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accès paroxystiques et spasmodiques de suffocation et d'étouffement, de strangulation, d'accès de dyspnée avec dysphonie et aphonie, des attaques de pharyngisme et d'œsophagisme: si l’on ajoute que ces accès peuvent s accompagner de chute, on voit Jusqu'à quel point ils peuvent impressionner l’entourage et le malade.
Ces paroxysmes de dyspnée, d'aphonie et d'æœsophagisme ont été observés par Ward et très bien décrit par Krishaber en 1864, ils semblent avoir été beaucoup plus rares depuis. Krishaber et bien d'autres après lui ont imaginé des théories pour expliquer les contractions des deux cordes par l’excitation d'un seul récurrent, nous y reviendrons à propos de l'examen laryngoscopique; disons seulement que le laryngospasme est très rare, il n’a jamais été vu par M. Garel; il ne peut être nié puisque David Neumann l'a constaté au laryngoscope dans un cas où existaient des accès de dyspnée paroxystique.
Bien que nous ne voulions pas faire de pathogénie, nous devons dire que le syndrome connu et décrit sous le nom d’excitation récurrentielle nous paraît très rare, il n’est bien décrit que dans les manuels, on ne le rencontre pas dans les observations, nous ne l’avons jamais vu avec netteté. Il semble en tout cas qu'il y ait dans la succession de ces symptômes, ou plutôt des symptômes qui ressemblent à ceux-ci, un ordre chronologique habituel, important à connaître pour laisser aux faits toute leur valeur. Dans ces cas, ce n'est en général pas la dyspnée qui débute, elle est le plus souvent provoquée par la déglutition ;