‹ AndromaqueChapitre 123 sur 176 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

A. ses maîtres toujours trop soigneuse de plaire ^ Des crimes de Néron approuver les horreurs ; Je l'ai vue à genoux consacrer ses fureurs. Je ne prends point pour juge une cour idolâtre , Paulin : je me propose un plus ample théâtre ; * Et, sans prêter l'oreille à la voix des flatteurs, Je veux par votre bouche entendre tous les cœurs. Vous me l'avez promis. Le respect et la crainte Ferment autour de moi le passage à la plainte. Pour mieux voir , cher Paulin , et pour entendre mieux, Je vous ai demandé des oreilles, des yeux; J'ai mis même à ce prix mon amitié secrète : J'ai voulu que des cœurs vous fussiez l'interprète ; Qu'au travers des flatteurs votre sincérité I Fît toujours jusqu'à moi passer la vérité.

Parlez donc. Que faut-il que Bérénice espère? Rome lui sera-t-elle indulgente ou sévère ? Dois-je croire qu'assise au trône des Césars

fmi're tout Viniérêt de îa passion et de la situation de Bérénice : c/est une exagération intolérable. Les cîirétlens n'étaient çss moins açilis chez les Romains , que les juifs : voyez comme on en parle dans Polyeucte , et si cet avilissement a détruit tout Vintérêt. Ici l'animosité toujours aveugle a égaré le jugement de Voltaire , et ce n'est pas! a seule fois.

* Je me propose un plus ample théâtre,

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