‹ Anévrismes latents de la crosse de l'aorteChapitre 52 sur 56 · PTS TU · texte numérisé non relu

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permis de constater que l'ombre du cœur était surmontée d'une grosse ombre débordant à droite le sternum et faisant une saillie souvent normale au niveau de l'articulation sterno-claviculaire du côté gauche.

Cette tumeur est battante aussi bien à droite qu'à gauche mais il ne faut pas oublier que l'aorte peut être transportée à droite du sternum par une tumeur profonde donnant ainsi l'illusion d’un battement de l'artère, alors qu'en réalité il ne s’agit-que d'un déplacement. Dans un cas que nous avons rapporté l'erreur fut commise. A l’autopsie M: Drivon constata qu'il s agissait d'un cancer des ganglions du médiastin qui avait déplacé l’aorte.

« Ce premier examen antérieur a renseigné sur la forme plus ou moins arrondie de la tumeur, sur ses battements; on contrôle ce premier examen pendant l'examen postérieur qui permet de voir si la même masse est plus grosse et plus indécise, ou au contraire plus petite et plus précise vue par la partie postérieure.

« Ce deuxième examen permettra de reconnaître si la tumeur siège sur l'aorte ascendante où descendante, ou d’une façon générale dansle médiastin

- antérieur ou postérieur.

«On recourt alors à l'examen oblique droit antérieur en ayant soin de faire pivoter le malade doucement, de facon à suivre les déformations de l'ombre pendant la rotation, on voit alors nettement si le bord gauche et antérieur du cœur se continue sans renflure ni soufflure avec la face antérieure de l'aorte

et on reconnait si le médiastin postérieur est libre ou non, ilest souvent malaisé de faire le clivage du triangle postérieur et inférieur, qui répond à la face postérieure du cœur, soit qu'il existe des adhérences ou des reliquats d’ancienne pleurésie, soit que l’ané vrisme porte sur l'aorte descendante; mais dans ce dernier cas le cœur est refoulé en masse et l'examen postérieur donne des renseignements qui permettent d'attribuer la tumeur à sa véritable cause.

« L'examen du triangle supérieur est de beaucoup le plus important, c'est là en effet que l’on verra les anévrismes portant sur la crosse de l'aorte et que l’on pourra se rendre compte si cette crosse est élargie, ou au contraire, si elle est séparée de la masse par un espace clair. |

Dans les cancers de l'œsophage, l'aorte est ordinairement séparée de la colonne vertébrale par une bande claire, mince, qui répond à la trachée et qui permet de taire le diagnostic.

« D'autre part, l'examen de l’œsophage au moyen des cachets de bismuth permettra de reconnaitre la tumeur œsophagique et de la distinguer de l’aorte.

€ Il n’en est pas de mème des tumeurs ganglionnaires qui souvent présentent les plus grandes difficultés diagnostiques,surtout lorsque ces tumeurs ont envahi tout le tissu cellulaire du médiastin et viennent entourer l'aorte d'une masse sombre grisâtre mal définie. On doit cependant arriver à distinguer le vaisseau et l’anévrisme par les caractères suivants :

€ 1° Sa forme arrondie, le plus souvent à contours nets et précis et animée de battements ;

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