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arrive Allodi dans un récent article; nous ne pensons pas qu'il en soit toujours ainsi.
On peut, en effet, rencontrer dans les anémies pernicieuses les plus authentiques une glossite lisse diffuse, se caarctérisant par un aspect lisse et vernissé de la langue, comparable à celui que nous avons décrit plus haut; le fait est signalé par de nombreux auteurs anglo-saxons (Middleton, Wilkinson, Lewis), lesquels qualifient cette langue non plus « d’atrophic tongue » mais de « smooth tongue »; Benhamou, dans une observation d’anémie pernicieuse récente, parle lui aussi de langue vernissée, uniformément lisse. Nous avons ssuvent eu l’occasion, pour notre part, d'observer des faits analogues; il nous a même semblé que la glossite lisse dans l’anémie de Biermer était infiniment plus fréquente que la glossite de Moeller-Hunter typique, et dans Les cas où nous avons vu chez ces malades des taches rouges douloureuses de la langue, analogues à celles que
décrit Hunter, elles coexistaient toujours avec une glossite
lisse diffuse du reste de la langue.
La frontière est d'autant moins bien tranchée entre les deux variétés de glossites, que Kaznelson signale, dans l’anémie hypochrome, des taches rouges et vésiculeuses de la langue, semblables à celles que décrit Hunter dans l’anémie pernicieuse. Si l’on s’en tient aux faits observés, il semble qu’on pourrait ainsi conclure : dans les anémies graves, on peut voir deux variétés de glossites :
__ June, rare, peut être spéciale à la maladie de Bier-
‘mer, la glossite douloureuse, en taches de Moeller-Hunter ;
—— l'autre, fréquente : commune à l’anémie de Biermer et à l'anémie hypochrome achylique : la glossite lisse
diffuse;
qui, dans un cas, réagit au fer, dans l’autre, mais souvent
moins nettement, à l’hépatothérapie.
Entre l’anémie hypochrome achylique et l’anémie de Biermer, c’est un nouveau point commun ajouté à de nom-
PARTS PP IT LPS PAP LP TN TD ré