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fois, il présentait un foyer de battements thoraciques vers l’appendice xyphoïde et un souffle à ce niveau.
Comme les accès de suffocation, l’ictus laryngé est en rapport avec la déglutition ; nous le citons ici, car lorsque les malades songent à s’en plaindre, c’est en général à propos de leur dyspnée et de leur gène respiratoire.
MM. Garel et Collet, dans leur étude sur l'ictus laryngé (Annales des maladies de l'oreille et du larynx, décembre 1894), disent que sur vingt cas (en dehors de l’anévrisme d'ailleurs) examinés à ce point de vue, l’ictus est survenu onze fois pendant le repas ou immédiatement après. Dans l’anévrisme l'ictus
est rare, nous ne l'avons trouvé signalé que deux fois
dans une observation de M. Souques et dans une de M. Garel. Dans les deux cas, il était survenu sous l'influence de la déglutition.
Dans les nombreux cas d'ictus qu'il a pu observer depuis sa première publication, M. Garel a toujours contrôlé ce caractère ; il a même pu y ajouter une nouvelle notion étiologique très intéressante, c'est que l’ictus survient de préférence chez les personnes qui ont l'habitude de s’étrangler en mangeant.
Rappelons qu'on entend sous le nom d'ictus | laryngé une perte de connaissance brusque, complète et très brève ; elle est souvent précédée de chatouillement à la gorge et de toux quinteuse cessant avec l’ictus.
« Lorsque les malades sont assis, disent MM. Garel et Collet, la perte de connaissance ne se traduit que par un affaissement de la tête sur la poitrine et Île
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malade laisse échapper les objets qu'il tient à la main; on s'explique dans ces conditions qu'elle puisse passer inaperçue de l'entourage ; ellé peut cependant entrainer la chute du malade; la chute survient à peu près fatalement quand le malade est debout ; quelques-uns ont le temps de prendre un point d'appui ou de s'asseoir par terre.
« Quant à la durée de l'accès, toutes les observations s'accordent sur sa brièveté; mais il est difficile de vouloir être plus précis et de fixer exactement sa durée; une moyenne ne peut absolument pas être établie à ce sujet, car dans bien des cas on est obligé de se contenter d'évaluations approximatives.
« Les malades reviennent à eux aussi rapidement qu'ils ont perdu connaissance, riant le plus souvent de l’alarme causée à leur entourage (Adler) ou très étonnés de se trouver à terre; d’autres fois, ne comprenant pas l’effarement des assistants, comme ce malade de Kurz qui leur assurait n'avoir eu qu’une quinte de toux et répondait en badinant lorsqu'on lui assurait quil avait failli mourir. Ils se relèvent immédiatement et peuvent continuer leurs occupations. Parfois ils reviennent plus lentement à eux-mêmes,un malade de Massei entendait faibles et comme lointaines les voix des assistants. »
Souques, à la Société médicale des hôpitaux de Paris (20 octobre 1899), présentait un malade atteint d'un anévrisme saillant à la région pectorale et disait ce qui suit: « Après ingurgitation d'une bouchée volumineuse ou d'une quantité abondante de liquide, il lui arrive d’être pris brusquement d’un ictus sin-