ACTE IV, SCÈNE IV
œmulatione vocis quœ illi jucundior. Quel parti Racine a tire de toutes ces traditions historiques qui conduisent à la connaissance des hommes !
Quoiqu*on se doute bien que Ne'ron est de'jà entraîne' quand il sort avec Narcisse, cependant rien n'est encore ni de'cide' ni termine'. Le crime sera-t-il consiommé ? Et comment le serat-il ? Cela suffit re'gulièrement pour soutenir la curiosité' etTin-^ térêt; mais les gens de Tart pressentent aussi qu'il y a peu de matière pour le cinquième acte. Celui-ci est sans contredit un des plus beaux du théâtre français ; il en est peu qui rassemblent trois scènes capitales de cette force et de cette varie'té. Le commentateur convient de la beauté de cet acte ; mais il ajoute que l'auteur a ménagé son sujet dans les trois premiers , pour Vépui" ser dans celui-ci. Il me semble que les trois premiers sont ce qu'ils doivent être , et la supériorité' du quatrième est une suite de la progression naturelle au drame ; et si le cinquième est inférieur , ce n'est pas que le génie de l'auteur se soit épuisé ; c'est que le sujet lui a manqué. Tout-à-l'heure nous en verrons les raisons , et nous pouvons dès ce moment rappeler cette vérité connue de tous les gens de l'art , qu'il n'est pas de règle que le dernier acte soit d'un effet supérieur à celui des précé^ dens, parce que beaucoup de sujets ne le permettent pas.
FIN DU QUATRIÈME ACTEo