TITUS, PAULIN, SUITE
TITUS
A-T-ON y II de ma part le roi de Comagène? Sait-îl que je l'attends?
PAULIN
J'ai couru chez la reine : * Dans son appartement ce prince avait paru- Il en était sorti, lorsque j'y suis couru.
* J^ai couru chez la reine.
« Je crois que le second acte commence plus mal que le pre- » mier ne finit : J^ai couru chez la reine , comme s'il fallait » courir bien loin pour aller d'un appartement dans un autre ; » y / suis couru y qui est un solécisme; cet // suffit, et que fait » la reine Bérénice ? et le trop aimable princesse ! tout cela est » trop petit , et d'une naïveté qu'il est trop aisé de tourner en » ridicule. Les simples propos d'amour sont des objets de raiï- » lerie quand ils ne sont point relevés par la force de la pas- » sion ou par l'élégance du discours. Aussi ces vers prêtèrent- » ils le flanc à la parodie de la farce nommée Comédie italienne. »
Volt.
liadne , m. ît
238 BÉRÉNICE, De vos ordres , seigneur , j'ai dit qu'on Tavérlisse.
Il suffit. Et que fait la reine Bérénice?
PAULIN
La reine , en ce moment , sensible à vos bontés , Charge le ciel de voeux pour vos prospérités. Elle sortait, seigneur.
TITUS
Trop aimable princesse!
Hélas !
PAULIN
En sa faveur d'où naît celle tristesse ? L'Orient presque entier va fléchir sous sa loi. Vous la plaignez ?
TITUS
Paulin , qu'on vous laisse avec moi.