‹ Anévrismes latents de la crosse de l'aorteChapitre 17 sur 56 · RE PE · texte numérisé non relu

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c'est souvent en effet pendant un repas, qu'il y ait ou non dysphagie, que de graves accidents dyspnéiques surviennent; c’est souvent aussi pendant la déglutition que se montrent les ictus laryngés dans l'anévrisme.

Bien que nous nous retranchions derrière l'autorité des laryngologistes de profession, qui ne semblent pas encore fixés sur çe que donne en clinique l’exeitation du récurrent, nous ne nions pas son influence dans ces cas; mais si elle existe nous pensons qu'elle a été provoquée par la déglutition, et que ce qu'on appelle si souvent œsophagisme et pharyngisme ne signifie en réalité qu'une chose, c’est que la déglutition a été le plus souvent le point de départ des paroxysmes dyspnéiques et qu’on a pris souvent la cause pour l'effet.

Dans l'observation II les accès de suffocation sont signalés au moment des repas; dans l'observation. suivante communiquée par M. Garel il en est de même,

Abbé B..., soixante-neuf ans, 1901. Aphonie depuis 1894. Paralysie de la corde vocale gauche en position cadavérique ; belle radiographie de tumeur médiastinale, animée de battements à la radioscopie.

Décembre 1902. — À pris plusieurs fois des accès de suffocation comme s'il avalait de travers et toujours pendant le repas. En juin dernier, l'accès dura un quart d'heure. On le crut à sa fin, on l’administra et on lui donna l’absolution. Il revint à lui, se remit à table et l’accès se reproduisit de nouveau.

Au moment où M. Garel le vit pour la dernière

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