V. Hat
de la jugulaire externe par la paroi de l’anévrisme (Deutsche med. Wockh., 31 juillet 1902).
Quelle que soit la cause de ce phénomène, il semble avoir une certaine valeur.
Nous l'avons trouvé trois fois sur nos dix malades, et parmi les observations publiées avant l’article de Dosendorff, nous l’avons vu signalé une fois à la Société anatomique.
D'ailleurs, bien avant Dosendorff, M. Rendu avait insisté sur le gonflement de la veine jugulaire gauche comme signe de valeur dans l’anévrisme de la portion horizontale de la crosse. Milanoff dans sa thèse cite trois observations de M. Rendu où ce signe était mis en valeur. Nous n'avons vu au contraire qu une fois de la circulation collatérale.
Les dilatations veineuses, soit bien limitées comme la voussure du creux sus-claviculaire, soit étendues au thorax, au cou ou au bras, doivent donc éveiller l’attention et faire rechercher la compression, même si elles ne se révèlent pas par de l'œdème mais simplement par des varicosités thoraciques ; à ce propos M. Lyonnet nous citait un fait bien caractéristique.
Un malade se présentait dans son cabinet et lui étaitenvoyé comme neurasthénique.
Son histoire cadrait assez bien avec cette hypothèse.
Malgré cela M. Lyonnet en le faisant découvrir pour l'examiner complètement remarqua sur le thorax des dilatations veineuses auxquelles personne, pas même le malade, n'avait pris garde. Elles éveillèrent chez M. Lyonnet l’idée d’une compression
médiastinale et un examen attentif lui permit de découvrir un centre de battements qui depuis est devenu extrêmement saillant.
C’est en effet au titre de symptôme révélateur que ces troubles de compression veineuse ont leur Importance. Ils ne peuvent évidemment pas à eux seuls permettre d'affirmer l’anévrisme mais ils doivent faire penser à la présence possible d'une tumeur du médiastin, celle-ci pouvant être anévrismale.