta suite, d roil de ta suite, j*ea suis..., etc.

3. Très usité au xvn* siècle comme synonyme de personne, et surtout de personne aimée. Racine dit ainsi (Phèd,, IV, 2) :

El pour tout autre objet ton âme indifTérenteM. De même Cornbille (Poly., Il, 2) :

Adieu, trop vertueux objet et trop charmant. Et MoLiÈRB {Misanthr., Il, 5) :

Et dciDB Vobjet aimé tout lui paraît aimable.

On a même fait un si grand abus de cette acception, qu'elle est tombée en désuétude et serait aujourd hui ridicule.

4. Cet emploi de à, dans le sens de pour, devant un verbe à l'infini tif, est une des constructions les plus caractéristiques de la langue du xvii* siècle. U est fréquent surtout chez Cornbillb, et va peu à peu en diminuant jusqu au xviii* siècle, où VoLTAiRB le traite souvent de barbarisme dans son faimeux Commentaire, liacine l'emplaie encore souvent, et dit, par exemple (Baj., lll, 7) :

Tous deux à me tromper sont-ils d'intelligence ?

De nos Jours, on le rencontre encore de loin en loin. Victor Huoo éciii [Cromwel, V, 3):

Que cette place est bonne à le bien poignarder!

5. On remarquera Veïïei assez désagréable que produit ce troisième mot ea oie, suivant, dans le corps du vers, /oie et proie de la rime précédente.

f. Voy. ci-dessus, p. 71, n.

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