SCÈNE PREMIÈRE
BRITA ISÎNICUS.
Ouï, madame, Néron , qui Taurait pu penser!
Dans son appartement m'attend pour m'embrasser.
Il y fait de sa cour inviter la jeunesse :
Il veut que d'un festin la pompe et Fallégressè
Confirment à leurs yeux la foi de nos sermens ,
Et récliauffent l'ardeur de nos embrassemens.
Il éteint cet amour source de tant de liaine ;
Il vous fait de mon sort arbitre souveraine.
Pour moi , quoique banni du rang de mes aïeux ,
Quoique de leur dépouille il se pare à mes yeux,
Depuis qu'à mon amour cessant d'être contraire
Il semble me céder la gloire de vous plaire ,
Mon cœur , je l'avoûrai , lui pardonne en secret ^
Et lui laisse le reste avec moins de regret.
Quoi ! je ne serai plus séparé de vos charmes !
Quoi ! même en ce moment , je puis voir sans alarmes
Ces yeux que n'ont émus ni soupirs ni terreur,
Qui m'ont sacrifié l'empire et l'empereur !
Ab! madame.... Mais quoi! quelle nouvelle crainte
Tient parmi mes transports votre joie on contrainte: