ACTE V, SCÈNE V
Jugez combien ce coup frappe tous les esprits !
La moitié s'épouvante, et sort avec des cris ;
Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage
Sur les yeux de César composent leur visage.
Cependant sur son lit il demeure penché ;
D'aucun étonnement il ne parait touché :
ce Ce mal dont vous craignez , dit-il , la violence 5
>3 A souvent, sans péril attaqué son enfance, w
Narcisse veut en vain affecter quelque ennui , ^
Et sa perfide joie éclate malgré lui.
Pour moi , dût l'empereur punir ma hardiesse ,
D'une odieuse cour j'ai traversé la presse;
Et j'allais , accablé de cet assassinat ,
Pleurer Britannicus , César, et tout l'état.
AGRIPPIISE.
IjC voici. Yous verrez si c'est moi qui Tinspire. '
* Narcisse veut en vain affecter quelque^ ennui.
Ennui, qui souvent a quelque chose de vague dans Tusage qu'on en fait en vers , est par cette même raison très-bien placé en cet endroit , où il ne dit pre'cise'ment que ce que Tauleur veut dire.
' Le voici. Vous verrez si c^est moi qui V inspire.
Il y avait d'abord :
« Le voici. Vous verrez si je suis sa complice, » Demeurez.
NÉRON, à Junie.
» De vos pleurs , etc. » L. B.
lyB BRITANNICtJS,