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LA MISS AU PARC

comme donnant de bons résultats un mélange de graines de chanvre à la nourriture des coqs, quelques jours avant le concours. I,e coq s'en échauffe.

Chacun de son côté se rend au poulailler, Encourage ses coqs à se bien batailler.

Leur caresse et le bec et la gorge et la crête. Lève, en flattant, chaque aile, et l'enfle par orgueil. Embrasse chaque plume, enflamme bien chaque œil (?], Alimente leur corps de substance solide.

Et m£le un alcool pur i la boisson liquide . . .

Quant à moi, de mes coqs, je choisis le Barbu, Qui se bat toujours mieux quand un coup il a bu.

dit M. Victor Breda dans son magnifique poème héroï-comique en trois chants sut les Combtds de coqs.

Le coq, sorti de son sac, est placé, à défaut de vohère spéciale, dans un panier, pour qu'il se dégourdisse un peu. Lorsque ce sont des poulets, on procède à tm essai de combat, propre à leur donner de l'entrain et du feu. A cet effet, on couvre avec un petit morceau d'étoffe leurs ergots, et on les met, dans l'arène, l'un en présence de l'autre, ime demi-heure avant le combat. Ils y restent quelques secondes puis regagnent leur sac, leur panier ou leur volière, en attendant leur tour d'entrer en lice.

Parfois aussi, une ou deux fois par semaine pendant le mois qui précède le concours, on place les coqs sur le parc, pour les habituer à ce lieu inusité pour eux.

Il n'est de moyen que les coqueleux n'emploient pour entrdner leurs oiseaux. A Chantilly, au temps que les combats de coqs y étaient en vogue, d'aucuns passaient plusieurs demi-heures par jour à soulever légèrement leur champion de terre et à le laisser retomber sur ses pattes, de manière à lui fortifier la mtisculature des cuisses.

Les jeunes poulets, qui n'ont encore jamab combattu, sont mis

en présence de vieux coqs, savants escrimeurs, mais aux forces un peu affaiblies par l'âge, qui se jettent impitoyablement sur le jeune poulain. Celui-ci, d'abord surpris, ne tarde pas à pr^idre goût à la bataille, se défend des ailes et du bec, apprend en un mot son métier, comme un jeune escrimeur avec un vieux pilier de salles d'armes. L'éleveur a seulement soin d'éviter que le vieux coq ne maltraite son novice adversaire, et il les sépare à temps.

Il y a des concours où l'on joue plume pour plume, c'est-k-din que l'on s'en remet au sort pour apprécier les combattants. Le hasard, dans ce cas, peut donner pour adversaire à un vieux coq un jeune poulet, et un grand coq à un petit. En Angleterre, cela □'a pas lieu. On y apparie très scrupuleusement les combattants l'un à l'autre par poids, et taille, ce qui est infiniment plus ^ortif . On o^anise également chez nous des combats de jeunes coqs seulement (sont des jeunes, les coqs nés au dernier printemps}i On en fait aussi où de vieux coqs seuls entrent en lice.

Lorsqu'une société a plusieurs mises, c'est-à-dire, lorsqu'elle met plusieurs coqs au parc, elle est tenue de le déclarer avant le tirage au sort qui apparie les combattants. Eu ce cas, les numéros des coqs mis au parc par une même société sont retirés au début du tirage au sort, pour éviter la rencontre desdites mises. Il est procédé de la même façon pour chaque société. Si une société qui a plusieurs mises ne se conformait pas à ce point du règlement elle serait passible d'une amende égale à la moitié de sa mise — laquelle amende serait versée à telle œuvre de bienfaisance de l'endroit.

LA PRÉSENTATION Entre chaque combat, on laisse s'écouler DES PAIRES çj jjq minutes pour donner à l 'éleveur eng^ le temps d'arriver avec son coq. S'il laissait passer ces cinq minutes d'intervalle, on lui influe une amende de 10 francs. Qnq nouvelles minutes lui sont accordées, au bout desquelles, si l'éleveur ou la société dont c'est le tour ne se présente

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