‹ Anecdotes sur la comtesse du BarryChapitre 6 sur 33 · DUBARRI · texte numérisé non relu

DUBARRI

Hm vbi luppotutt dextro eofpw mihi Ibtqib, nia tt Egeria rst : dn nomcn qunJlihet illi.

HoaAT., liv. l, Mt. II, T. ia$ et laô.

PRÉFACE

QUOIQUE cet ouvrage soit une pie tris complète de Af** la comtesse Dubarri, fauteur, pour lui ôter tout air de prétention, a préféré le titre modeste d^ Anecdotes, Il s'est affranchi par là de l'ordre, des transitions, de la gravité de style qu'auroit exigés une annonce plus imposante* Il eût été obligé de sacrifier ou de reléguer dans des notes une multitude de détails indignes de la majesté de l'histoire, qui parùttront peut-être minutieux à la postérité, mais extrêmement piquants pour les contem~ porains.

Au reste, il ne faut pas croire qu'en recueillant tout avec soin, on ait ramassé sans dtoix une quantité de fables et d^absurdités débitées sur le compte de cette courtisane célèbre. On verra que, depuis sa naissance jusqi^à sa retraite, on cite des garants de ce qtton avance. On a suivi à cet égard les règles scrupuleuses de Vhistorien.

Que ceux-là donc rejettent ce livre et se désabusent qui, séduits par un semblable titre, souvent l'enseigne de l'imposture et de la calomnie, le saisiroient avec avidité comme un libelle propre à fomenter leur méchanceté ou leur corruption! L'écrivain avoit conçu son projet durant les jours les plus brillants du réunie de la favorite : alors nulle crainte, nul espoir, rien n'auroit pu l'en détourner

4 PRÉFACE

ni le faire gauchir dans sa véracité. Aujourd'hui que M'*' Dubarri n'a ni puissance, ni crédit pour flatter la

malignité du public, il n'aura pas la bassesse de charger le tableau d'une pie déjà trop remplie de scandale et d'infamie. Il a eu en vue un but plus honnête et plus utile; ç'a été de consoler dans son obscurité le citoyen qui, par sa naissance jeté loin de la cour et des grandeurs, gémiroit de ne point obtenir celles-ci ; de lui montrer par quels moyens on y parvient, quelles mains les prodiguent, et sur quelles tctes elles s'accumulent. Mais, plus heureux que beaucoup d'autres tuoralistes dans le choix de son sujet, il en a trouvé un qui réunit à l'intérêt de l'histoire tous les agréments du roman, qui peut convenir et au philosophe austère et à r homme frivole; nourrir les réflexions de l'un, amuser l'oisiveté de l'autre, et plaire ainsi aux diverses espèces de lecteurs.

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