LA PRESSE ET LA LIBRAIRIE
DEPUIS la découverte de l'imprimerie jusqu'en 1815.
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Le rétablissement (Tune direction de l'imprimerie, de la librairie et de la presse m'a fourni l'occasion de rechercher l'origine de cette institution ; d'apprécier en même temps les moyens de surveillance exercés sur l'imprimerie, depuis sa découverte jusqu'à nos jours; de passer en revue les diverses législations qui se sont succédé, en raison de l'influence que cet art merveilleux répandait sur les événements politiques et religieux.
En livrant aujourd'hui à l'impression quelquesunes de ces recherches historiques, je n'ai pas eu la prétention décrire, mais d'exposer plusieurs faits dans leur simplicité.
J'ai divisé mon travail en deux époques : l'une qui commence en 1437, jusqu'à 1815; elle comprend la monarchie, la république et l'empire. L'autre, de 1815 à 1851 , embrassera la monarchie constitutionnelle, le régime parlementaire, la république jusques et y compris l'ordre de choses établi par la constitution de 1852 (1).
(i) Cette seconde partie formera un volume iu-i8; elle sera publiée à une époque plus éloignée des événements récents.
Habitué, dans un temps plus heureux, à consulter le thermomètre de l'opinion pour asseoir le succès de mes opérations commerciales, j'ai jeté dans cette esquisse plusieurs observations sur l'esprit public et ses nombreuses métamorphoses.
Dans cette ébauche d'un vaste tableau, qu'une main plus habile pourra tracer un jour et revêtir de toutes les formes élégantes, de tout ce coloris dont il est susceptible, je n'ai eu d'autre idée que de rapprocher et de comparer entre elles toutes les législations, pour arriver à rétablissement d'un système qui, tout en maintenant la liberté de la presse comme un principe créateur et nécessaire à la marche de l'esprit humain, pût, dans un moment de crise, prévoir la possibilité de suspendre momentanément l'exercice d'un de ses corollaires, comme la politique par exemple, sans comprimer la civilisation dans tous ses développements.
J'ai encore voulu faire comprendre qu'une direction de l'imprimerie, telle que l'avait conçue l'illustre M. de Malesherbes, n'est point instituée pour réprimer, mais pour encourager les sciences, les lettres et les arts; qu'au pouvoir judiciaire seul appartient le droit de juger les auteurs.