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d'un saint bon et bienveillant entre tous, comme l'était saint Vincent de Paul, jettent une pleine lumière sur notre sujet.
Pour les interrogatoires en eux-mêmes, ils n’é clairent pas beaucoup la question; on devait s’y attendre, M. de Saint-Cyran nie tout, ne reconnaît rien, s’embrouille parfois lui-même à cette méthode de défense, habile, mais difficile à bien mener. Du reste, si on le surprend en flagrant délit
de mensonge, il s'excuse en assurant avec un grand
flegme que « la figure qu’on appelle catachrèse, c’est-
à-dire abus de parole, lui est fort familière ». On s’en souvient, Saint-Cyran enseignait qu'il disait owz ou non suivant la disposition des gens qui l’écoutaient. Évidemment, il trouvait la disposition de ses juges médiocre, peu propre à des communications particulières. Il les laissait à regret dans la voie de la perdition, et se refusait à leur donner les moindres indications sur sa doctrine. On sourit; mais quand on songe que des âmes superbes devaient vivre et mourir sous l'empire de ce faux prophète, on se demande par quel étrange aveuglement elles ne l'ont pas jugé ce qu’il était, au moins une fois, au moins l’espace d’un éclair! Ne l’oublions pas
cependant, rien n’est plus difficile à pénétrer qu’une