‹ Anémie des mineursChapitre 3 sur 28 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

honoraires, élévation du tarif général de la visite avec abaissement de l’indemnité kilométrique, permettrait, croyons-nous, de répartir plus équitablement les charges éventuelles imposées par la maladie, sans porter atteinte à l’indépendance du corps médical, ni à « la liberté de confiance » de la clientèle. Et peut-être ne serait-il pas impossible d’englober d’une manière acceptable pour tout le monde, dans cette organisation nouvelle, les accidents du travail et la médecine des indigents. Peut-être même pourrait-elle servir à l’application de l’excellente loi de 1902 sur la santé publique. Pourquoi celle-ci ne serait-elle point prévue, dans la cotisation annuelle des mutualistes ? L’hygiène et la médecine sont sœurs, et nous ne sommes pas de ceux qui voient dans la première l’ennemie de la seconde, comme on dit qu’elle l'est de la joie de vivre.

Bien loin de tendre à l’asservissement des médecins, nous affirmons, sur les souvenirs de plusieurs années de pratique et d’expérience personnelles, et sur les observations multiples que les circonstances nous ont permis de faire, que la mise en œuvre d’une telle conception servirait à leur émancipation. Elle serait, nous en sommes convaincu, après la réforme des études qui se poursuit, le meilleur remède à l’anémie du corps médical des campagnes. Appuyée sur les syndicats, les sociétés de médecine, l’Association générale des médecins de France, et des œuvres de pi’évoyance aussi judicieuses que celles du Concoiu’S médical, elle aurait les plus heureux effets sur la vie contemporaine, qui recherche l’équilibre de toutes les forces sociales, par une juste répartition des charges et des avantages, par l’apaisement, l’amour des autres et la solidarité.

Lens. octobre 1905.

CMAl'n’UE 1

L’ankylostomiase.

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