‹ AndromaqueChapitre 64 sur 176 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

NÉRON, JUNIE, ERITANNICUS,

N ÉUON.

Prince , continuez des transports si charmans. Je conçois vos bontés par ses remercîmens , Madame ; à vos genoux je viens de le surprendre. Mais il aurait aussi quelque grâce à me rendre ; Ce lieu le favorise , et je vous y retiens Pour lui faciliter de si doux ,ent retien s.

BRITAISÎIS ICUS.

Je puis mettre à ses pieds ma douleur ou ma joie Par-tout où sa bonté consent quç je la voie ;

espèce de diction. Açoir à rendre compte est une phrase faite : on ne peut y changer l'ordre des mots , .et faî compte est une construction barbare. C'est le cinquième vers à ôler de cette pièce.

* Je puis mettre à ses pieds ma douleur ou ma joie , etc.

Cette scène est une de celles où l'auteur a fait voir qu'il savait employer , quand il le fallait , le dialogue vif et coupe' , et même dans toute sa perfection. Britannicus, maigre' sa jeunesse et sa disgrâce , parle avec la franchise courageuse et la noble hardiesse (\a\ sied à sa naissance , à son rang , à sa situation , à son caractère. Personne ne croira que Boileau ait pu jamais dire ou penser que Britannicus était trop petit devant Néron : ce ne peut être qu'une des sottises que Monche'nay a très-malà-propos ramassées dans son informe Recueil du Bolœana^

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