ARE | LUE
fine, du modèle de Ravaut, par exemple. Cette aiguille est amincie à son extrémité sur une longueur d'environ un centimètre.
Le trou ainsi pratiqué dans la dure-mère s’obture plus rapidement et on évite ainsi l'écoulement du liquide céphalo-rachidien, cause ordinaire des céphalées si fréquentes après les simples ponctions lombaires.
Comme seringue, la plus pratique est celle de Ravaut, spécialement fabriquée pour cet usage par Luer, et graduée en gouttes.
On peut aussi utiliser la seringue de Barthélemy à 15 divisions : deux divisions représentent une goutte de la solution. Ou plus simplement encore une seringue ordinaire de 1 centimètre cube dans laquelle une division représente 2 gouttes de solution.
Technique de la rachianesthésie limitée.
La ponction lombaire se pratique sur la femme assise dans le troisième ou le quatrième espace intervertébral lombaire. Dès que s’écoule le liquide on adapte l'aiguille et aspirant une très petite quantité de lfquide céphalorachidien, on injecte le tout et on retire l'aiguille. Il est même possible d'éviter l'aspiration du liquide céphalorachidien en chargeant la seringue de deux gouttes et demie de la solution, dès la ponction faite, la seringue est adaptée et on pousse la solution anesthésique, une goutte tombe dans le cul-de-sac, ce qui reste dans l’aiguille et à l'extrémité de la seringue représentant environ une goutte et demie.
CAMIT
La dose nécessaire à l’anesthésie est de trois centigrammes.
L’injection terminée la femme doit rester assise environ deux minutes, puis on l’étend en ayant soin de - maintenir la tête et les épaules surélevées par rapport au bassin pendant la durée de l'opération. De même pendant le transport de la femme à son lit et les heures suivantes, pour éviter une diffusion de l’anesthésique.
Résultats.
L'anesthésie apparaît rapidement : en cinq minutes elle fut toujours complète.
La zone anesthésiée est limitée en haut par la partie supérieure de la vulve, en arrière elle atteint le sacrum et latéralement dépasse un peu les limites du périnée. En profondeur elle s'étend jusqu’au col. La limite supérieure de l’anesthésie empêche d'employer la méthode dans les symphyséotomies. Les membres inférieurs restent en dehors de la zone anesthésiée.
Sa durée est d’une heure et demie environ, jamais
moins ; quelquefois deux heures.
Le relâchement musculaire est absolu au niveau du vagin et du périnée. La vulve et l’anus sont entr’ouverts. ‘La main introduite facilement dans le vagin ne sent plus la résistance des releveurs ; elle constate une véritable paralysie du périnée. Cette action est d’autant plus frap- pante que le périnée est plus résistant : périnée des primipares âgées par exemple,
MARS ur:
Les contractions ulérines persistent et n’ont jamais paru
influencées.
Les douleurs liées à l'expulsion disparaissent complètement du fait de l’anesthésie périnéale ; la femme n’éprouve plus le besoin de pousser. C’est dire que la méthode ne présente pas d'intérêt au cours des accouchements spontanés et que son emploi n’est justifié que pour les interventions.
Indications.
La rachi-anesthésie limitée à la région génito-périnéale a été employée :
19 Dans les interventions obstétricales proprement dites dans une cinquantaine de cas ;
2° Dans certaines interventions portant sur la zone génitale chez la femme enceinte. ;
Ce sont surtout les anesthésies de la première catégorie que nous étudierons. |