‹ Anesthésie rachidienne obstétricale limitée à la région périnéale par injection d'une solution concentrée de novocaïneChapitre 8 sur 22 · TO AE · texte numérisé non relu

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des résultats inconstants et des accidents parfois sérieux. Mocquot qui l’emploie dans toutes les interventions sur le périnée, la vulve, le vagin et le col : colporraphies, rérinéorraphies, dilatation du col utérin, la considère dans ces cas comme bien préférable à l’anesthésie rachidienne.

Audebert, appliquant la méthode à l’obstétrique en modifiant quelques détails de technique, en obtient des résultats satisfaisants.

L’anesthésie présacrée se pratique en infiltrant toute la concavité du sacrum d’une solution de novocaïne à 1 /2 p. 100 ; on obtient ainsi une anesthésie du périnée, du vagin et de l’utérus, des paramètres, de la vessie, du rectum. Ce procédé semble difficilement applicable dans certains cas, en particulier au cours du travail si une partie fœtale est déjà engagée.

Restent l’anesthésie paravertébrale et transsacrale. Dans la première on dépose la substance anesthésique à côté de l’apophyse transverse des vertèbres, autour des nerfs sortant du canal vertébral. On commence à la septième ou huitième dorsale pour aller jusqu’au dernier trou sacré, soit un total de 24 injections, demandant de vingt à trente minutes à un anesthésiste exercé.

L’anesthésie transsacrée consiste à pénétrer dans les trous sacrés postérieurs et à déposer la solution anesthésique autour des nerfs. Méthode présentant d’assez grandes difficultés techniques, donnant de bons résultats, mais d’un emploi peu courant.

L'anesthésie locale par infiltration permet bon nombre d'interventions : curettages, périnéorraphies ; elle fut

PSE

même employée avec avantages dans certains cas d’hystérectomie vaginale.

Enfin des anesthésies tronculaires peuvent être pratiquées sur le parcours du nerf honteux interne, soit pour pratiquer des opérations sur le périnée, soit pour obtenir l’anesthésie au cours de l’accouchement.

De cette étude trop sommaire des différents procédés d’anesthésie obstétricale, il faut retenir que tous présentent des inconvénients : difficulté de technique pour les uns, inconstance des résultats pour d’autres, certains même ne sont pas sans danger. C’est ce qui a incité MM. Risacher et Waitz à appliquer à l’obstétrique une méthode de rachianesthésie limitée, préconisée par M. Ravaut en 1905 et employée par lui depuis cette époque pour les interventions sur la région génito-périnéo-anale.

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