‹ AndromaqueChapitre 86 sur 176 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BRITA ISÎNICUS.

Ouï, madame, Néron , qui Taurait pu penser!

Dans son appartement m'attend pour m'embrasser.

Il y fait de sa cour inviter la jeunesse :

Il veut que d'un festin la pompe et Fallégressè

Confirment à leurs yeux la foi de nos sermens ,

Et récliauffent l'ardeur de nos embrassemens.

Il éteint cet amour source de tant de liaine ;

Il vous fait de mon sort arbitre souveraine.

Pour moi , quoique banni du rang de mes aïeux ,

Quoique de leur dépouille il se pare à mes yeux,

Depuis qu'à mon amour cessant d'être contraire

Il semble me céder la gloire de vous plaire ,

Mon cœur , je l'avoûrai , lui pardonne en secret ^

Et lui laisse le reste avec moins de regret.

Quoi ! je ne serai plus séparé de vos charmes !

Quoi ! même en ce moment , je puis voir sans alarmes

Ces yeux que n'ont émus ni soupirs ni terreur,

Qui m'ont sacrifié l'empire et l'empereur !

Ab! madame.... Mais quoi! quelle nouvelle crainte

Tient parmi mes transports votre joie on contrainte:

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