VARIAIS TE
« Je me propose un plus noble théâtre. » L. B.
BÉRÉNICE, Une si belle reine offensât ses regards ?
PAULIN
'N^en doutez point, seigneur : soit raison , soit caprice, '
Rome ne l'attend point pour son impératrice.
On sait qu'elle est charmante; et de si belles mains
Semblent vous demander l'empire des humains. *
Elle a même , dit-on , le cœur d'une Romaine ;
Elle a mille vertus : mais , seigneur , elle est reine.
Rome , par une loi qui ne se peut changer ,
I^'admet avec son sang avicun sang étranger,
Et ne reconnaît point les fruits illégitimes
Oui naissent d'un hymen contraire à ses maximes. j
' doutez poinf ^ seigneur i soii raison , soit caprice.,... 1
On lisait d'abord :
' N'en doutez point , seigneur : soit raison ou caprice. »
^ On sait çu ^elle est charmante ; et de si belles mains Semblent vous demander V empire des humains.
« De si belles mains ne paraît pas digne de la trage'die ; mais > il n'y a que ce vers de faible dans cette tirade. « Volt.
Les me'moires du tems parlent d'une allusion personnelle à ces belles mains, et Louis Racine le fait entendre: ce qui ne justifierait pas l'auteur d'avoir fait dire à un romain, que de belles mains semblent demander V empire du monde. Celte galanterie n'est pas plus romaine que tragique , ce qui n'empêche pas que la tournure de ces vers ne soit très-gracieuse : un po("te français aurait pu les placer très-bien drins une idylle à la reiï^' Kwwp d'Autriche.