CHAPITRE IV
LA BATAILLE SuT le commandement de l'arbitre les tenants jettent leur coq sur la piste ; mais ils ne doivent ni les exciter ni les pousser, du geste ou de la voix.
Le combat est rapide. C'est le plus fort et le plus vite qui l'emporte. Aussi, ces batailles ne doivent pas dépasser 15 minâtes. Il arrive parfois qu'un coq, intimidé ou lâche, reconnaissant un adversaire supérieur, refuse le combat et s'enfuie autour de l'arène devant son adversaire tri(mipliant, qui le poursuit ou qui s'arrête en poussant un cocorico glorieux. Mal lui en prend, à ce poltron : son maître, dépité, lui tordra le cou à la maison.
Au contraire, si tes coqs sont impétueux, ils se précipitent l'im sur l'autre avec une furie vengeresse. Les ailes hérissées, le cou gonflé, les yeux injectés, la tête basse, les adversaires s'attaquent non point du bec comme on pourrait le croire, mais de l'ergot : ils jettent les pattes en avant en sautant (de là l'importance du jeu des ailes) et il arrive fort souvent que d'un premier coup rudement porté, avec leurs terribles éperons, ils se fassent de profondes blessures qui arrêtent te combat dès sou commencement.
Les coups les plus redoutables — ils sont mortels — sont ceux qui atteignent le cœur, le poumon ou la carotide. Le blessé tombe aussitôt et ne se relève plus. Lorsque le coq tombe, ou dit qu'il est « i'U ». On sait qu'il est perdu.
Empruntons encore à M. Victor Breda quelques vers où il décrit.