CALOMNIE
Cinq heures du matin sonnaient aux clochers de Paris plongés dans l’ombre; la journée du 26 novembre se levait avec toutes ses brumes et sa morne tristesse; il n’y avait encore que la nuit dans l’espace, le silence et la solitude dans la ville, et le froid plus vif du vent qui courait dans les défilés de muraille annonçait seul l’approche du jour.
Le quartier populeux de la Cité restait encore endormi et fermé; le pont Saint-Michei et ses deux grands quais étaient entièrement désert9.
Sous la dernière arche de ce pont, qui reflétait faiblement sa courbe sombre dans la terne transparence de la rivière, il se fit quelque mouvement sur la terre que le courant laissait à nu; des brins de paille soulevés vinrent voler sur l’eau; puis un homme se dressa de toute la hauteur |de sa grande et forte taille, qui semblait près d’atteindre la voûte.
C’était Tripart Sans-Tache qui se levait le premier dans ce
quartier, afin quoies rogardsqui allaient s’éveiller ne vinssent pas le découvrir dans sa retraite.
Cependant, avant que le bandit' eût gagné le niveau de la terre, un homme descendit l’escalier de la berge qui venait aboutir près de l’arche; mais Sans-Tache n’en conçut aucun ombrage, ayant reconnu des l’approche son compagnon Dario.
Ils s’arrêtèrent sur l’étendue do gravier garantie par l’ombre du quai et bordé par le cours de l’eau.
— Je viens te rejoindre ici avant quo tu ne sois déniché, dit à Tripart le bandit méridional de sa voix stridente et rauque, parce que, dans la journée, je n’aurais plus su où te rencontrer.
— Assurément tu ne m’aurais pas trouvé chez moi, répondit Sans-Tache en montrant son arche de pont.
— Dans ton palais... Voyons comment tu es-logc là... Hum! la terre nue... une pierre pour oreiller... un peu de paille pour couverture.
— Tout cela est bien bon, dit Sans-Tache, puisque c’est moi qui l’habite.
— Mais c’est mal choisi de venir dormir à côté do l’eau qui no dort jamais... auprès do ces bateaux qui se heurtent en faisant grincer leurs chaînes... Nous sommes maintenant, nous doùx Perrotto et quelques autres, dans les carrières Montmartre... pourquoi ne viens-tu pas avec nous?...
— Après? qu’as-tu à me dire?
— Eh bien ! c’est pour la nuit prochaine. ,
— Ah! enfin!
— Le prêtre Savinien ira entre dix et onze heures du soir chez les cordicrs Desportes... voir leur fils de dix ans qui est mourant... c’est une baraque isolée au penchant de Montmartre... justement où nous sommes... à deux cents pas de l’abreuvoir.
— Et tu sais cela?
— J’y ai pris assez de peine... Il m’a joliment fait courir pour le suivre, ce prêtre... car il est toujours par monts et par vaux... Chez tous les pauvres gens où il entrait, je trouvais quelque prétexte pour entrer après lui... Sans s’en douter, le prêtre était toujours doublé de ma personne... et j’ai appris de belles choses sur son compte.
— On t’en a dit du mal?
— Au contraire... toujours des larmes d’amour on parlant de lui... et c’est un monstre.
— Où prends-tu cela?
— D’abord, j’en ai toujours eu l’idée... C’était une envie qui me tenait de le dévaliser lui plutôt qu’un autre... On en disait trop de bien ; ce n’était pas naturel... il devait y avoir quelque chose... et je l’ai trouvé.
— Quoi donc?
— Mille tonnerres! je n’avais pas tort de lui en vouloir.
— Mais enfin?...
— Cet homme est prodigieusement richo, comme nous le pensions... C’est de l’argent qu’il aura amassé dans ses missions... chez les sauvages.
— Chez les sauvages ?
— Là ou aillours... Maintenant il ne pense plus à s’enrichir... c’est autre chose qu’il lui faut... Son envie est de se faire passer pour un saint, de se faire adorer tout vivant et tourner sa personne en reliques.
— Bah!... et après? v
— Pour cela, il s’amuse à jeter dc3 maladies de toutes sortes chez les pauvres gens qu’il visite; et, comme il a ensuite les moyens de les guérir, on crie au miracle.
— Jeter des maladies... comment cela se peut-il?
— Ah! c’est un philtre, un poison terrible, qu’il met sur les, pièces d’argent dont il leur fait l’aumône... Dès qu’ils ont le malheur de s’en servir, les voilà atteints de fièvre ou autre mal... Et la prouve, c’est que, dans toutes les maisons où vous voyez entrer l’abbé Savinien, vous pouvez être sûr qu’il y a des pauvres et des malades.
— Mais c’est abominable!
— C’est comme ça... Tu sais bien ce pauvre homme do Vaugirard pour qui on est venu chercher le prêtre Savinien la nuit de notre escapade à l’hôtel des Missions.
— Oui, c’est le père et la fille du malade qui sont venus l’appeler en aide... Plus tard, nous avons aperçu le prêtre dans la plaine comme il s’v rendait; mais je n’ai pu voir son visage... 11 doit être d'une laideur horrible, cet homme.
— Mais non, pas trop... Eh bien, ce moribond, il eu est revenu.
— Est-ce possible!
— La preuve que le prêtre l’avait rendu malade, c’est qu’il l’a guéri.
— C’est à n’y pas croire.
— Parole d’honneur 1 le malade se porte à présent comme toi et moi.
— Quelle horreur !
— Bah! le prêtre ne s’inquiète pas des souffrances qu’il fait endurer ni du chagrin de la famille... Il met les gens sur le grabat, puis, quand ils ont assez pâti comme cela, et sont in extremis, avec les contre-poisons qu’il a à son service, il vous ressuscite... pour se donner l'air d’un saint... ou d’un bon dieu, s’il est possible.
— Ahl Dario, dit Sans-Tache d’une voix sourde, on nous appelle voleurs et gibiers de potence... Et lui, n’est-ce pas cent fois plus abominable ce qu’il fait là? il vole les bénédictions, les actions de grâces de ces malheureux auquels il n’ax fait que du mal... Mais le monstre le paierai
Dario avait amené son camarade où il voulait, il continua :
— Tu as bien entendu. Le prêtre sera la nuit prochaine sur les hauteurs de Montmartre. En quittant hier les Desportes il leur a dit que sa journée d’aujourd’hui était entièrement remplie, mais qu’il prendrait sur sa nuit pour venir voir leur fils.
— Ce garçon de dix ans qui est au lit.
— Les pauvres bonnes gens croient que l’enfant est malade d’avoir trop tourné la roue pour aider son père à faire des cordes... ils ne se doutent pas des pièces d’argent empoisonnées... Enfin, le prêtre a dit qu’il serait sûrement chez eux entre dix et onze heures.
— Il suffit, dit énergiquement Sans-Tache.
•— Le rendez-vous, pour nous autres, est à dix heures, auprès de l’abreuvoir... Nous verrons à nous poster où il faudra et à organiser l’attaque.
— J'y serai... tout est dit.
— Et bien convenu.
— Ainsi, va-treu... car le jour va venir.
— A co soir.
Et Dario disparut par l’escalier de la berge.
L’affreux bandit avait imaginé ces méfaits épouvantablos pour en charger l’abbé Savinien. Il croyait un peu lui-mômo à ce qu’il disait ; car les natures perverses ne peuvent pas voir
faire le bien aux autres sans y supposer quelques motifs secrets et odieux. Mais surtout il voulait on convaincre son camarade, qu’il trouvait un peu tiède et incertain dans sa résolution, peut-être par suite du souvenir plein de vénération que Sans-Tache conservait d’un autre prêtre.
11 avait voulu lui monter la tête, et il s’en était acquitté pour le mieux.
Sans-Tacho, le formidable brigand, était l’homme le plus naïf du monde; rien n’égalait la crédulité, la confiance de cet être, né dans la tanière du vol et du meurtre, grandi, vieilli dans la solitude des retraites cachées, toujours soustrait aux lumières que le contact du monde apporte au plus simple artisan. C’était l’enfant de la nature, mais d’une nature barbare.
La grandeur de caractère qui était en lui, l’intelligence, l’énergie, la fierté indomptable ne l’avaient conduit dans la vie qu’il menait qu’à se soustraire toujours et partout à la police ennemie, qu’à devenir un beau type dans le monde du brigandage.
Tripart Sans-Tache gagna le quai ; il but un verre d’eau-devie dans le premier bouge qui s’ouvrit; et, prenant son chemin au hqsard, il commença ce morne et solitaire vagabondage qui remplissait ses journées.
Une vague blancheur teignait les ombres; les derniers réverbères allumés s’elïaçaient sous les lueurs du jour ; mais les rues ne se peuplaient pas encore; le vent seul bruissait dans l’espace. La ville, pâle et nue, semblait se replier sur elle-même, pour fermer son sein au premier souffle de l’hiver.
Dans cette solitude cependant, trois personnes longeaient le quai des orfèvres et marchaient on rasant les maisons, au milieu de la brume et du silence.
Sans-Tache, qui venait dans le même sens, reconnut l’iine d’elles.
Il fut vivement saisi do la vue do ce personnage, qui habitait souvent dans sa pensée, et qui pour la seconde fois seulement se montrait à ses yeux.
C’était le prêtre dont il ne connaissait ni le nom ni la résidence, et que, de la place où il était un jour caché, il avait vu chez son frèro, le voleur émérito, l’échappé do galères, comme un ôtro tombé d’un autre monde.
Et là, pourtant, le prêtre s’était mis à parler morale. Mais sa
morale était simple, positive, d’une vérité irrécusable; Sans- Tache avait pu la comprendre. Une douce émotion, le timbre d’une voix divinement harmonieuse, la faisaient pénétrer dans l’âme ; Sans-Tache avait pu en ressentir le charme.
Le bandit no s’était jamais trouvé à semblable fête; il était naturel qu’il eût emporté le souvenir de ce moment dans le fond de ses carrières, dans ses pérégrinations parmi les rues sombres où il allait procéder à ses embuscades nocturnes.
En ce moment, étourdi et charmé de retrouver là l’objet de son culte secret, il le suivit sur son chemin aussi longtemps qu’il lui fut possible.
C’était donc l’abbé Savinien qui passait, l’abbé Savinien posé dans l’esprit de Sans-Tache, d’un côté comme un mauvais richard bon à piller et tuer, de l’autre comme l’unique merveille qui existât au monde. •' •
A côté du missionnaire, marchait Mme do Flaminei dont les pas étaient un peu lents, dont la délicate figure pâlissait sous le vent froid, malgré le voile et les fourrures dont elle était enveloppée, mais qui, dans toute son expression, ne montrait que la force et la sérénité.
Puis, près de la dame de charité, venait Mme Nicole, belle à voir aussi par les sentiments de courage etde bonté peints sur ses traits, et qui par moments s’élevaient jusqu’au sublime. Moins garantie contre la bise par son châle et par son bonnet que par la chaleur d’un bon sang et une force de constitution peu commune, elle montrait déjà dans cette course matinale la vigueur et l’activité qui la soutenaient constamment dans les nombreuses tâches de bienfaisance qu’elle s’était données.
— Vous faites là une course bien pénible, madame, dit l’abbé Savinien à Marie de Flamine.
— Non, je vous assure, répondit-elle ; j’avais besoin ce matin du mouvement de la marche etde l’air du dehors.
— Oh ! je parle moins du froid et de la fatigue, reprit l’abbé, que de votre visite dans cette triste demeure et du cruel spectacle qui nous attend.
— Oui, madame, dit aussi Mme Nicole, vous auriez dû me laisser seule chargée de tous ces soins pénibles... Je vous avais fait diro que j’irais dans cette maison ce matin.
— C’était une raison pour me faire venir, chère madame Nicole, répondit Marie avec le plus affectueux sourire; vous
savez quo j’aime beaucoup à partager les occupations de charité avec vous... Nous nous entendons si bien!
— Mais, madame, reprit Savinien, êtes-vous sûre de votre courage devant un tableau semblable?
— Mon cher abbé, dit Marie, savez-vous ce qui mo serait affreusement pénible aujourd’hui, ce serait un ciel brillant, une nature riante, des fleurs épanouies à un air vivifiant, ou la vue de personnes épanouies au bonheur.
— Ah! oui... je le sens.
— Le mois de novembre est celui où j’ai perdu mon seul amour... Je sais gré à ce mois de l’année de se montrer si mé-
I lancolique et de n’avoir, avec ses brumes grises, que des impressions recueillies à répandre dans les Ames... Je suis veuve dans tout ce que ce mot peut signifier de triste et de sacré... Et une douleur éternelle vous fait une existence à part... vous donne de secrètes et bien étranges exigences.
— On doit admirer un grand sentiment jusque dans ses faiblesses, dit Savinien.
— Comme je vous l’ai dit une fois, monsieur l’abbé, je n’ai point de mérite dans ma carrière de dame de charité. Le bonheur orgueilleux me blesse, comme ferait le soleil en frappant des yeux malades; je cherche les malheureux, non par condescendance, mais parce qu’ils sont mes semblables, parce qu’ils j souffrent... comme je souffre, moi, en pensant à celui que j’ai j aimé.
— Oui, dans toutes les vertus des femmes, il entre quelque j chose de leur amour.
— Près des pauvres, des affligés, reprit Mme de Flamine, je m’appartiens, je suis dans mon atmosphère... Il m’est permis, j il m’est commandé par la pitié de pleurer avec eux... Et, dans les larmes quo jo donne à leurs souffrances, il y en a toujours : une pour mon cher mort.
— L’oubli n’a pas de prise sur vous, madame, dit avec douceur l’abbé ; votre cœur est un pur diamant sur lequel la lime du temps ne mord pas.
Mario, honteuso de s’être ainsi laissé entraîner à parler d’elle, se tourna vers Mme Nicole ;
— Notre bonne conductrice, dit-clh, sommes-nous encore bien loin ?
— Non, madame, dit Nicole, voici devant nous la rue de la Juiverie... la deuxième à gauche... et nous allons dans la pre-
mière maison... Tenez, celle vers laquelle vous voyez avancer cet homme qui porte une bière.
— Ah 1 je comprends, répondit Mine de Flamine.
— Allons, dit l’abbé, tout sera prêt quand nous arriverons.
Ils marchèrent ensuite en silence.
Arrivés dans la rue de la Juiverie, ils entrèrent dans la première maison qui était à leur droite, traversèrent une cour et se trouvèrent devant la porte d’une pièce qui était ouverte au rez-de-chaussée.
Ils s’arrêtèrent un instant avant d’entrer.
Dans le cadre de cette porte, l’intérieur de la chambre, où tout était immobile et faiblement éclairé, offrait tout l’aspect d’un tableau peint sur un fond sombre.
Cette pièce était un ancien magasin, autrefois abandonné à cause de l’extrême humidité: Los murs étaient dégradés par les marchandises qui y avaient été longtemps entassées et dont quelques débris pendaient encore à des clous ; des lézardes sillonnaient la pierre de tous côtés; le salpêtre y décrivait des lignes luisantes comme ces traces des reptilès ; les latte6 plâtreuses du plafond démoli s'inclinaient vers le carreau rompu et plein de boue, comme pour étouffer les habitants de ce trou noir sous les lambeaux de la misère.
La fenêtre, si étroite et si haute, voilée de tant de poussière, n’était là que pour le nom, car il n’en descendait aucune clarté; la seule lumière qui eût jamais régné dans cet intérieur était celle d’une chandelle, qui devait y rester toujours allumée.
A droite de l’entrée, était une paillasse semée de quelques lambeaux de vêtement; puis, à côté, un cercueil non encoro refermé.
A gauche, on voyait une mauvaise couchette, sur laquelle se décrivait la forme d’un corps raidi dont le visage était voilé.
A la tôte de la couche mortuaire était un cierge, au pied un crucifix.
Au milieu de la chambre, entre ces deux corps inanimés, on voyait le berceau d’osier d’un enfant qui dormait.
Cette chambre creuse, enterrée, était bien la vraie demeure do la mort; la lumière du jour n’y pénétrait jamais, celle de l’existence n’y pouvait durer; à douze heures de distance, t deux êtres humains avaient expiré là; la vie qu’on y relrou-
vait seulement dans ce faible enfant de quelques jours inspirait plus do pitié que le néant dans lequel les autres habitants de cette demeure étaient du moins délivrés de leurs maux. *
Ce tableau, d’une lugubre harmonie, était si frappant, que la bonne mère Nicole, accoutumée à tous les réduits de la misère, eut un frisson et pâlit légèrement sur le seuil où elle était arrêtée.
L’abbé Savinien, qui vit celte impression, prit avec un res> pect attendri la main de la digne femme et la conduisit dans l’intérieur.
Mme de Flamine les suivit.
Les personnes dont l’aide était nécessaire arrivèrent. L’ecclésiastique lit refermer le cercueil et s’occupa des apprêts du convoi. Mme Nicole prépara l’enfant pour le baptême qui allait lui être donné.
Marie de Flamine, restée debout à l’entrée, contemplait cet intérieur avec un regard humide de larmes, et en même temps étonné de tant de misère.
Cependant l’explication de ce tableau était simple.
Le cercueil venait de se refermer sur le corps d’un vieillard; la couche mortuaire était celle d’une femme de vingt-quatre ans; le berceau d’osier celui de son enfant.
Six mois auparavant, les journaux avaient rapporté avec détail la mort d’un ouvrier maçon qui, en travaillant au sommet de l’arc de l’Etoile, avait perdu pied et était demeuré dix minutes suspendu par ses vêtements à un échafaudage, avant de tomber sur le pavé où il s’était tué.
Après la mort de cet ouvrier, son vieux père et sa jeune femme enceinte, ceux qu’on voyait R étendus, étaient tombés dans la plus cruelle misère. Les infortunés s’étaient retirés dans ce réduit inhabité, qu’on leur avait cédé pour le plus modique des loyers.
Ici, la misère avait eu bientôt accompli son œuvre. Le vieillard était mort d’inanition l’avant-veille au soir; la jeune femme, qui venait pou avant de donner le jour à son enfant, avait expiré à la fin de la nuit suivante, pendant que se poursuivait la veillée funèbre du vieillard.
Mme Nicole, la mère des malheureux, \ienue par hasard la veille dans cette maison, était arrivée deux jours trop tard.
Maintenant, elle accomplissait avec le missionnaire et
Mme de Flamine le peu qui restait encore à faire pour cette famille.
Un moment après .l’arrivée de ces trois personnes, un corbillard accompagné d’un prêtre et de tout, ce qui doit rendre un convoi funèbre convenable, et la petite réunion formée pour un baptême, prenaient ensemble le chemin de ISotre- Dame. •
La jeune femme n’avait plus que quelques heures à attendre pour prendre aussi la route du cimetière.
Tripart Sans-Tache, dans son amour tout instinctif et près* que inconnu de lui-même pour l’abbé Savinien, était machinalement resté à errer autour do la maison dans laquelle il l’avait vu entrer ; par un mouvement non moins irréfléchi, il le suivit aussi à Notre-Dame.