‹ Anémie Infectieuse et Tuberculose du ChevalChapitre 11 sur 16 · FORME CHRONIQUE DE L'ANÉMIE INFECTIEUSE · texte numérisé non relu

FORME CHRONIQUE DE L'ANÉMIE INFECTIEUSE

C'est parce que les symptômes de cette forme chronique de la maladie sont tout à fait superposables à ceux de l’'Anémie Franche que l’on a donné à l’Anémie infectieuse son nom. En réalité, la mal qui nous occupe n'a pas toujours, dès le début, ce caractère puisqu'il est des cas où l’on pourrait croire à la congestion. Ce n'est généralement que progressivement qu'apparaissent ces troubles. Sans paraître souffrir, le cheval qui « couve » son mal, se montre moins aident au travail. Il s’arrête souvent, fait des mictions fréquentes et, rentré à l'écurie, « boude » un moment les aliments qui l’y attendent.

L'observateur averti qu'est notre paysan, qui ne pense

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et ne vit qu'avec sa terre et ses bêtes, ne se trompe pas à ces signes et, sans pouvoir préciser la cause de ces premières manifestations, il sent d'instinct que cette paresse et ces troubles inaccoutumés ne font que précéder des symptômes plus graves. Bientôt, en effet, l'animal paraît abattu et si l’on prend matin et soir sa température, on enregistre une courbe irrégulière, mais dont les minima sont toujours supérieurs à 38°5 : l’appétit, d’abord capricieux ne tarde pas à disparaître. Il faut alors choisir des aliments très alibiles pour que le malade consente à les prendre. L’abattement augmente : les muqueuses se décolorent, les mictions deviennent de plus en plus fréquentes. Le cœur montre des signes de myocardite qui s’aggravent rapidement et ses bruits se dédoublent. Le pouls veineux apparaît dans la gouttière jugulaire. Les œdèmes des parties déclives du corps (extrémité inférieure des membres, face inférieure du tronc, bout du nez...) viennent enfin rendre plus inquiétants les troubles constatés. Pourtant tous ces symptômes, sauf peut-être l’hyperthermie à forme ondulante, sont bien ceux de l’Anémie sans qu'il soit possible de différencier la forme franche de la forme infectieuse. C’est alors qu'il importe d'éliminer parmi les causes observées toutes celles qui pourraient faire croire à une atteinte d’un mal banal.

Chez le cheval, en effet, l’Anémie Franche peut avoir de nombreuses origines : alimentation insuffisante, mal répartie ou mal équilibrée (avoine mélangée à des sons mouillés), repas servis trop peu de temps avant la reprise du travail et obligeant les chevaux, victimes quotidiennes de la paresse du personnel, à manger gloutonnement une ration qui sera mal utilisée, mauvais état de l'appareil dentaire, présence de parasites intestinaux, de lésions des viscères ou de sables dans les grands réservoirs de l’intestm. Il n’est pas jusqu'à l'excès de travail qui souvent ne soit une des causes favorisantes de l’Anémie. Aussi, en présence des premiers symptômes de l’Anémie, il importe de vérifier l'intégrité des dents ; s’il y a des aspérités sur

les bords libres des molaires, le nivellement s'impose. S'il y a carie, entraînant une sinusite que parfois seule l'odeur caractéristique trahit, il est indispensable d'’extraire la dent malade et de soigner les inflammations qu'elle a créées.

Une cause fréquente d’Anémie pour les chevaux tient à certaines cicatrices profondes de la langue et parfois même à une section totale de l'extrémité de cet organe due à des coups brutaux sur la rène de bride ou à un procédé désastreux d'attache à l’aide de la longe passée sur la mâchoire inférieure. Dans ce cas, le mal est sans remède et seule une alimentation spéciale permettra momentanément de supprimer les manifestations de cette lésion sur l’état d’embonpoint.

De son côté, l’Entérite Vermineuse se traduit très rapidement par des symptômes d’Anémie simple ou d’Anémie Infectieuse. Aussi importe-t-il, pour éliminer cette cause possible d'erreur, de faire un examen bactériologique des excréments afin de rechercher dans le crottin les œufs de ces parasites. Mais si pour cette discrémination, l'examen microscopique paraît indiqué, nous sommes obligé de convenir qu'il ne peut avoir de valeur que dans l’affirmative par la mise en évidence des œufs. Il semble en effet que le parasite adulte ne donne des œufs qu'à certaines périodes, tout comme les autres ovipares de la nature. Le vers et surtout le Strongle semble ne vouloir pondre qu’au moment où la nature réalise les conditions les plus favorables à l’éclosion et au développement de ses embryons. Vouloir rechercher des œufs dans le crottin en dehors de ces périodes, même en s’aidant des méthodes d’enrichissement si pratiques, est un travail vain. Nous ne devons pas oublier que les parasites adultes, ceux-là mêmes qui sont capables de pondre et de trahir par leurs œufs leur présence dans le corps de l’animal, s'installent souvent confortablement dès l’automne pour ne se reproduire que plus tard, à leur moment.

Mais qu'il s’agisse des œstres fixés à la paroi stomacale,

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des ascaris dont le nombre peut atteindre de mille à quinze cents, ainsi que nous l’avons contrôlé, ou des fins oxyures, tous agissent de la même façon. ils privent leur hôte d’une partie de la ration qu'il ingère et provoquent des plaies de leur habitat, véritables portes ouvertes aux infections dues aux germes qui vivent dans l'appareil digestif, en position d'attente, ou plus exactement d'observation, guettant le moment favorable pour envahir l'organisme. Ces profiteurs ne se contentent pas de ce double rôle. Il semble que leur vie s'accompagne d'une sécrétion inconnue qui laisse échapper de leurs corps de véritables toxines agissant tout à fait de la même façon que l’agent de l’Anémie infectieuse.

Il importe donc, devant les cas d’Anémie grave, dans un milieu indemne jusqu'à ce jour, d'éliminer cette cause possible du mal. La méthode est très simple puisqu'elle consiste à donner aux animaux qui maigrissent sans raison apparente un bon vermifuge. Certes tous les vers ne seront pas détruits par ce moyen de défense, mais il y en aura suffisamment d’'expulsés pour attirer l’attention de l’éleveur et dire que la lutte, pour être vraiment suivie d’une victoire, devra être continuée avec les mêmes armes à deux reprises espacées de quinze jours.

Les œdèmes qui sont un des signes cliniques, attirent l'attention du cultivateur surtout en cette période d’hiver où, grâce au moteur, le cheval n'ayant plus à actionner la machine à battre, ne sort guère de l'écurie que pour aller à l’abreuvoir. Mais là encore, le diagnostic ne peut être certain. Il nous est arrivé, en effet, d’être appelé près de chevaux ayant un volumineux engorgement d’un membre ou du poitrail, en apparence peu douloureux, qu’un examen attentif nous a fait reconnaître avoir pour cause un abcès au début de son évolution ou même un sinapisme mal appliqué. ii n’est pas jusqu’à une gestation insoupçonnée qui peut tromper et nous avons vu des juments présenter tous les symptômes de l’Anémie et qui n'étaient que de futures mères épuisées par un travail normal pour un cheval ordinaire, mais exagéré pour une poulinière sail-

lie en cachette de ses maîtres, par la faute de domestiques pervertis.

Il est enfin une forme spéciale de l’Anémie, fréquemment observée dans les Vosges et que l’on pourrait appeler l’Anémie de la forêt, car on ne la constate guère que chez les chevaux des marchands de bois de la région carpinienne.

Cette maladie que nous avons traitée chez des chevaux bien soignés, bien nourris, trop bien nourris même, a toutes les manifestations extérieures de l’Anémie fnfecrieuse. Les sujets frappés, quels que soient les -oins qu’on leur donne, résistent rarement à leur mal. Lorsqu'ils parviennent à survivre, ils ne tardent pas à subir un nouvel assaut qui les emporte exactement de la même manière que le cheval blanchi d’Anémie Infectieuse qui succombe à une crise ultérieure.

Cette maladie n’est due, à notre avis, qu'aux efforts terribles supportés parfois par un cheval tombé en traînant, avec sept ou huit de ses congénères, une grume volumineuse en terrain argileux. Ne pouvant se relever, il se trouve à son tour traîné sur un plus ou moins long parcours, en même temps que le tronc qu'il devait tirer. Il n’est pas rare, dans un effectif important, de voir les chevaux les uns après les autres succomber comme si l’on se trouvait en présence d’une maladie contagieuse, au point que les compagnies d'assurances n’ont pas hésité à résilier les polices avantageuses qu'elles avaient consenties au groupement important que constitue, sous le nom de « Bourse des bois », les commerçants en bois de la Lorraine.

Et pourtant, quand une liquidation opportune a disséminé les survivants dans des écuries saines, le mal a disparu comme par enchantement, prouvant bien son étiologie non spécifique.

Comme nous venons de le voir par cette étude sommaire des différents symptômes observés dans la forme chronique de l’Anémie Infectieuse, il est très difficile et pratiquement impossible par l'examen des seuls signes cliniques de poser un diagnostic sûr, puisque chaque trou-

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ble observé peut être attribué à une autre cause que parfois il est très difficile d'éliminer.

Dans l’Anémie Infectieuse, plus encore que dans les autres maladies des animaux, le praticien qui n’a à sa disposition devant le malade que son thermomètre et ses seuls sens non démultipliés par ces outils merveilleux que sont le microscope, les réactifs chimiques ou biologiques..., est obligé de se retourner d’instinct vers ces antennes à longue distance que sont pour lui le Laboratoire. C’est là que d’ordinaire il a trouvé l’aide précieuse qui, pour le Rouget, les Charbons, la Rage... lui a permis d’arriver à un diagnostic exact. Pourquoi là encore ne trouverait-il pas le même secours À

Dans l’Anémie, mais surtout dans l’Anémie Infectieuse, l’urine est chargée d’albumine. L'analyse dira si le malade étudié présente ce trouble.

Dans l’Anémie, le sang a un taux globulaire très faible (2 à 3 millions au lieu de 5,5 et 8 millions au centimètre cube), l’indice de vitesse de chute varie de 0,8 à 1 alors qu'il devrait être de 0,4 à 0,7.

L'indice volumétrique tombe très bas, atteint parfois 10 à 12, alors qu'il devrait être de 27 à 86.

Un examen du sang fait aussitôt la saignée, permettrait d'apprécier ces mesures, mais la difficulté de faire parvenir rapidement le sang, sans qu'il soit altéré pour ces recherches, au Laboratoire, l'impossibilité où nous nous sommes vite trouvé de faire ces études chez le cultivateur même, nous a fait préférer une méthode moins scientifique, moins élégante et pourtant bien pratique et amenant à des résultats très comparables.

Recueillant à l’aide d’une forte aiguille une trentaine de grammes de sang dans un tube à saignée ordinaire, nous laissons ce tube placé verticalement devant nous pendant une dizaine de minutes. Sans qu'il y ait eu adjonction d’anticoagulant, le sang ne tarde pas à se dédoubler, laissant les globules rouges tomber de leur propre poids

u fond du tube parce qu'ils sont les plus lourds : les glo-

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bules blancs un peu plus légers, restent à la surface des hématies, tandis que le plasma se collecte dans la masse spongieuse formée par la fibrine. À ce moment, le tube montre trois parties nettement différenciables : en bas un caillot rouge qui d'ordinaire, chez le cheval bien portant, occupe le bon tiers du tube ; au-dessus, un petit disque blanchâtre de leucocytes et enfin, occupant le reste du tube, une masse jaunâtre qui bientôt laisse sourdre un beau liquide limpide de couleur citrine, qui est le sérum.

Chez l’anémique, au contraire à part quelques cas tout à fait exceptionnels où, au début, le mal est précédé de congestion se traduisant par un volumineux caillot rouge, le caillot d’hématies est petit, peu important, n’occupant que le quart, le cinquième et même moins de la hauteur du tube, le caillot de globules blancs est volumineux, égalant quelquefois celui des giobules rouges et le caillot de plasma laisse sourdre difficilement son sérum.

Rien qu’en regardant couler le sang dans le tube, il est déjà très facile de se faire une appréciation, car chez l’anémique, le sang coule comme de l’eau, n’adhère pas à la main maladroite qui en a été souillée comme il le fait quand il provient de chevaux bien portants.

Après toutes les numérations compliquées que Mme Ro- CHE, pharmacien, a bien voulu faire pour nous, après toutes les mesures que nous avons prises, nous devons avouer que l’examen direct du sang nous a donné des indications équivalentes.

Seule pourtant la réaction de Fulton, c’est-à-dire la recherche d’une floculation «! 1 sérum dans des solutions de chlorure mercurique, à des taux progressivement croissants (du 100.000° au 30.000) faite systématiquement pour nous par le Laboratoire des Recherches d’Alfort, environ 24 heures après la récolte du sang, nous a donné une confirmation très intéressante de nos constatations cliniques.

Certes, nous n’avons pas demandé plus qu’on doit espérer d’une méthode qui ne saurait logiquement être spécifique d’une maladie infectieuse. Il semble en effet anor-

mal qu’un agent chimique ait, pour la seule Anémie Infectieuse, le privilège de faire floculer les sérums d'animaux malades. Mais réalisée dans certaines conditions, en tenant compte des réserves que le Laboratoire précise sur ses comptes rendus de diagnostic, cette réaction nous a aidé quand les commémoratifs ont révélé la présence du mal dans une écurie à dépister les malades, les blanchis et peutêtre les porteurs de virus disséminés parmi les animaux indemnes.

Comme la réaction est positive pour tous les animaux en forte fièvre — que l’hyperthermie soit due à l’Anémie ou à toute autre cause — qu'elle est, quoi qu'on en ait dit, favorisée par le fait de la digestion si le prélèvement sanguin est fait à ce moment, nous nous sommes attaché à ne rechercher la floculation que sur les animaux à jeun et sans température anormale.

Comme dernière ressource, bien lamentable, il est vrai, pour un praticien dont le rêve est de guérir, nous avons posé le diagnostic d’écurie si utile pour l'avenir de l’exploitation en pratiquant systématiquement les autopsies des morts ayant succombé à leur maladie, ou des incurables qui avaient été abattus.

AUTOPSIE : À l'examen des viscères ou des organes annexes du tube digestif, seuls la rate, le foie et les reins paraissent avoir des altérations caractéristiques.

Il est cependant une constatation très bizarre : c’est que suivant les régions de France où la maladie sévit, les viscères qui montrent les plus grosses lésions ne sont pas les mêmes.

Dans notre zone d'étude, l’Anémie [nfectieuse se caractérise chez le cheval par une augmentation parfois monstrueuse du foie et il n’est pas rare de rencontrer des viscères hépatiques atteignant le poids de vingt et quarante kilogrammes. Dans ces cas, presque toujours la mort a été précédée d’une hémorragie formidable due à un éclatement de la capsule de Glisson et à une fissure de cet organe.

Dans d’autres cas, plus fréquents dans la Meurthe-et- Moselle et surtout dans la Meuse, l’Anémie se traduit sur le cadavre par de la Splénomégalie. La rate est volumineuse, molle, diffluente, boursoufflée, avec des points de consistance plus fermes comme si le parenchyme recélait des noyaux cancéreux. Souvent on voit à sa surface de véritables cicatrices qui, nous l'avons vérifié dans sept cas, semblent être la preuve de crises antérieures qui n’ont pas tué le malade, mais ont été suivies d’un retour à un volume normal de l'organe hypertrophié par la maladie.

Le tissu de charpente des rates d’anémiques ne semble pas avoir suivi l’augmentation de poids de l’organe malade qui, de un kilogramme, atteint deux, trois et même cinq fois ce poids. Mais les logettes qu’il ménage dans sa texture sont simplement dilatées à l’extrême pour contenir beaucoup plus de pulpe que le viscère sain. Seules les rates d'animaux blanchis ont une charpente plus épaissie qui se traduit par une véritable arborisation blanchâtre sous sa capsule.

Dans quelques villages, les lésions du rein qui existent toujours, mais plus ou moins discrètes, sont la lésion dominante avec un organe entièrement décomposé, friable, sans ligne de démarcation perceptible entre ses deux zones corticale et centrale.

Mais ici encore, toutes les lésions, moins fréquemment cependant que la myocardite hypertrophiante, peuvent exister dans des accidents qui n'ont aucun rapport avec l’Anémie Infectieuse et il nous a été donné récemment de voir une rate provenant d’un cheval élevé par son propriétaire dans une écurie qui ignore l’Anémie, avoir tous les caractères de volume, de mollesse, de boursoufflement si typiques de la rate du cheval anémique.

La prédilection de la lésion macroscopique importante pour tel ou tel organe suivant la région, s'explique difficilement. En s’arrêtant au côté philosophique du problème, et en s'inspirant des déceptions éprouvées par les premiers chercheurs lors de leurs essais de vaccination contre la

Fièvre aphteuse, on serait tenté de croire que l'Anémie Infectieuse n'est pas due à un seul virus, mais plutôt à deux virus dont l’un aurait comme siège d'élection le foie et l’autre la rate. Cette conception, qui est encore du rêve, viendrait pourtant très élégamment expliquer quelquesunes des surprises que donne déjà la vaccination contre l’Anémie Infectieuse.

Après avoir observé un grand nombre de malades, notre conclusion, malgré tous nos efforts pour trouver nousmême ou par ces chercheurs au dévouement sans limites que possède le Laboratoire de Recherches d’Alfort, une méthode de diagnostic sûre de l’Anémie Infectieuse sans le secours de l’inoculation révélatrice au cheval, c’est qu’aujourd’hui encore dans l’état actuel de nos connaissances pour oser accuser l’Anémie Infectieuse d’avoir causé les pertes constatées, il faut d’abord avoir éliminé toutes les autres causes susceptibles d’avoir crée l’erreur et s'être entouré de tout un ensemble d'observations basées sur les commémoratifs, sur l'examen clinique, sur l’étude du sang et de l’urine et enfin sur l’autopsie des animaux morts ou sacrifiés de l’écurie suspecte. Il nous est même arrivé, pour asseoir avec plus d’exactitude notre diagnostic dans des écuries importantes, de faire sacrifier, en prétextant l’espoir d'en tirer un minime parti pour la boucherie, des animaux que la maladie n’aurait peut-être pas tués immédiatement ou dans un avenir proche, maïs qui, par l’étude minutieuse de leur cadavre, nous permettaient de nous faire un jugement basé sur des constatations plus complètes.

Aussi malgré toutes les difficultés que nous venons d'énoncer et que nous rencontrons chaque jour pour conclure à l'existence de l’Anémie Infectieuse, nous avons la conviction que nous sommes parvenus dans la plupart des cas à déceler de façon pratiquement certaine les sujets atteints.

Fort de cette conviction, nous n’avons pas hésité à pousser plus avant la recherche de la solution des différents problèmes que nous nous étions posés.

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