partie muqueuse que sur la partie cutanée de la commissure
Les fissures, comme la glossite qu’elles accompagnent, peuvent être précoces, et dans un cas de Broekema, exis-
talent trois ans avant que l’anémie eût été remarquée. A.
condition, bien entendu, de traiter d’abord l'infection se-
condaire, quasi constamment Surajoutée, les tr comme
ATENTEES
en de la Dee CR martiale.
Les fissures des extrémités pulpaires des doigts.
Précocité, action remarquable de la thérapeutique martiale peuvent être également l'apanage des fissures des extrémités pulpaires des doigts, décrites d° abord par ] Davies et Van Leuwen, retrouvées depuis par de nombreux auteurs, Broekema et Benhamou éntre autres. Ne les ayant jamais observées, nous ne pouvons qu’en donner une description assez vague, basée sur celles, assez succinctes, des auteurs précédents : il s’agit de fissures longitudinales de la pulpe des doigts, souvent localisées à deux ou trois d’en-
tre éux, superficielles, non suintantes, non saignantes, très douloureuses spontanément et au toucher; la peau à l'en-
tour est tantôt normale, plus souvent épaissie, hyperkératosique et légèrement squameuse. Ces fissures n’ont aucune tendance à la guérison spontanée ou sous l'influence des divers topiques locaux : une malade, de Broekema en souf-
frait depuis plusieurs années, quand le traitement ferrique en amena la guérison définitive. En soi, sans doute, la lésion, est banale, mais, en raison même de sa banalité, son existence dans 1 l’'anémie hypochrome achylique mérite. d’être.
connue,
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B) Les altérations des phanères.
Van Leuwen a rapporté à l’anémie hypochromé achy: lique certains cas d’édentation précoce, de chute prématurée des cheveux, et même de calvitie. Le fait est possible, mais, malgré l’observation de Broekema, signalant l’arrêt de la chute des cheveux par le traitement ferrique, il n’est pas-encore démontré.
Pärmi les altérations des phanères, les plus fréquentés et en tout cas les moins discutables sont les modifications des onglés; elles paraissent avoir été depuis longtemps remarquées : Niemann (1744) décrit chez une jeune fille chlorotique des « ongles mollions, laxiores, ténuiorés, dé: ° formes et fædi aspectu »; beaucoup plus tard, de nos jours, Brillé et Heller, dans deux cas de koïlonychie qu’ils étudient, notent l’anémie des sujets. Cependant, jusqu’à Kaznelson, on ne pense pas à établir un lien de cause à effet entre l’anémie et les modifications unguéales: c’est cet au“ teur, en-effet, le premier, qui, en rattachant à l’anémie hypochrome achylique un cas de koïlonychie, attire l’attention‘sur les malformations unguéales.
Ces altérations peuvent être discrètes et réduites à une perte ou à une diminution du « poli » de l’ongle, dont la striation longitudinale s’exagère; l’ongle devient en outre anormalement cassant et friable et il en résulte souvent : un aspect crênelé, déchiqueté de son bord libre. Pardo Castello est revenu récemment sur ces altérations, en appàrence banales, dans son beau livre : Diseases of the nails; il y-signalé, en outre, la relative fréquence dans ces cas de l’onycholysis : progressivement, l’ongle se ‘sépare de son lit.et le processus gagnant lentement d’avant'en arrière, il: peut.en résulter un véritable décollement de l’ongle, le: quel, pourtant, habituellement, ne tombe pas.
L'altération de l’ongle, à un degré plus accentué, peut: s'accompagner de véritables modifications de sa forme : däns'un cas que nous avons observé, l’ongle ‘était élargi,