ACTE III, SCÈNE VIL
Mais quels pleurs ce regard aurait-il fait couler !
Ah ! dans ce souvenir , inquiète , troublée ,
Je ne me sentais pas assez dissimulée :
De mon front effrayé je craignais la pâleur;
Je trouvais mes regards trop pleins de ma douleur.
Sans cesse il me semblait que Néron en colère
Me venait reprocher trop de soin de vous plaire :
Je craignais mon amour vainement renfermé ;
Enfin , j'aurais voulu n'avoir jamais aimé.
Hélas! pour son bonheur, seigneur, et pour le nôtre,
Il n'est que trop instruit de mon cœur et du vôtre ?
Allez , encore un coup , cachez-vous à ses yeux :
Mon cœur plus à loisir vous éclaircira mieux.
De mille autres secrets j'aurais compte à vous rendre. '
BRI TAN Ni eus.
Ah ! n'en voilà que trop : c'est trop me faire entendre, Madame, mon bonheur, mon crime, vos bontés. Et savez-vous pour moi tout ce que vous quittez ?
{Se jetant aux pieds de Junie, ) Quand pourrai-je à vos pieds expier ce reproche ?
JUNIE
Que faites-vous? Hélas î votre rival s'approche.
^ De mille autres secrets aurais compte à vous rendre.
Cette inversion marotiqiie ne peut entrer dans le dialogue tragique. L. B. ^
* Taurals compte à vous rendre ne peut entrer dans aucune
iJRiTANNICUS,