‹ Anecdotes sur la comtesse du BarryChapitre 2 sur 33 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

le grand habit de Versailles pour un déguÎMement de chasse; qu'elle mette l'habit d'homme aux larges parements battus par la dentelle d'Angleterre qui fait le tour de son coi nu; qu'elle porte ses cheveux plats et que deux ou trois mouches Jetées çà et là dans sa figure en relèvent la mutinerie : elle sera Vénus chasseresse. »

Ce portrait est bien en lumière, les auteurs Vont tracé ^après ^admirable buste de Pajou et différentes peintures de Drouais // lui manque une note cependant, t^est ^expression garçonnière éminemment troublante de ce visage, cette langueur d'un Faublas androgyne que Michclet n'a eu garde d'omettre en écrivant : « Si elle

t. MM. de GoHcourt ont donné une tnanière ^iconographie de M'"* Du Barty. — 9 Le portrait pour ainsi dire officiel de Af"« Du Barry, disentils, est !<• yortniil Je Drouais, (fi avc par Beauyarict. » — Deux autres portraits de Drouais ont été vendus à la vente Devère (ij mars tS55}. — Voici tes autres portraits gravis ^e nous connaissons d'elle : un portrait en manière noire. M"* Du Barry est en frisure haute, habit d'homme, chignam dérouli sur une épaule, des dentelles flottantes autour du cou. Semble une mauM^se copie anglaise du portrait de Drouais. Au bas : Droiuis pfnxit. J. Watson fccit. (Londres, tjji.) Une copie retournée du portrait gravé par Beauvarlet, dans un cadre sculpté, entouré (tune guirlande de roses ; au-dessous un coussin sur lequel posent un arc détendu et un car~ fuois que surmontent des colombes qui se becquètcnt. A u bas : Marsilly dclineavit; Le Beau Kxilpsix. Citons un autre portrait par Legrand et d'autres pour des vies de Af** Du Barry, sans valeur ni intérêt et copiés fun sur tautre* — Du portrait de M'^ Du Barry en Flore, par Drouah, U existe une gravure sans nom de peintre ni Je graveur : M"" Du Barry y est représentée en tunique, une guirlande Je rose en ccharpe, un Jii de perles au bras. Au bas : Chez Esnault et Kapilly. — A/** Du Barry a été aussi gravée dans ce costume par Gaucher. La gravure i>tJi!,--iie du burin de Gaucher est à peine grande comme une petite miniature. Au bas : A Paris, chez Itiuteur, maison de* Dames de la Visitation, 1770. — Un anonyme a encore grossièrement gravé .^f"" D i Barry en bacchante. — ^/'"' Guénard a mis en tète de ses Mémoires historiques un portrait gravé par Bovinet oit M** Du Barry a la grande coiffure à plumes et Fhabit de cour. — Kn^n un dernier portrait, sans doute fait à Londres, la montre avec un fichu noué d'un nœud lâche, une courte pèlerine à grands plis, une robe Nandie dtmt la est sous te sein, dans wu toiteUe fut souumee déjjà ta mode du Directture, AubosttL C08W07 pinzit, J. Coodé scalpait. (Lomdres,ijg4.)

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était plus femme, sa j'ic eût laisse trace. C'est un g^amin plutôt, un fj^cntil petit polisson, bon diable, en train de rire. Sa fii^ure n'est pas libertine, ni menteuse, ni impertinente, mais espiègle, ayant la malice à coup sur et tous les menus vices des enfants des rues de Paris. »

Mieux encore; pour nous, cette inquiétante beauté d'une clusMlière d'Éon peinte par Latour, dont on retroupe comme le reflet dans les traits de Du Bany, nous apparaît comme l'une des principales séductions qui durent frapper l'esprit et les sens blasés du roi; — les autres maîtresses de Louis XV, de Mailly, de Vintimille, de Chdteauroux et de Pompadowr, et même si ton peut la petite Romans, cette fleur etingénuité ambitieuse, étaient toutes femmes jusqu'aux fibrilles les plus ténues de leur sexe. Elles nfavaient pas, comme Paneienne pensionnaire de la Gourdan, cette allure de bon garçon, ce tnélange de candeur alliée aux perfidies des vices les plus canailles, qui imprimaient à son langage et à ses manières un caractère de lascirité à la fois candide et crapuleuse, dont les effets se faisaient sentir comme un piment qui porte à la peau et donnerait des désirs à la satiété en personne,

La pauvre Manon Vaubemier! Elle semblait s'ignorer elle-même; à l'exemple des grisettes de l'époque, de la Rosette de Thémidore, elle avait été prise aux trébuchets du vice avant même la floraison de ses charmes; —^onla nommait Lange, et ce petit diable que la boue de la d&^ bauche avait éclaboussé à peine au sortir de la communauté de Sainte-Aure, conserva longten^, dans la passivité du libertinage, une angéiique espièglerie qui ne relevait qu^avec plus de ragoût la naïveté de ses abandons. Dans

PREFACE

une lettre à l'abbé de Bonnac , l'un de ses premiers amants, lettre d'une authenticité douteuse, il est 2'rai, la friponne s'écrie : « Cela n'est pas bien, M<msieur, vous m'ave^ trompée : si j'arais su tout le prix de ce que je l'ous ai donné, je ne me serais pas laissé aller si facilement ; — si vous ne me donne\ pas ma robe dimanche, je dirai à Madame ce que vous m'ape\ fait, et je pleurerai tant qtCelle me pardonnera et vous grondera. »

Apec quelle légèreté de petite souris blanche elle sut gravir les. échelons de l'échelle qu'on lui tendit, ne conservant de son origine qu'une large bonté et son bon sens de Jllle du peuple! Quel roman bien conduit et finement cousu que celui qui nous la représente sous les auvents de la boutique du marchand de modes Labille, rue Saint" Honoré, rieuse et folle au milieu d^une volière ^aimables colibris de son espèce, taquinant déjà malicieusement l'amour en la personne d'un jeune commis de la marine.

C'était en ijGi , la belle Lançon avait à peine quinze ans révolus ; mais l'air aphrodisiaque de /\2ns avait hâté la puberté de la trop curieuse ti ottin modiste. Sa coquetterie lui en avait plus appris que ses sens, et, pour le petit écu d'une appareilleuse, on pourrait dire qu'elle accorda bien des rende^-j'ous, s'il nous était possible à cette époque de sa vie de marcher à la lueur éclatante du fiambeau de la vérité. — La voici maîtresse du coijffèur Lamet, dans le bonheur de sa première indépendance et la fierté de son premier mobilier, sans souci du Jour où, les minces ressources de son amant épuisées, la séparation devint inévitable. Mais la Providence avait fait un lit douillet et muni de ressorts complaisants à cette enfant gâtée; , c'est à peine si elle arpenta quelques Jours â la

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brune les allées des nymphes au Palais-Royal ou aux Tuileries et aussitôt le destin se plut à en faire une demoiselle de compagnie che\ la veuve d'un riche fermier général dont les deux fils imploraient ardemment ses faveurs — un roman du Marquis de Villemer au siècle dernier.

Beauté! fatale beauté, s'écrierait le moraliste. La belle Vaubemter n'avait souci de la fatalité, moins encore de la morale; elle quitta la maison de sa bienfaitrice et le lit des deux frères. Une certaine marquise Duquesnqy la reçut rue de Bourbon dans son hôtel, oà, deux fois la semaine, eîle donnait à jouer, et dans ce tripot du grand monde, elle s'acoquina lentement avec cette vie honteuse de donneuse de cartes, se familiarisant aux complaisances, aux vices spéciaux, à la soif d'or, à l'ambition et aux intrigues fiévreuses des habitués du lieu, bien à point pour y lier connaissance avec le comte Jean Du Barry, le plus effréné des Joueurs de pharaon et le plus rOUé des gentilshommes-greluch())is de Paris.

« Je vous ai déjà parlé plusieurs fois, ma belle demoiselle, lui écrit-il \ pour vous cn^affer à venir demeurer avec moi ; mais Je n'ai pu vous faire sentir toutes les rai~ sons qui ont pu vous y déterminer, et tous les avantages que vous en pouve\ tirer. Je vais donc m' expliquer plus ouvertement. Vous serei d'abord la maîtresse de mon coeur, et en cette qualité la souveraine de mon hôtel, oit vous commanderez à tous mes gens, qui seront désormais les vôtres. Comme je suis répandu dans ce qu' il y a de mieux, tant à la cour qu'à la ville, vous ne sere^^pas éton-

t. Lettres originales de M"" la : tcssc Du Bmy, «me eàttet des princes, aeigiteun, ministres, etc. — A Londres, 177g. i vol. ii»>/a,

PRÉFACE

de voir chef^ moi, ou plutôt cftq votts, des marqmt, des ducs, des princes mime, qui se fsront homteur de vous présenter leurs hommages. Vous paraître^ sur un ton

imposant, cl pour cet effet, vous ne manquerez ni de robes, ni de diamants, ni de tout ce qui pourra vous égaler aux femmes de premier rang. Je tiens che:{ moi, une fois par semaine, une assemblée brillante; vous y régnerez, vous en fere-{ les honneurs et vous recevrez les vœux de tous ceux qui vous approcheront. Une fois avec moi, je vous instruirai de la manière dont il faudra vous conduire pour bien gouverner votre barque : mais ce sera pour vous l'ojffaire d'un moment. Avec tous les talents et les grâces qui vous acampagnent, vous ne pouve\ manquer de plaire à tous ceux qui vous verront. Faites vos réflexions et consente^. J'irai demain che{ la marquise Duquesnqy pour jr recevoir votre réponse. Je suis en attendant, avec le plus inviolable attachement, ma belle demoiselle, votre, etc. »

La réponse fut un acquiescement tacite, et Jeanne Gomart de Vaubemier devint officiellement la màttresse de son futur beau-frère, qui songeait déjà qu'avec cet (ygpoint dans son jeu, bientôt il tournerait la reine.

Tel est en quelques lignes le plus court résumé qu'on puisse donner du premier chapitre de la vie de AI"" Du Barrj' — un premier chapitre qui ferait un gros tome, si on voulait le mettre au point, lui accorder ses justes proportions, en commenter l'originalité et iétayer de documents nouveaux et de pièces justificatives. Nous ne sommes ici que l'introducteur de celte biographie galante, plutôt que l'historien de la dernière favorite de LouisXV; qt^on nous permette dom de babiller avec le lecteur.

quelle que puisse être noire emne de lui montrer, apee V ostentation vanitense des enfimts et des satwiis, la belle menue monnaie neuve qui tinte Joyeusement dans nos poches et qui ne demanderait qu'à trouver place à la

banque de l'histoire.

Les Fastes de Louis XV* montrent un taHeau exact de rétat du royaume lorsque ce monarque, par Ventremise de LeM et du duc de Richelieu, Jtt connaissance de la maîtresse du comte Jean, dit Le Roué.

« Le désordre des finances était au comble, Lescharges, au lieu de diminuer, ne faisaient que ^accroître. Il fallait, d'un côté, satisfaire aux fantaisies du roi, qui, n'ayant plus de maîtresse en titre, avait des courtisans et des favoris avides qu'il devait contenter; de l'autre, il fallait fournir aux prodigalités du duc de Choiseul, qui, n'économisant pas plus les trésors de l'Etat que le sien, tranchait du petit souverain dans son genre, et avait encore plus de créatures à satisfaire. Chaque Jour paraissaient de nouveaux édits bursaux; on murmurait hautement. On employa l'arme la plus irrésistible, le ridicule; on chansonna le ministre, on fit despamphlets; on ré^fandit des caricatures contre lui... •

« Jusqu'à la mort de la marquise de Pompadour,

i. Les Fastes de Louis XV, de ses ministre», maîtresses, généraux et autres notables personnages de son règne A Villejranche, che\ la vaive IMerU, tjSa. Tome II (patalni;.

PR£FACE

U duc de Choiseul n'avait goupemé Louis XV qiten second; mais alors il le subjugua tout à fait, Sansavoir le titre de premier ministre, il en avait, comme le cardinal de Fleur/, toute l'autorité, puisqu'il gérait lui seul les départements les plus importants. Ministre des affaires iirangères, il avait persuadé au monarque, que, pour donner plus de poids à ses négociations, il fallait encore le faire ministre de la /guerre. Il remplaça dans ce dernier ministère l'ambitieux maréchal de Belle-Isle, personnage envié, avide de tous les genres de gloire, heureux du côté des digriités, mais le plus malheureux des hommes du côté de la nature.

« L'influence qu'avait le duc de Choiseul dans les affaires générales de la politique ne peut être mieux caractérisée que par le mot célèbre de l'impératrice de Russie qui tappelait le souffleur de Mustapha, le cocher de l'Europe. L'incision donnée par ce ministre à toute VEun^ durant son administration a été si forte que Vébranlement en subsiste encore. U est vrai que ses intentions n'ont pas été remplies; il en est résulté des effets bien opposés à ses vues; les troubles de la Pologne en ont occasionné le démembrement . La guerre déclarée par les Turcs à la Russie n'a fait qu'accroiire la gloire et la puissance de cette dernière : ses efforts pour chasser les Ani^lais de l'Inde ont tourne à leur avantage et les y ont plus solidement affermis; mais le duc de Choiseul n'a pas eu le temps d'achever son œuvre I

« Tandis que ce ministre, le plus grand sans doute qttait eu Louis XV, s'étudiait à mettre la France en état de réag^érer tm four son ascendant et sa gloire, les affaires étaient dans une fermentation plus violente ■

que jamais dans le royaume. La pomme des discordes avait été Jetée entre les parlements des provinces par la

prééminence accordée à celui de la capitale. Un intérêt

fins pressant les força à se réunir. Mais tout le monde cannait cette monstrueuse procédure qu'on appela /'atlaire de Bretagne, un des plus incroyables épisodes du réunie, tant y est mêlé de bii^arrene, d'irrégularité, de despotisme.

« Louis XV, incapable de garder par lui-même une assiette fixe, ballotté entre ses ministres, gauchit bientôt dans l'espoir d'une tranquillité qu*il cherchait et ne poupait trouver. Il n'oyait pas fait un pas en arrière, qv^on s'en prévalait pour lui en faire faire un autre,

■ « Dans les convulsions étranges où se trouvaient les «paires du royaume, celles de la religion n'en allaient pas mieux. Elles étaient gérées par tévêpu ttOrléans, de Jarente, roué, dans toute la farce du terme, qui, aux ordres de la marquise de Pompadour, tant qvtdle vécut, était passé à ceux du duc de Choiseul; menant la vie la plus dissolue ; vendant sans pudeur les bénéfices, sourent le salaire du métier le plus infâme. Marchant en tout sur les traces du cardinal Dubois, mais n'en ayant pas le i^énie, <m ctmcoit que ce prélat ne faisait pas plus de cas desjansénistes que des mnlifiistes. Egalement méprisé du clergé et de la magistrature, il se laissait aller au torrent, suii'ant que soufflait le vent de la cour, »

Rqn-ésentations des prélats d'un côté, remontrances du parlement de l'autre; schisme ouvert entre le clergé et la magistrature, interdictions nouvelles prononcées par les évêques, on ne sapait auquel entendre et la con^ fusion régnait plus que jamais.,.

ZTÎ

PREFACE

« Louis XV en était à ce degré d'insouciance, oit il ne désirait que s'étourdir sur la situation de son royaume, que gagner du tetnps en évitant toute commotion violente, qui aurait pu le troubler dans son repos. Les pervers ne cessaient de l'entourer. Depuis la mort de la Pompadour et la disgrâce de la Romans, le monarque n'avait point eu de maîtresse en titre, ni même de connue. C'étaient continuellement denoupelles passades, soit des femmes de la cour, soit des bourgeoises, soit desgrisettes; on lui en choisissait dans les divers ordres de rÉtat, car sa luxure insatiable trouvait tout bon, mais se dégoûtait bientôt de tout. Cétait ten^oi de ces hommes vicieux qui Savaient replongé dans la débauche dont il avait eu un instant la velléité de se retirer de lui procurer sans cesse des jouissances propres à l'assouvir. »

Bien qu'on en ait dit par erreur, ce fut l'crs la Jin de l'année l'jO'j que Af"* Lange fut présentée au roi^. Il existe deux versions de l'origine de ces relations: l'une veut que Lebel, le pourvoyeur des plaisirs de Louis XV,

t. En rjSSt tm an avant qn'U ne eomiSt JH^ Du Barry, Louis XV,

reconnaissant Vabus de ses amours libertinetf avait sotif^é à dctclcr tout à fnit, selon le mot de son médecin i à cette fyofne il avait préparé ton testantent et la mort de la reine aurait pu te confirmer dans ces bonnes risolu' tiens sans la fatale accointancc dont il est question ici. — On sait que le Parc aux cerfs Jut supprimé par le roi dans fun de ses heureux retours sur lui-mime.

2. La majorité des historiens ont donné f année 176g comme date dee relations du roi et de M"* Du Barry, c^est une erreur ^it est aisé de redresser par maint témoignage, et en particulier par tacte authentique du mariage de Jeanne Vaubernier avec Guillaume Du Barry dont nous donnons copie plus loin. — A l'époque de cet hymen, on peut croire que le roi fréquentait déjà depuis plus de six mois sa dernière maîtresse; ce fut donc vers la fin de l'année ou tout au moins au début même de 1768 que Louis XV entrevit pour la première fais Vancienne faiaeuM de modes de che\ Labille.

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dont il était le premier palet de chambre, ait fait assister son maître, dissimulé dans une chambre retirée dont la cloison était à Jour, à un souper intime auquel prtnewU part le comte Jean, sa maîtresse, Lebel et le pieux maréchal de Richelieu, qu'on retrouve toujours à propos dans les intrigues galantes du siècle. Selon cette première version \ la délicieuse Manon Vaubernier, excitée à la fins par Us fTfiipos de son amant et les licences de Richelieu, devait se montrer avec tout le laisser-aller qui lui était habituel, laissant voir, dans ses lutineries hahilement ménagées, un bras, des épaules, une gorge qui mirent en délire Vesprit du souverain. Diaprés la seconde ver^ sion, rapportée par Soulavie, dans la Vie privée de Richelieu*, Lebel aurait placé, à plusieurs reprises différentes et aussi favorablement que possible, Af" Lange sur le passage de Sa Majesté, jusqu'au moment oii celui-ci, l'apercevatit, demanda à son fidèle entremetteur de lui faciliter un entretien particulier avec cette beauté. Le roi, selon le mot de l'époque, put tâter enjin de cette Jolie fille; il/ut tout surpris de voir ses désirs se ranimer à ce voluptueux contact, et de se sentir transporté dans un monde tout nouveau, grâce aux caresses subtiles et aux

1, Cntà eeUe<i que Millet ^eit arrM dtaa les quelques lignes qffiî

consacra à yf'^' Du Barry. — aOest à table, dit -il, qu'il fallait la montrer. Là, elle avait tout son essor. Richelieu et Lebel la firent souper entre eux, le roi regardait par un trou. Lui qui ne riait pas, qui voyait si peu rire dans son palais maussade, fut surpris et stupéfait. Dans «ron embarras il veut la voir de près. Is'ul embarras, nulle gène, rien ne l'étonne. Che\ lui effir est chef elle, aussi gaie, aussi folle. »

2. Vie privée du maréchal de Richelieu, édition de j8o3, tome II, p.28o.—'K Lebel, dit Soulavie, se détermina à la soumettre aux regards da «ON nudtre. La pr e mi ère fins te roi n'y fit pas attention,... mais le kth tard la sert, le roi l'aperçoit, fixe longtemps ses yeux sur elle et demande te ÊOir à L^l quelle est cette femme dont il a remarqué le port et la tour* mire. •

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