‹ Anecdotes sur le Mal de RichelieuChapitre 5 sur 24 · VI RULHIERE ET RICHELIEU · texte numérisé non relu

VI RULHIERE ET RICHELIEU

la gâtent plus qu elles ne nous en rendent l'intégrité parfaite.

Ses niaîtresses aussi sont dans toute la fleur de la jeunesse, adorables d'entraînement et d'amoureuse folie. En 171 5, quand s'ouvre la Kégence, M^^^ de Valois, troisième fille du duc d'Orléans, a seize ans; M^'^ de Charolais, une Condé, en a vingt. En 1720, M'^^ de Boufflers, qui vient d'épouser le duc d'Alincourt, fils du maréchal de Villeroi., en a dixhuit. Kestons sur le souvenir de ces charmants visages et de ces galantes aventures. Oublions que M''e de Valois, devenue duchesse de Modène, mourut dans la solitude du Luxembourg en 1761 ; que M"« de Charolais poursuivit presque jusquà sa mort, en 1758, une vie de galanteries devenues ridicules avec l'âge, et que Kichelieu lui-même apparaissait, en 1774, au jeune roi Louis XVI comme une sorte de momie desséchée, puant le musc, débris ridicule d'un autre âge. Mieux vaut que la toile baisse quand Kichelieu est encore le type de l'amoureux de la Kégence, VAlcibiade de la France, comme on le nommait, à la veille de devenir le héros de Fonienoy et de Mahon, tel que le feront revivre Alexandre Dumas dans Mademoiselle de Belle-Isle, ou Bayard dans les Premières Armes de Richelieu. Keprésentons-nous-le toujours comme nous le peint Sénac de Meilhan dans ce portrait :

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