‹ Anévrysmes de la mainChapitre 7 sur 24 · SOS · texte numérisé non relu

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gonfle et produit une compression excentrique ; elle est chassée à mesure que s’opère la cicatrisation. Ajoutons que les plaies de la main sont rarement assez larges et surtout assez profondes pour permettre l’introduction d’une éponge même petite, et ce n’est pas nous qui conseillerons un débridement pour y arriver ! De plus elle exposerait à une suppuration qu’on peut éviter avec l’antisepsie.

La plupart des autres méthodes, cautérisation, styptiques, absorbants, réfrigérants etc. peuvent, comme la compression directe ou le perchlorure de fer, arrêter l’écoulelement sanguin mais non prévenir l’anévrysme.

La flexion de l’avant-bras sur le bras ou la compression de l’humérale doivent être considérés comme des adjuvants et non comme des modes de traitement à employer seuls. D'ailleurs, avec ces méthodes, si nous serrons trop peu, nous diminuons la force du jet sans arrêter l’hémorrhagie ; nous favorisons jusqu’à un certain point la formation d’un anévrysme diffus. Si nous serrons trop fort, le malade ne supporte pas l’appareil ou bien le supportant, il est exposé à la gangrène.

L'uncipressure et l'acupressure rendront des services, quand on ne pourra pas saisir les deux bouts de l’artère. Quand, pouvant les saisir, le chirurgien éprouvera de grandes difficultés pour les lier, il aura recours à la forcipressure.

Enfin, chaque fois que la ligature des deux bouts dans la plaie sera possible, il faut la pratiquer ; c’est elle qui met le mieux à l'abri, et d’une hémorrhagie secondaire et d’un anévrysme consécutif. |

Tout ce que nous pourrions dire de la ligature à distance

Ho

est applicable au fraitement curatif ; nous y reviendrons.

Terminons par une remarque d’une utilité pratique. Quand le médecin, pour une raison quelconque, n’aura pas lié les deux bouts de l'artère, il pourra, pour conjurer une hémorrhagie secondaire, agir comme M. Millet (Obs. VIT). Il placera sur le bras, un appareil disposé de telle façon que les personnes de l'entourage puissent, au moindre écoulement de sang, faire la compression de l’humérale, en attendant l’arrivée du médecin.

Traitement curatif.

Parmi les malades traités pour des anévrysmes de la main, il n’en est peut-être pas deux qui l'aient été de la même facon. Au milieu des avantages et des inconvénients inhérents à chaque méthode, on peut être embarrassé pour en choisir une. Avant d'arrêter définitivement son choix, on devra ne pas perdre de vue que le traitement varie avec le siège de la tumeur. Nous aurons donc à rechercher, pour chaque partie de la main, une méthode de choix ; mais auparavant, nous croyons utile de nous arrêter un instant aux moyens dangereux, ou inefficaces, à ceux que nous ne conseillerons dans aucun cas, puis aux moyens peu efficaces, à ceux qui ne peuvent que servir d’adjuvants.

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