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sent plus ou moins complètement; il faut, pour apprécier le degré d’atrephie des plis, qu’une insufflation suffisante permette de les étudier et d’avoir une bonne vue d’ensemble d’un territoire assez étendu : le fait est particulièrement remarquable au niveau de la zone cérébroïde de la face postérieure, zone sillonnée de plis très saillants à l'état normal. À ce stade, la muqueuse est généralement assez pâle.
« Troisième degré : l’atrophie étant de plus en plus poussée, les plis sont complètement effacés, aussi bien au niveau de la poche à air qu’au niveau des faces et de l’antre. La muqueuse présente un aspect pâle vernissé. Des vaisseaux apparaissent par transparence, veinules bleuitres, qui dans certains Cas $€ voient avec la plus grande netteté sur toute la surface de l’estomac. L’atrophie diffuse, de quelque degré qu’elle soit, peut rester localisée au corps de l'estomac, cas le plus fréquent, ou envahir le fundus et même l’antre, ce qui est assez rare. La fragilité de la muqueuse est dans cette forme assez fréquénte, mais peu accentuée; il existe assez souvent une hypermyxie qui peut réaliser dans certains cas un aspect porcelainé assez par-
ticulier. »
Il est rare (obs. de Gougerot, de P. Chevallier) qu'à cette atrophie gastrique diffuse s'ajoutent de véritables plaques bien limitées, nacrées, atrophiques et déprimées, analogues à celles qui ont été décrites dans la maladie de Biermer.
Valeur des signes gastriques :
Les signes gastriques, et notamment l’achlorhydrie, sont assurément les symptômes les plus constants de l’anémie hypochrome et pour cette raison ont servi de base à la plupart des hypothèses pathogéniques. Dans certains cas indiscutables, cependant, la chlorhydrie est à peine abais-