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L'ACCUSATION

sans reprendre le combat, le temps compté continue, et si au bout de la troisième minute le combat n'est pas rengagé, on traite les coqs comme s'ils étaient restés couchés.

Coqs couchés atiemaiivemeni. — Si l'un des coqs se couche et cesse de se battre, et que l'autre vienne se coucher près de lui sans cesser de combattre, on ne compterait le temps couché pour ce dernier que si l'autre venait à se relever. En un mot, la minute est prise pour chacun des coqs qui se couche, indépendamment de la position de l'autre.

Bst considéré comme couché tout coq qui n'est pas debout. Un coq qui se débat pont mourir est, bien entendu, un coq couché.

I/e coq qui a perdu, pour être resté couché trois minutes sans battre, est enlevé par son tenant. S'il est trop blessé pour jamais reprendre la vie, on l'achève rapidement. Sinon, grâce à des soins particuliers, on le rétablit. M. Breda nous montre dans son poème sur les coqs un coqneleox qui ravive la colère de son coq blessé en lui 'ouvrant les paupières et

Lui caresse la tête et de sa main pressant Le col qui s'engorgeait, en fait sortir le sang. Le coq, gr&ce à ce soin, ressuscite à la vie Et reprend sur-le-champ sa première énergie.

On'dit'd'un coq bien d'aplomb, et attaquant avec ardeur son adversaire, qu'il est sur les jarrets. Au contraire, en fuite, s'il se sauve. Dans leur langage imagé, de ces coqs-là, les amateurs disent qu'ils « s'en vont en Belgique acheter des cigares ».

1,'ACCOSATION Un armeur peut accuser de fuite le coq adversaire qui semble lâcher pied. Les armeurs seuls ont ce droit. De tout autre, l'accusation n'est pas avenue.

Fout pouvoir accuser un coq de fuite, l' armeur dépose une somme égale à la moitié de la mise entre les mains du président du jury.

ogie

Cette somme sera gagnée par l' adversaire si l'accusation est fausse.

Qwmà peut-on accuser de fuite ? — Si te coq est debout on peot accuser de fuite l'adversaire. Si l'accusation est fondée on a gagné.

Si le coq est couché, et que l'accusatitm soit fondée pareilleinent, la partie est nulle.

Mais il faut porter l'accusation au moins trente secondes avant l'écoulement des quinze minutes accordées pour le combat.

Un coq couché n'est accusable de fuite que s'il se relevait avant les trois dernières minutes du temps de combat.

Si le coq ne se dérobe pas à la présoitation, l'accusation est fausse. S'il y a doute on peut recommencer plusieurs fois ta présentation. Le coq est considéré comme battant à, ayant reçu une blessure qui l'empêdie de battre efficacement, il ne se dérobe pas à la présentation.

Le coq qui s'envole hors du parc n'est pas considéré comme fuyant, tout de suite. L'armeur le rejettera dans le parc à l'endroit d'où il en est sorti. Mais si le coq par trois fois abandonne le lieu du combat sans reprendre la lutte, il perd. D'autre part, si le coq s'envole hors du parc sans que l'armeur adverse l'accuse de fuite, on le remettra dans le parc sans limiter le nombre de fois.

Lorsque le coq s'enfuit en criant, il a perdu immédiatement, si son adversaire reste debout ou se reWve, étant couché.

n y a une autre façon d'accuser : I

Si un coq semble fuir et est accusé, l'armeur accusateur peut demander que l'heure soit prise par les chronométreurs, et à ï'«piration des trois minutes, les coqs sont présentés face à face, à dix centimètres de distance. Si l'accusé se dérobe, ilestfayantet perd. L'accusation a eu raison. Mais s'il reprenait la bataille à la présentation, les anneurs quitteraient te parc et le jeu continuerait comme s'il n'y avait pas eu d'accusation. Maïs celle-ci étant reconnue fausse, son prix déjà est acquis à t'armeur de l'accusé.

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