‹ Anévrismes latents de la crosse de l'aorteChapitre 28 sur 56 · RATE · texte numérisé non relu

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l'immobilisation etla béance continuelles de la glotte dont les dimensions ou la forme ne varient ni par les essais de phonation ni par les fortes reprises inspiratoires.

Ces faits sont d’ailleurs rares, et Deygas dans sa thèse, ne signale que cinq cas connus de paralysies récurrentielles doubles d'origine anévrismatique.

En somme, la paralysie laryngée est le fait le plus souvent constaté à l'examen laryngoscopique ; cette paralysie est en général unilatérale, gauche et par exception droite ou double. |

À côté de la laryngoplégie, divers auteurs ont décrit le laryngospasme. Krishaber en 1864 a cherché à montrer que l'irritation d’un seul récurrent produit un effet bilatéral grâce à l’action du muscle aryténoïdien, dit-il, qui en rapprochant les deux bords des cartilages aryténoïdes ferme la glotte respiratoire.

Cette contraction présumée des deux cordes par la lésion d’un seul récurrent a fait naître bien des théories pathogéniques. Après Krishaberon a invoqué les anastomoses des deux récurrents dans le larynx. M. Collet a proposé l'interprétation suivante: « Les lésions de l’aorte ne produisent pas seulement la compression du récurrent gauche, elles sont aussi susceptibles de produire, en raison même de sa situatien, l’élongation de ce récurrent qui contourne en demi-cercle le vaisseau dilaté; il doit en résulter un tiraillement du pneumogastrique gauche amenant aussi l'excitation de ce nerf et par voie réflexe le rapprochement spasmodique des deux cordes vocales. On ne peut guère s'expliquer autrement des phéno-

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