TITUS, PAULIN
PAULÏÎÎ.
Dans quel dessein vient-elle de sortir , Seigneur? Est-elle enfin disposée à partir?
» être est-elle plus élégante et plus mesurée , que déchirante : » Et que tout Tunivers reconnaisse sans peine » Les pleurs d'un empereur , et les pleurs d'une reine..
» Car enfin , ma princesse , il faut nous séparer.
» Hé bien ! seigneur , hé bien ! qu'en peut-il arriver ? » Vous ne comptez pour rien les pleurs de Bérénice !
5) Je les compte pour rien ! Ah ! ciel! quelle injustice ! ^ » Tout cela me paraît petit; je le dis hardiment, et je suis » en cela seul de l'opinion de Saint-Evremond , qui dit en plu- » sieurs endroits , que lès sentimens , dans nos tragédies ne » sont pas assez profonds ; que le désespoir n'y est qu'une » simple douleur , la fureur un peu de colère. » Volt.
Voltaire, qui voyait le mieux, pouvait être difficile sur le bien ; et j'avoue qu'il y a dans cette scène quelques endroits faibles , quoique je ne mette pas dans ce nombre ce vers qu'il trouve petit :
Vous ne comptez pour rien les pleurs de Bérénice ! vers qui me parait la réponse la plus heureuse et la plus touchante à l'énumération que Titus vient de faire des autorités