NÉRON, AGRIPPINE, BURRHUS, NARCISSE
NÉRON, voyant Agrippine.
Dieux ! ^
AGRIPPINE
Arrêtez, Néron; j'ai deux mots à vous dire.
^ Voici la scène qui précédait celle-ci ; ce fut Boileau qui la fit supprimer : il ne convenait point en effet que Junie revînt sur la scène avec Néron.
NÉRON, à Junie.
« De vos pleurs j'approuve la justice.
5> Mais , madame , évitez ce spectacle odieux ; » Moi-même , en frémissant, j'en détourne les yeux. » îl est mort : tôt ou tard il faut qu'on vous Tavoue. » Ainsi de nos destins la fortune se joue ; » Quand nous nous rapprochons , le ciel nous désunit.
JUNIE
» J'aimais Britannicus ; seigneur , je vous l'ai dit. » Si de quelque pitié ma misère est suivie , » Qu'on me laisse chercher dans le sein d'Octavie » Un entretien conforme à l'état où je suis,
NÉRON
î) Belle Junie , allez ; moi-même je vous suis.
» Je vais , par tous les soins que la tendresse inspire ,
» Vous ;
AGRIPPINE
» Arrêtez , Néron ; j'ai deux mots à vous.dire , etc.
* Dieux !
C'est la vue de sa mère qui lui arrache ce cri : il la connaî