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particularité sur laquelle on a peu insisté et qui nous a frappé par sa fréquence ; à ce titre, elle nous a paru digne d’être signalée.
Quant au siège exact de la douleur dans tel ou tel espace intercostal, il nous a paru sans intérêt; tout ce qu on peut dire, c'est qu elle siège habituellement sur la paroi antérieure du thorax.
À côté de cette douleur pongitive, nous avons signalé déjà la douleur angineuse qui peut se produire, elle aussi, longtemps avant tout autre symptôme, ou au contraire, terminer la scène.
Elle n’a pas été signalée bien fréquemment; nous l'avons trouvée trois fois dans les observations de la Société anatomique, deux fois dans celles de M. Garel et une fois dans les nôtres. Dans ce dernier cas, elle était provoquée par l'ingestion alimentaire.
Enfin, souvent la douleur est mixte, pongitive, enserrante, constrictive; les expressions dont se servent les malades dans certains cas pour la dépeindre sont très imagées ; ils la comparent soit à un poinçon les traversant de part en part, soit à un enserrement par un étau comme nous l'avons relaté dans l'observation I — et ce qui est assez fréquent, il leur semble que des chiens déchirent leur thorax des dents et des ongles; cette dernière image peut donner une idée de l'intensité des souffrances dans certains cas et du martyre qu'elles imposent au malade.
Terminons en disant que souvent la névralgie intercostale peut être le seul signe révélateur d'un anévrisme de l'aorte descendante.