ACTE I, SCÈNE lîî. S
Lorsque Néron lui-même annonce ma ruine ; Lorsque de sa présence il semble me bannir ; Quand Burrhus à sa porte ose me retenir ?
BURRHUS
Madame , je vois bien qu'il est tems de me taire , Et que ma liberté commence à vous déplaire. La douleur est injuste ; et toutes les raisons Qui ne la flattent point, aigrissent ses soupçons. Yoici Britannicus. Je lui cède ma place. Je vous laisse écouter et plaindre sa disgrâce , Et peut-être , madame , en accuser les soins De ceux que l'empereur a consultés le moins.