‹ AndromaqueChapitre 25 sur 176 · BRITANNICUS, NARCISSE · texte numérisé non relu

BRITANNICUS, NARCISSE

La croirai-je , Narcisse et dois-je , sur sa foi , * La croirai-je , Narcisse ?....

Le commentateur rappelait ici, dans une longue note, le reproche que quelques critiques ont lait à Racine, d'avoir choisi pour confident de Britannîcus , ce même Narcisse qui fut , selon Tacite , un des principaux auteurs de la mort de Messaline , mère de ce jeune prince. Des raisons solides justifient entièrement Racine. D*abord le poëte est le maître, surtout dans les faits de l'avant-scène , de ne pas se conformer exactement à Phistoire quand il s'agit d^un personnage subalterne , peu connu de la plupart des spectateurs : de plus , Britannîcus était enfant quand on fît pe'rir Messaline , et lorsqu'il fut en âge de raison , il put savoir que la mort de ce monstre de perversité et d'impudicité fut une juste punition applaudie de tout Pempîre , et que Messaline , ayant eu l'incroyable audace de se marier publiquement du vivant de Claude , allait jusqu'à menacer la vie de l'imbécllle époux qu'elle déshonorait. Si Narcisse eut part à sa punition , c'était peut-être la seule bonne action qu'il eût faite , et la mémoire de Claude avait autant de droits sur Britannîcus, que celle de Messaline. Il pouvait même ignorer les ressorts secrets de ces révolutions rapides qui se passaient dans l'intérieur du palais. Agrippine avait écarté tout ce qui avait du crédit sous Claude: il était tout simple que Britannîcus ne repoussât pas les soins d'un affranchi que son

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